Gold Cobra

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Nom du groupe Limp Bizkit
Nom de l'album Gold Cobra
Type Album
Date de parution 28 Juin 2011
Produit par Fred Durst
Style MusicalNéo Metal
Membres possèdant cet album117

Tracklist

1. Introbra
2. Bring It Back
3. Gold Cobra
4. Shark Attack
5. Get a Life
6. Shotgun
7. Douche Bag
8. Walking Away
9. Loser
10. Autotunage
11. 90.2.10
12. Why Try
13. Killer in You
14. Back Porch
15. My Own Cobain
16. Angels
Bonustrack (Best Buy US, HMV Canada)
17. Middle Finger
Bonustrack (iTunes)
17. Los Angeles
Bonustrack (Japan)
17. Combat Jazz

Chronique @ Doctor_Megalo

29 Juin 2011

Limp Bizkit ne déçoit pas, il revient en forme et nous assène une méchante claque...

Limp Bizkit, groupe phare mais controversé, de la décennie précédente, dont le premier album Three Dollars Bill Yall $, fit l'unanimité pour ceux appréciant ce style. Pur condensé de rage, qui donna un des meilleurs albums de Fusion sorti à ce jour. Néanmoins, les Biscuits Mous divisent avec leurs sorties suivantes. Un Significant Other entre deux chaises qui dérouta de par son orientation moins hargneuse, et un Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water, prenant une tournure totalement Néo Metal, qui n'enchanta guère certains, qui virent là une tentative purement commerciale. Peut-être, mais qu'importe au fond? Soyons clair, votre chroniqueur apprécie chacun de ces albums, mais il aura suffit que Wes Borland quitte le groupe pour que le bateau coule, avec un Result May Vary froid et insipide.

Après une longue pose, le groupe revient en forme (et de nouveau avec Wes Borland à la guitare), durant l'année 2005, sortant un Ep nommé "The Unquestionnable Truth Part. 1" (qui devait comporter deux suites dont on ne verra surement jamais le jour), qui rehausse nettement le niveau, un Néo Metal au relents de Fusion, plus sombre, et mature. Le temps des errements avait assez duré, Limp Bizkit retrouvait enfin de sa splendeur.

Tout cela suivi d'une attente intenable, cinq années écoulées avant qu'un nouvel album soit annoncé, "Gold Cobra", qui fut maintes fois repoussé par la suite.

Mais enfin! Notre patience est récompensée. L'écoute du nouvel album de Limp Bizkit, (pour ma part, dans sa version agrémenté de quatre morceaux supplémentaires, avec "Middle Finger") se livre à nous.

Commençons par la pochette. Au départ, un énorme Cobra en Or y figurait, une femme couchée dessus (ce qui finira par être le dos du livret). Un artwork sortant de l'ordinaire, et plutôt réussi, avec un petit coté malsain. Puis vint la mauvaise nouvelle, une annonce terrible, nous faisant part d'une cover différente, et franchement moche, disons-le. Pourquoi avoir changé? La première était-elle trop étrange? Malheureusement, nous devons accepter le fait que l'album est vendu dans les bacs, avec sa nouvelle monture bien moins agréable à observer. Heureusement par contre, il s'agit là d'une des rares erreurs que le groupe a commis sur ce disque.

Et que dire de la musique? D'abord, sur les six morceaux "bonus", le premier (Back Porch) est sobre et posé, rien de transcendant, mais un morceau de répit qui passe quand même bien. Le suivant (Los Angeles, que j'ai écouté sur Youtube, n'étant pas disponible sur mon album) est de facture assez classique, du Limp Bizkit comme on en a déjà écouté beaucoup. Le morceau Middle Finger pour sa part, en duo avec Paul Wall, sort quand même du lot, on y retrouve déjà plus les ingrédients qui donneront sa saveur à ce nouvel effort des Biscuits Mous. Et finalement nous avons droit à deux ballades (My Own Cobain et Angels), un peu comme celles présentes sur le Best-of, c'est mignon, mais vite poussif, voir lourd, surtout quand elles se suivent.

Et le reste du disque me direz-vous? Car le descriptif au-dessus commence à faire peur, non? Quel terrible constat vous attends encore? Eh bien, c'est du tout bon! Alors oui, ceux qui n'aimaient pas Limp Bizkit ne vont pas se rallier à leur cause avec ce disque, mais le groupe a évolué, et ceux qui pensaient avoir un Chocolate Starfish bis, se trompent beaucoup.

Pourquoi certains pourraient être mécontents? Car pour beaucoup, Limp Bizkit, c'est de l'énergie à revendre, une musique qui donne envie de se défouler, de jumper, de faire la fête et de foutre le bordel. Ici, le disque est plus subtil, moins facile à imprégner, plus "expérimental" même. Le terme est un peu fort, mais ils insufflent clairement une nouvelle dimension à leur musique.

Eh oui, au départ, vous penserez surement que ça sonne un peu déjà entendu, vous disant bêtement que rien n'a changé, et pourtant, après quelques écoutes, vous vous rendrez surement compte que quelque chose est différent, que Limp Bizkit a su se réinventer, sans pour autant changer la recette de départ.

On ne retrouve toujours pas le niveau d'un Three Dollars Bill Yall, mais l'inspiration est revenu. Ce dernier né est clairement plus travaillé que Chocolate Starfish ou Significant Other (nul besoin d'évoquer Result May Vary ici). Trois albums déjà bien dissemblables (sans compter l'Ep The Unquestionnable Truth), qui, même s'ils n'ont pas apportés d'évolutions majeures d'un disque à l'autre comme certains combos savent si bien le faire, nous surprennent toujours, restant plantés sur les mêmes bases, mais trouvant ce petit quelque chose qui fait toute la différence à chaque nouvelle sortie, dont cette dernière.

La base rythmique du groupe possède encore un groove énorme (la basse sur Killer In You en est un bon exemple), Wes Borland est toujours un génie de la guitare (les riffs de Why Try ou de Bring It Back, un délice), DJ Lethal se fait bien plus présent que sur leur EP, et tant mieux, il nous manquait, et pour finir, Fred Durst, même si il ne crie plus comme avant (quoique la fin de Walking Away ou le refrain de Get a Life sont là pour nous rappeler qu'il n'a pas tout perdu au final), ses vocaux sont beaucoup plus diversifiés que sur les autres albums, et toujours aussi entrainants.

La production est nickel, mais moins surfaite que pour un Chocolate Starfish. On retrouve un côté plus chaleureux, plus humain.

Un petit reproche sur les paroles, qui sont en-dessous de ce que l'on pouvait attendre suite à leur Ep, où ils avaient recommencés à traiter certains sujets de façon plus ambitieuse, comme sur leur premier méfait.

Certains morceaux pourront dérouter plus que d'autres, Loser, par exemple, qui se trouve en plein milieu de l'album et qui s'engage dans des contrées musicales où le groupe s'est rarement aventuré. On pense aussi à Autotunage, chanson suivante, qui tient presque de la déconne, mais qui avec son chant particulier, risque de faire grincer quelques dents.

Je pourrais encore vous parler longtemps du groove des morceaux Gold Cobra, Bring It Back ou Autotunage. Du refrain dévastateur de Get a Life. Du magnifique Walking Away, presque hypnotique, qui monte en puissance tout du long, avant d'exploser dans un final à vous écorcher la voix en même temps que Fred. Des hymnes que seront Why Try ou Douche Bag en concert, tant leurs refrains restent en tête après écoute. Des ressemblances entre Shark Attack et leur ancienne chanson Break Stuff. De Shotgun, qui parait moins intéressante de prime abord, mais qui à force, se révèle plus attrayante qu'on ne l'aurait imaginé, ainsi que du solo de guitare qu'il contient. Ce qui me fait revenir à 90.2.10, la seule chanson que je ne retiens pas vraiment du disque, trop plate pour vraiment s'épanouir au milieu du reste.

Oui, je pourrais continuer toute la journée. Après six années d'attente, Limp Bizkit ne déçoit pas, il revient en forme et nous assène une méchante claque. Surement leur meilleur production derrière Three Dollar Bill Yall, si on excepte les titres supplémentaires des éditions deluxes, qui n'offrent rien, si ce n'est une fin mollassonne et fade, sans grand intérêt.

On trouvera toujours des mécontents, crachant allègrement sur le Néo Metal sans rien y connaitre. Mais, à ceux-la, je répondrais : "So go ahead and talk shit, talk shit about me. Go ahead and talk shit, about My Generation."

38 Commentaires

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Postfucking - 05 Juillet 2011: Les chansons Loser et Autotunage sont mes morceaux de l'été.
Fin de soirée, au bord de la plage avec ca en fond , génial...
L'album m'a sérieusement remis a ma place , il est super.
Le style de LB dans Loser devrait être plus exploité par eux parce que sa leur va bien !
Doctor_Megalo - 05 Juillet 2011: Je suis d'accord, le titre "Autotunage", c'est celui que je passe en soirée, il me donne vraiment envie de bouger!
rambo53 - 06 Juillet 2011: Je préfère "douche bag" en soirée...
Douche baaaag! I'm a fuck you up!

En tous cas c'est mon interprétation des paroles, car celles rajouté sur SOM sont...comment dire particulières...
 
rick59 - 18 Mars 2013: pour moi, le meilleur album que limp bizkit a sorti est " Chocolate Starfish and the Hot Dog Flavored Water " la, j'accroche pas du tout, dommage !!
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