Illuminati

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15/20
Nom du groupe God Dethroned
Nom de l'album Illuminati
Type Album
Date de parution 07 Fevrier 2020
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album32

Tracklist

1.
 Illuminati
Ecouter04:49
2.
 Broken Halo
Ecouter03:35
3.
 Book of Lies
Ecouter04:13
4.
 Spirit of Beelzebub
Ecouter03:43
5.
 Satan Spawn
Ecouter03:15
6.
 Gabriel
Ecouter04:51
7.
 Eye of Horus
Ecouter05:25
8.
 Dominus Muscarum
Ecouter00:43
9.
 Blood Moon Eclipse
Ecouter06:03

Durée totale : 36:37

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God Dethroned



Chronique @ LeMoustre

24 Avril 2020

The Next Chapter

Que de chemin parcouru pour la formation menée par Henri Sattler, au gré de changements de musiciens, de thèmes abordés, et d'une petite trentaine d'années d'existence. Après des débuts prometteurs et une croissance logique, fort d'albums percutants et parfois osés (The Toxic Touch), God Dethroned s'est attelé au cours de la décennie précédente à composer une trilogie d'albums centrés sur la guerre, avec réussite. Le dernier album en date, The World Ablaze, à l'instar de la plupart de ces prédécesseurs, porte en lui un gage de qualité indéniable, s'orientant vers un death mélodique pas dénué de fracassantes accélérations, et d'une intensité rarement démentie, toujours bien amenées et devenues la marque de fabrique du groupe.

Avec un concept centré sur l'occultisme, comme à ses débuts (normal avec un patronyme pareil, me direz-vous), Illuminati apparaît indéniablement plus mélodique que The World Ablaze ou Under the Sign of the Iron Cross qui le précédait. Des claviers, discrets et chargés de souligner les atmosphères développées n'ont jamais été aussi présents, contribuant à renforcer les ambiances de l'album. Nonobstant ce point à prendre en compte, Illuminati comporte plusieurs éléments dignes d'intérêt à commencer par son morceau-titre, très représentatif du disque, chargé de mélodies captivantes. Qui plus est, les claviers, un peu à la manière d'un bon Hypocrisy, ne sont aucunement gênants (enfin, sauf pour les personnes hermétiques à cet instrument qui peuvent passer à la chronique suivante), et contribuent finalement bien à amener profondeur et corps aux compositions de l'album. Le batteur, Van Der Plitch, assure encore une fois, et insuffle dynamisme et variété à la section rythmique. Les vocaux de Sattler n'ont pas pris une ride, et un "Book Of Lies", par ses contours dignes du meilleur Amon Amarth, par exemple, fera mouche auprès de tous les amateurs de death mélodique, à l'instar du riffing précis et agressif de "Spirit of Beelzebub", plus sauvage dans son rendu et à la fois non dénué d'éléments d'ambiance qu'un Therion n'aurait pas renié.

Alors, bien sûr, on reste loin de la rage des débuts, voire des moments les plus furieux de la trilogie précédente, et ce point pourra faire débat auprès des fans du groupe. Mais ne nous y méprenons pas, God Dethroned n'a pas complètement viré sa cuti, on retrouve sa marque de fabrique faite de puissance et de blasts dévastateurs ("Satan Spawn" et son solo, "Blood Moon Eclipse") mais empreints majoritairement de passages parfois légèrement nappés de moments plus subtils ("Gabriel" mid-tempo presque gothique) sur chaque composition. Des changements quand même assez marqués, qui demandent ouverture d'esprit et une oreille dénuée d'à-priori. Parce que, quand même, personne n'enlèvera à God Dethroned son sens de la composition ou de la mélodie bien trouvée, présente sur chaque pièce ici.

Si ce Illuminati s'adresse avant tout aux fans de Hypocrisy et de death mélodique en général, plus qu'aux adeptes irréductibles des tous premiers albums du groupe, et en partant du postulat qu'une formation éprouve le besoin de se renouveler, ce nouveau God Dethroned est tout sauf monotone. Presque épique parfois ("Eye of Horus" et ses chœurs), indéniablement plus accessible, mais aussi assez court ce qui renforce son goût de reviens-y, Illuminati apporte une pierre colorée à la discographie des Bataves. se rapproche parfois d'un Moonspell gonflé aux amphétamines sur ses moments les plus mélodiques, et signe un album parmi les plus variés et sans doute le plus mélodique, de sa longue discographie. On adhère ou pas, mais la qualité est présente, ouvrant un nouveau chapitre (et de nouveaux fans ? Ceux des groupes mentionnés sur ces modestes lignes devraient être conquis) à l'aube de cette nouvelle décennie, mais aussi une orientation mélodique sensiblement accentuée qui pourra aussi déconcerter de prime abord les habitués.

3 Commentaires

14 J'aime

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Forlornhope - 24 Avril 2020:

Excellente chronique comme d'habitude

j'ai remarqué une petite erreur de saisie : " personne d'enlèvera à God Dethroned son sens ..." mais plutôt "personne n'enlèvera à....." ça reste une broutille quand à la qualité de ton texte, un vrai plaisir à lire !!

mechant - 24 Avril 2020:

Belle chronique pour ce nouveau disque de God Dethroned. Il tourne regulierement et s'inscrit parfaitement dans le style du groupe.

 

witchfucker - 25 Avril 2020:

Bon bah déja que je le sentais bien cet opus, maintenant je sais ce qu'il me reste à faire.

Je crois qu'aprés le confinement je vais camper au milieu du Gibert Jojo, moi.

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