Evolve

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Nom du groupe Chelsea Grin
Nom de l'album Evolve
Type EP
Date de parution 19 Juin 2012
Produit par Jason Suecof
Enregistré à Audio Hammer Studios
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album69

Tracklist

1. The Second Coming 04:40
2. Lilith 04:01
3. S.H.O.T. 03:23
4. Confession 03:29
5. Don’t Ask, Don’t Tell 05:21
Bonustrack (Physical Version)
6. The Human Condition (Remix) 04:05
Total playing time 20:53

Chronique @ Dystopia

27 Octobre 2012

Chelsea Grin repousse encore une fois les limites, pour notre plus grand bonheur

En seulement deux albums, Chelsea Grin a réussi à devenir l'un des fers de lance du deathcore. Après avoir passé plus d’un an sur les routes, voilà le groupe de Salt Lake City de retour en studio. Etant un fan du genre, je vous laisse imaginer ma réaction quand j’ai appris que Michael Stafford quittait le groupe, et que Jason Richardson (Born Of Osiris, All Shall Perish) le remplaçait.
Le nom de l’EP retranscrit assez bien la réalité, Chelsea Grin évolue, et prouve qu’il n’a pas finit de surprendre.

Cette évolution serait-elle due au nouveau guitariste? Il semble bien, la musique a ce je ne sais quoi de Born of Osiris, ces petits solos qui ajoutent une mélodie supplémentaire a chaque chanson, une touche de... Richardson. Et ouais, ce mec a vraiment apporté sa marque au groupe, augmentant ainsi le potentiel du groupe. Remarquez aussi la présence d’un synthé çà et là, plutôt discret, mais qui apporte une touche d’angoisse supplémentaire à une musique déjà torturée.
Chelsea Grin envoie un album aux sonorités malsaines et brutales, chose que l’on comprend très rapidement. Le ton est donné dès les premières notes de The Second Coming : le groupe continue d’affiner son style, tout en incorporant de nouveaux ingrédients à leur cuisine.
Les breakdowns sont affinés, diablement efficaces, et sont lâchés au bon moment. Ajoutez à ça la touche Born of Osiris de Richardson et vous obtiendrez un résultat des plus probants, qui vous en mettra plein les oreilles.

Côté chant, Alex nous prouve encore une fois qu’il a échangé la peau de bête pour celle d’un monstre : growls sortis des enfers, highs toujours plus flippants. Cela colle parfaitement avec l’impression de violence malsaine qui se dégage de l’album. La grande surprise a été de l’entendre utiliser un chant clair sur le morceau Lilith, ce qui a eu l’air de rebuter les fans de la première heure. Que nenni! Après quelques écoutes on apprécie, et on en redemande, tant cette évolution est bluffante. A noter aussi, l’utilisation de choeurs sur Don’t Ask, Don’t Tell (la chanson la plus mélancolique que Chelsea Grin ait jamais faite, le genre de chanson à ne pas écouter un dimanche pluvieux). Bref, le groupe passe aisément d’un registre à l’autre avec une facilité surprenante.
La bonne surprise fut également le remix de The Human Condition, où le nouveau Chelsea Grin (le batteur Andrew Carlston ayant quitté le groupe pour s’occuper de sa fille, laissant Alex le seul membre originel) nous montre qu’il peut faire aussi bien, si ce n’est mieux que l’ancien.

Beaucoup d’initiatives prises qui payent, Chelsea Grin possède un potentiel énorme, n’hésite pas à repousser les limites et confirme sa présence dans le monde du Deathcore.

18/20

3 Commentaires

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Martyrs - 27 Octobre 2012: Bonne chronique ! Et espérons que le groupe poursuive cette voie, le guitariste de BoO a vraiment ajouté la petite touche qui rend ce groupe encore mieux qu'avant (je trouve)
StoneSourLP - 02 Janvier 2013: J'espère que le groupe nous sortira encore des chansons de ce type. C'est grâce à ce EP que je me suis mise à les écouter.
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Commentaire @ LastBreath

30 Juin 2012

Comme son nom l'indique, Chelsea Grin a évolué !

Formé à Salt Lake City, dans l'Utah, Chelsea Grin est un groupe de Deathcore, que je croyais basique. Récemment, j'ai découvert que Chelsea Grin était une valeur sûre du Deathcore ricain.

J'ai déjà écouté leur EP éponyme et leurs deux albums, qui, malgré les nombreuses influences remarquables et un Deathcore un peu générique, m'ont bien plu.
Comme on peut le constater, ils n'ont pas vraiment changé de style, musicalement parlant.
Le premier album "Desolation of Eden", n'a rien changé au Deathcore, n'avait rien de personnel, trop influencé, que nenni, du "Deathcore basique".
Mais le deuxième album, lui, beaucoup plus personnel, comportait diverses choses, bref était mieux, et n'était pas qu'inondé de breakdowns.

Je fais là un petit résumé des précédentes galettes, pour pouvoir comparer. Car tout d'abord, cette évolution (d'où son nom "Evolve") est très intéressante, pour diverses raisons.

Côté production, c'est Jason Suecof qui s'occupa des manettes (Whitechapel, Job For A Cowboy,..), cet EP est très bien mixé, chaque instrument est repérable, hormis la basse, qui comme dans beaucoup de productions de Deathcore, est peu distinguable car noyée dans la production.

Côté musique on peut remarquer plusieurs choses.
Premièrement, les riffs sont beaucoup plus soignés et sont beaucoup plus mélodiques, notamment sur "The Second Coming" et "S.H.O.T", grâce à l'arrivée de l'ex-guitariste de Born of Osiris, Jason Richardson, prouvént déjà son utilité au sein du groupe.
Dans le travail effectué, le jeu de guitare se rapproche beaucoup de celui de Born of Osiris (normal, Jason Richardson était dans BoO), ce qui est une très bonne chose, ce groupe étant quand même une des valeurs sûres du Deathcore "progressif" américain.
C'est d'ailleurs ce qui donne cette touche "Born of Osiris" sur cet EP.

Le jeu d'Andrew Carlston est assez recherché: de la double pédale ravageuse, quelques blast beats par-ci par-là, et même un très court break mais bien efficace dans "Confession", le batteur ne cherchant pas à faire simple. Batteur qu'on regrettera par la suite car il a quitté le groupe début Juin pour différentes raisons.

Le chant d'Alex Koehler n'a pas beaucoup changé depuis "My Damnation", mais, il est plus maîtrisé. Ses cris sont terrifiants, autant que ses growls qui sortent d'outre-tombe. D'autre part, ce qui change, et ce qui avait fait la polémique auprès de certains fans sur le morceau "Lilith", c'est le chant clair, AH, LE CHANT CLAIR!
Assez bien maîtrisé, ce chant clair est un peu trop "propre" à mon goût.
Heureusement pour Clesea Grin, ils ne l'ont pas utilisé sur tous les morceaux (c'eût été un risque pour eux). Néanmoins celui-ci est très bien utilisé avec les choeurs sur le morceau final "Don't Ask, Don't Tell", et apporte une touche de mélancolie que je croyais Chelsea Grin impossible d'apporter dans leurs morceaux!

Avec une telle évolution, Chelsea Grin pourrait (et pourra probablement) toucher des personnes de plein fouet, et non pas que les fans de Deathcore.

Dans l'ensemble Chelsea Grin a fait du bon travail, et a fait de cet EP un grand changement pour le groupe.
Espérons que le groupe saura maintenir cette ardeur et cette énergie à l'avenir pour la composition !
Leur destin est entre leurs mains !

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