Goodbye to the Gallows

Liste des groupes Metalcore Emmure Goodbye to the Gallows
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15/20
Nom du groupe Emmure
Nom de l'album Goodbye to the Gallows
Type Album
Date de parution 06 Mars 2007
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album89

Tracklist

1. A Ticket for the Paralyzer 00:50
2. 10 Signs You Should Leave 03:19
3. When Keeping It Real Goes Wrong 03:17
4. Rusted Over Wet Dreams 03:09
5. You Got a Henna Tattoo That Said Forever 03:24
6. Travis Bickle 02:06
7. Sleeping Princess in Devil's Castle (ft. Karl Schubach of Misery Signals and Tyler Guida of My Bitter End) 03:36
8. The Key to Keeping the Show Fresh Is... I'm Dead 02:45
9. It's Not Just a Party, It's a Funeral 03:05
10. When Everything Goes Wrong, Take the Easy Way Out 04:02
Total playing time 29:29

Chronique @ Rotting

03 Septembre 2011

Un véritable classique de la scène deathcore, concentré de violence et de folie !

2007, après quelques irruptions jaillissant de temps à autre, le volcan Américain «Deathcore» explose littéralement. Effectivement, As Blood Runs Black, Despised Icon, The Acacia Strain, All Shall Perish et The Red Chord avaient déjà laissé de fortes traces dans le paysage du metalcore, du hardcore et du death metal. Bien que le continent découvert par Christophe Colomb ait été aisément conquis par ces formations, l’Europe se présentait toujours comme un bastion impénétrable. C’est sous les assauts impitoyables de Despised Icon (à nouveau), Suicide Silence, Carnifex et Emmure qu’une brèche pu enfin être percée. Cette ouverture laissera, bien évidemment l’occasion pour une marée de groupes de s’y engouffrer. Mais là n’est pas le sujet !
D’ailleurs, retournons y…

L’objet de cette chronique est bel et bien le premier méfait des gangsters d’Emmure nommé «Goodbye to the Gallows». Ce disque est produit par le reconnu Chris «Zeus» Harris (Hatebreed, Shadows Fall, The Acacia Strain,…) au Planet Z studio et a été distribuée par le label Victory Records à partir du 6 mars 2007. Celui-ci est le premier en date des quatre albums (des derniers groupes cités ci-dessus) formant le «Big Four» (Il ne s’agit que d’un clin d’œil) de cette année majeure pour la scène deathcore. Ce sont ces monuments, ces armes de guerre qui ont véritablement servi de ponts entre les USA et l’Europe pour la déferlante DxC.

L’édifice représenté par cet opus a été construit en partant d’une large base HxC. Heureusement, Frankie Palmeri (chant) et ses acolytes ne sont pas uniquement centrés sur ce style. Il est évident que la bande a été influencée par d’autres courants. A savoir d’une part le metalcore (Misery Signals, AILD,…) et d’autres part… le Fusion (à la Rage Against The Machine, Body Count,…). Bien que cette dernière pièce du puzzle formé par la musique d’Emmure puisse sembler étrange au première abord, c’est bel et bien celle-ci qui permet au groupe de se différencier de la masse. En effet, cette influence se ressent nettement dans les vocalises du chanteur. Des phrasés, en voix clean, aisément compréhensible, à la limite du Hip-Hop, apparaissent régulièrement. Couplé aux grunts graves et puissants (seul élément death présent sur la galette) ainsi qu’aux screams crades et éraillés, l’effet est dévastateur et ne laisse aucune chance.

Les deux guitaristes (Bel Lionetti et Jess Ketive) sont quant à eux maîtres dans l’art du beatdown, des parties 2 steps et des moshs parts, composantes majeures des morceaux de ces New-Yorkais. En écoutant les breaks de “When Keeping It Real Goes Wrong “, de “10 signs you should leave” ou “When Everything Goes Wrong, Take the easy Way Out” vous risquez bien d’y laisser un peu de mobilité tellement ceux-ci brisent les cervicales. Rajoutez y une batterie (tenue par Joe Lionetti) bien HxC et le tour est joué, votre nuque (et tout ce qui pourrait vous servir à mosher) va être laminée sous tous les angles. Mais comme dit précédemment, la musique d’Emmure contient également des pointes de metalcore. La présence Karl de Misery Signals et Tyler de My Better End sur le titre Sleeping Princess in Devil’s Casttle ne peuvent que renforcer cette impression déjà laissée par les mélodies imparables un peu typées AILD présentes sur «Rusted Over Wet Dreams» et «You Got a Henna Tatoo That Said Forever». De plus, pour rajouter du punch, un tout petit peu de technique et énormément d’agressivité, les gratteux se laissent aller à quelques sweepings, par exemple sur «10 signs you should leave » et à des accords dissonants directement inspirés de Despised Icon

Seul deux reproches pourraient être faits à ce disque. D’abord, l’interlude «Travis Bickle» résidant en une succession de bruitages plus inutiles les uns que les autres dans le but de prolonger la courte demi heure proposée, et ensuite les beats hip-hop présents sur le dernier titre en tant que outro. Au final, mise à part ces deux éléments mineurs, Emmure nous a pondu un véritable classique de la scène deathcore, concentré de violence et de folie, qui se doit d’être possédé. 9 tueries dont 6-7 tubes pour 10 morceaux. N’est ce pas un contrat plus qu' honorable ?

2 Commentaires

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demonpulse - 04 Septembre 2011: Juste pour te dire que le beat hip-hop à la fin : C'est queulqu'un qui l'écoute dans sa voiture pendant qu'il se stationne sur le chemin de fer et puis... BANG :P
Paillou - 04 Septembre 2011: Un excellent album. Comme tu l'as dit, le groupe s'entoure de nombreuses influences, des plus violentes aux plus mélodiques...
Néanmoins, dommage que le groupe se soit un peu uniformisé après...
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