Hooked

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17/20
Nom du groupe Great White
Nom de l'album Hooked
Type Album
Date de parution Janvier 1991
Enregistré à Total Access Recording
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album132

Tracklist

1.
 Call It Rock 'n' Roll
 03:56
2.
 The Original Queen of Sheba
 04:40
3.
 Cold Hearted Lovin'
 04:19
4.
 Can't Shake It
 04:42
5.
 Lovin' Kind
 04:45
6.
 Heartbreaker
 06:45
7.
 Congo Square
 06:58
8.
 South Bay Cities
 05:25
9.
 Desert Moon
 04:31
10.
 Afterglow
 05:53

Durée totale : 51:54

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Great White


Chronique @ Loloceltic

15 Avril 2013

Pour tous les amateurs de feeling et d’énergie.

Pour une fois que Great White réussit à avoir une pochette d’album digne de ce nom, voilà que le quintet est victime de la censure américaine, certaines âmes puritaines étant choquées par la jeune femme dénudée accrochée à l’hameçon géant censé appâter un 'grand requin blanc'. C’est donc un modèle immergé qui fait son apparition sur la nouvelle illustration, ceci ne devant pas nous faire oublier le principal, à savoir le contenu musical de ce "Hooked" qui succède à un "…Twice Shy" qui a apporté succès et reconnaissance mérités à Mark Kendall et sa bande, deux ans auparavant.

Partant du principe qu’on ne change pas une équipe qui gagne, Great White nous sert une nouvelle rafale de compositions mélangeant Hard, Rock et Blues pour un résultat à nouveau enthousiasmant. Tout en capitalisant sur la réussite de son précédent opus, le combo US enfonce le clou et rompt définitivement avec la scène Glam dont on ne retrouve plus aucune trace. Au contraire, les racines sont désormais pleinement assumées, non seulement en raison de deux nouvelles 'covers' ("Can’t Shake It" de The Angels, et la délicate ballade "Afterglow" des Small Faces, groupe de Steve Marriott avant qu’il ne rejoigne Humble Pie), mais également aux travers de clins d’œil appuyés aux glorieux anciens, mariant avec classe la sensibilité blues de Led Zeppelin et les riffs irrésistibles d’AC/DC ("Heartbeaker").

On pense ainsi aux grands frères de The Angels sur "The Original Queen Of Sheba", mais également à ZZ Top sur l’accélération cinglante au cœur du sexy et accrocheur "Cold Hearted Lovin’". Et pour imposer d’entrée cette identité roots affirmée, les Ricains nous dégainent un rock’n’roll des familles avec le bien nommé "Call It Rock’n’Roll" alternant soli savoureux et refrain obsédant. Cependant, être fier de ses racines ne signifie pas obligatoirement d’avoir une identité disparaissant dans l’ombre des références historiques. En effet, Great White n’est le clone de personne et il n’a pas besoin d’aide pour composer de véritables perles à la personnalité marquée, le sommet étant atteint à l’occasion de "Congo Square" envoutant l’auditoire tout au long d’une montée en intensité allant crescendo d’une intro bluesy à un rock intense, passant par des interventions d’orgues Hammond et des soli pendant lesquels Kendall fait aussi bien miauler que rugir sa guitare. Après ça, la fraicheur de "South Bay Cities" avec ses clap-hands et sa slide, et le riff cinglant du Hard-Rock "Desert Moon" vous maintiennent au Nirvana avant que "Afterglow" ne fasse office d’atterrissage en douceur avec son refrain que l’on continu de fredonner pendant des heures après son écoute.

Nouvelle démonstration du talent des Kendall, Russell et Lardie, sans négliger une section rythmique indispensable, "Hooked" vient confirmer Great White comme référence d’un savoir-faire à la fois traditionnel et original. Nouveau voyage au travers des paysages US, du Rock, du Blues et du Hard, il s’impose comme un album indispensable pour tous les amateurs de feeling et d’énergie.

6 Commentaires

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samolice - 02 Mai 2013: Merci pour la chro. C'est également mon préféré avec le suivant bien que j'apprécie aussi beaucoup les 3 premiers.
Quant à The Angels, un groupe qui intitule une chanson Marseille ne peut pas etre un mauvais groupe :-)
ZazPanzer - 05 Mai 2013: Tiens, connaissez vous le groupe Train Station, un projet de Mark Kendall, sorti en 2000 sur son label ? Un groupe de Blues Rock (surprise) que j'avais rangé après une ou deux écoutes et que je me surprends à sortir assez régulièrement. C'est sans surprises mais super bien fait et très agréable à écouter. Un peu comme le Union de Luke Morley.
samolice - 06 Mai 2013: Ah ah, si tu me prends par les sentiments Zaz en comparant train Station à The union, je vais devoir me prencher sur ce groupe. Merci pour l"info car jamais entendu parler d'eux auparavant.
samolice - 12 Juin 2013: J'ai pu enfin entendre un titre de Train Station "Witches Brew". Pas mal mais je suis pas archi fan du chanteur, trop rock et pas assez bluesy à mon goût pour ce style.
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Commentaire @ samolice

11 Janvier 2020

Hameçonné à la première écoute

Yes, quelle pochette ! Une sirène comme celle là, c’est certainement pas du thon. Les connards de chez Capitol Records trouvent ça trop osé pour les US et sortent une version light avec la nana au deux tiers dans l’eau. Le puritanisme emportera tout. Donc si, comme moi, vous possédez la version avec les nibards, c’est presque un collector, il s’agit du pressage initial. Ou alors c’est que vous avez la version Japonaise, les nichons, pardon, les nippons ayant toujours conservé l’originale.
Pas grand chose de plus à dire que ce qu’a développé LoloCeltic dans sa chro ci-dessus. Musicalement, on a là un disque plus « en retenu » que les précédents, plus « minimaliste », rock plutôt que véritablement hard (« Cold hearted lovin’ », « Lovin’ kind », « Heartbreaker », « Congo Square »). J’ai ainsi pensé plusieurs fois aux Rolling Stones, comme par exemple sur « The original queen of Sheba » (et son riff Ac/Dc meets the Stones). Un titre co-signé par Rick Brewster d’Angel City. Il fallait bien que Russell et sa clique partagent un jour un moment avec leur idole. La cover de « Can’t shake it » est d’ailleurs très réussie. Angel City va décidemment bien au teint du squale.
Du cousu main ce skeud. « Call it rock n roll » refait le coup de « Once Bitten twice shy », sauf que ce coup-ci c’est une compo originale. Le plus hard rock « Desert Moon », le dernier tube du groupe à mon sens, ainsi que « Congo Square » sont des bijoux, pur kiff.
Pour son ultime skeud avec le groupe, Tony Montana est bien servi par madame (« Heartbreaker »). Ceux qui ont pensé au Tony Montana de Scarface sont des vrais rockers, des purs et durs, les autres sont des tocards qui feraient mieux de réviser leur heavy metal plutôt que de regarder des séries à la con.
Pour conclure, je déclare ouvertement ma flamme à ce disque, mon préféré de leur discographie, leur plus ambitieux à mon sens. Il a la « douceur » d’un disque acoustique sans le côté parfois chiant qui accompagne les projets unplugged. Brillantissime. Il n’y a que « South bay cities » et à un degré moindre la cover des Small Faces « Afterglow » (malgré un Russell géantissime) qui peuvent m’empêcher de monter jusqu’à la note ultime.
Pourquoi ce disque tellement brillant n’a pas trouvé davantage preneurs aux US, or seulement ? Mystère. Le groupe ne vendra plus jamais grand chose là bas. Rideau. Un dernier immense album allait pourtant encore voir le jour.

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DIO41 - 17 Octobre 2020:

A l'époque de la sortie de l'album je ne connaissais pas du tout ce groupe et ce qui m'a attiré l'oeil dans le bac c'est bien évidemment la pochette  ! : tiens c'est quoi ça, on va écouter..... Et là grosse baffe..... surtout Congo Square  en plein hiver, la musique vous fait sentir le sable et le vent chaud du désert californien :  Merde, elles sont ou mes santiags.

Bien évidemment, la pochette ne fait pas un bon album, mais là pour moi, elle avait joué pleinement son rôle. De plus je la trouve toujours magnifique, malgré ces temps d'hystérisation des rapports homme-femme, euh, pardon femme-homme.

 

 

samolice - 17 Octobre 2020:

Je partage totalement ton avis sur la dernière phrase. Sur les autres aussi d'ailleurs :-)

DIO41 - 10 Fevrier 2021:

Dans le même ordre d'idée, je viens de découvrir le même type de pochette avec le groupe RESTLESS SPIRITS. Je connais pas du tout le groupe mais la pochette est sublime et une belle chronique sur S.O.M donc à écouter

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