Great White

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Nom du groupe Great White
Nom de l'album Great White
Type Album
Date de parution 1984
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album69

Tracklist

Reissue in 1999 with 5 bonustracks by Axe Killer Records under the name "Stick It"
1. Out of the Night 02:59
2. Stick It 03:58
3. Substitute 04:23
4. Bad Boys 04:21
5. On Your Knees 03:50
6. Streetkiller 03:58
7. No Better Than Hell 04:06
8. Hold on 04:13
9. Nightmares 03:18
10. Dead End 03:33
Bonustracks (Re-Issue 1999)
11. Down at the Doctor 03:40
12. Train to Nowhere 04:27
13. The Hunter 04:12
14. Red House 08:46
15. Rock 'n' Roll 03:44
Total playing time 38:39

Chronique @ Loloceltic

15 Avril 2013

L'ombre des groupes à succès de l'époque plane avec insistance sur de nombreux morceaux.

Le premier album éponyme de Great White fut vite épuisé et a bénéficié d'un hit avec le titre "Stick It". Il fut réédité en 1999 sous le nom de ce morceau, et étoffé de 5 bonus pour autant de reprises, donnant un opus scindé en deux parties, la première correspondant aux débuts du combo oeuvrant alors dans un Hard Glam US traditionnel pour l'époque, alors que son dernier tiers donne une idée plus précise du style vers lequel le gang de Jack Russell et Mark Kendall évoluera par la suite.

En effet, à ses débuts, le grand blanc n'assume pas les racines blues qui feront son succès quelques années plus tard. A l'époque où il sort sa première galette, la scène US n'a d'yeux que pour les groupes permanentés en provenance de Californie. Russell et Kendall décident donc de profiter de la vague pour y faire surfer leur jeune requin dont la section rythmique est alors composée de Lorne Black à la basse et Gary Holland à la batterie. Et si les deux leaders font déjà montre de tous leurs talents, le batteur montre quelques limites, en particulier sur la reprise du "Substitute" des Who où il est bien incapable d'assurer le break de Keith Moon. Dommage car ce titre, puissant et accrocheur, est un passage intéressant de cet album, pas que le reste soit mauvais, mais il manque quand-même sérieusement de personnalité. Car l'ombre des groupes à succès de l'époque plane avec insistance sur de nombreux morceaux, que cela soit Mötley Crüe ("Bad Boys"), Ratt ("Stick It", "On Your Knees"), ou Icon ('No Better Than Hell"). Pour le reste, en dehors des rapides et efficaces "Out of the Night" et "Dead End", nous avons droit à des titres passe-partout ("Hold On"), voire poussifs ("Streetkiller"), se déroulant la plupart du temps sur un mid-tempo bien troussé mais pas original pour un sou.

Et c'est là que la réédition prend toute sa valeur grâce aux 5 reprises proposées en bonus. Même si les 10 titres d'origine ne sont pas franchement mauvais, la différence avec les nouveaux venus est frappante. Dès le "Down At The Doctor" de Dr Feelgood, le Blues-Rock est enfin à l'honneur et le groupe prend toute son envergure, que cela soit sur le dynamique "The Hunter" d'Albert King, ou l'irrésistible "Rock'n'Roll" de Led Zeppelin au démarrage pourtant hésitant. Avec "Train To Nowhere" de Savoy Brown, la voix chaude de Jack Russell éclate à nos oreilles dans un contexte électro-acoustique qui lui sied à merveille, alors que c'est Mark Kendall qui éclabousse de toute sa classe un "Red House" de Jimi Hendrix qui s'étire sur presque 9 minutes.

S'il laisse très clairement voir les qualités de Great White, "Stick It" n'en reste pas moins un premier album manquant cruellement de l'identité qui rendra le groupe si attachant par la suite. Il peut malgré tout être considéré comme un album plus que recommandable pour les amateurs du Hard-Glam US des années 80, même s'il n'apportera rien de plus que ce que les leaders du genre proposaient déjà à l'époque. Par contre, les 5 reprises offertes en bonus rendent sa réédition absolument incontournable.

5 Commentaires

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Loloceltic - 27 Avril 2013: Je te remercie. Pour ma part, je trouve que Russell et Kendall deviennent exceptionnels dans un domaine plus bluesy, alors que dans le domaine Glam-US, ils deviennent un groupe parmi d'autres, sans intérêt particulier. Par contre, il est vrai qu'ils se sont sérieusement ramollis sur les derniers albums.
ZazPanzer - 02 Mai 2013: Je suis contre la dénaturation des œuvres originales, je ne vois pas bien l'intérêt de coller des reprises à la fin d'un disque, encore plus si elles ont été enregistrées à une période différente.
Pour ma part, je n'ai que le vinyle d'origine, et je l'adore. Ta chronique est lucide et je reconnais le manque d'originalité, mais en tant qu'amateur de la scène US de l'époque, je ne pouvais que succomber au charme un peu kitsch de ce premier opus avec lequel je te trouve un peu sévère.
samolice - 04 Novembre 2017:

Merci pour la chro. Perso, j'adore aussi ce premier album du requin blanc. Bien dans son époque. Russell est déjà énorme au chant. Je te trouve dur avec "Streetkiller", tout sauf poussif à mes oreilles. Pour le reste, je te suis quand tu dis préférer apprècier la facette plus bluesy du groupe, moi aussi.

ELECTRICMAN - 29 Mars 2019:

Pour ma part, j'accorde ma préférence à ce premier jet ainsi qu'à "shot in the dark" plutôt qu'à la facette bluesy que le groupe exploitera ensuite.

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