Slave to the Game

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Nom du groupe Emmure
Nom de l'album Slave to the Game
Type Album
Date de parution 10 Avril 2012
Produit par Joey Sturgis
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album58

Tracklist

1. Insert Coin 00:30
2. Protoman 03:17
3. She Gave Her Heart to Deadpool 02:46
4. I Am Onslaught 03:00
5. Bison Diaries 02:44
6. Poltergeist 00:57
7. Cross Over Attack 03:14
8. Umar Dumps Dormammu 02:48
9. Blackheart Reigns 02:59
10. Mdma 03:26
11. War Begins with You 02:53
12. A.I. 03:18
Total playing time 29:12

Chronique @ Satanistar

28 Août 2013

Emmure enfonce des portes ouvertes...

Ah les bougres, ils en redemandent encore les cochons. Non content de nous avoir contraint à un véritable viol auditif l'an dernier avec un Speaker of the Dead proche de la fainéantise maladive, le groupe de deathcore Emmure revient sur le devant de la scène tel une bacille incroyablement tenace et immorale. Puisqu'il y a forcément du vice dans leurs petites têtes blondes… et beaucoup d'opportunisme. Formée en 2003 dans les entrailles du Connecticut, la formation ricaine a vu sa côte de popularité grimpée en flèche grâce à l'appui de Victory Records et de compositions toujours plus explosives.

Ainsi fait, on ne peut dans un souci d'obédience critique ôter un fait certain, le son Emmure est gavé jusqu'à plus soif d'une testostérone, d'une virilité à toute épreuve. C'est un véritable mur sonore infranchissable qui se dresse devant nous, un point forcément important s'ils veulent rallier un groupuscule pré-pubère et amateur de boom boom incessant et orageux. Et quoi de mieux, pour toucher un public précoce, que de s'enquérir d'un thème fédérateur et fondamental dans la vie d'un adolescent acnéique: les jeux vidéos. En effet, Slave to the Game se pose en hymne à la vie de no-life, un gros "fuck" dressé fièrement contre toutes les mauvaises langues crachant un venin acerbe.

Dès les premières notes du monumental "Protoman", on se plait à esquisser une risette à l'écoute d'un premier titre dense et brutal. Groovy comme une succube sur une piste enflammée, la voix de Franckie Palmeri, tantôt hurlée tantôt parlée (chantée?), se pose sur des breakdowns dévastateurs. Comble du bonheur, il semblerait que les deathcoreux aient retrouvé une mélodicité perdue il y a fort longtemps dans les méandres d'une musique en forme de papier maché. Néanmoins, en creusant un peu plus profondément dans l'abîme d'un album à la bestialité presque mécanique, le constat est amer. La suite de l'aventure n'est qu'une accumulation d'ecmnésie employant les même structures laborieuses et autres moshparts fastidieux.

De ce fait, Emmure se retrouve emprisonner dans une spirale infernale semblable à un Uroborus, à l'image de cet artwork si juste pour une fois. Déconnectés de la réalité, les américains semblent poursuivre leurs routes sans se soucier de la mélasse arbitraire et vindicative. Il suffit d'étudier de plus près des titres comme "Bison Diaries" ou encore ce "Cross Over Attack" aux faux airs d'After the Burial. Là encore, la trame est connue et ne laisse place à aucune prise de risque. Une fois de plus, les ficelles paraissent trop grosses pour qu'on puisse être pris à la gorge par un canevas qui se veut abrasif.

Que reste-t- il alors au sein de cette nouvelle mouture ? Quelques rares moments sympathiques comme ce "I am Onslaught" à la rythmique enlevée et massive. Les riffs hachés et ébouriffants éclaboussent les parois grâce à la mise en place d'un climat haineux presque naturel. Quoiqu'il en soit et on l'aura bien compris, la formation trouvera son point d'impact en live, lieu de débauches les plus noires où le vacarme y est légion. Mais là il s'agit d'une autre histoire qui vous sera contés un autre jour peut être.

Et donc ? Emmure a encore décidé d'enfoncer des portes ouvertes en pratiquant un nouvel hold-up furieux. Les fans crieront au génie, les autres sortiront leurs couteaux et plus si affinités. Pourtant, le deathcore peut nous proposer quelques mets délicieux (Whitechapel et son éponyme, Betraying the Martyrs). En conséquence, ce n'est pas avec ce genre d'offrande aseptisée que les musiciens soulèveront la plèbe extrême assoiffée de sang, alors circulez il n'y a rien à voir !

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