My Damnation

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Nom du groupe Chelsea Grin
Nom de l'album My Damnation
Type Album
Date de parution 19 Juillet 2011
Style MusicalDeathcore
Membres possèdant cet album109

Tracklist

1. The Foolish One 03:39
2. Everlasting Sleep 03:19
3. Behind a Veil of Lies 03:23
4. Kharon 01:19
5. My Damnation 04:35
6. Cursed 03:24
7. Calling in Silence (Ft. Nate Johnson of Fit For An Autopsy) 05:01
8. Oblivion 03:35
9. Last Breath 03:56
10. All Hail the Fallen King (Ft. Phil Bozeman of Whitechapel) 02:53
Total playing time 35:00

Chronique @ DeThCore

26 Juillet 2011

Chelsea Grin nous emporte vers des endroits encore inimaginables

Seulement un an après la sortie de Desolation of Eden, Chelsea Grin nous revient cette fois-ci avec My Damnation, un album qui dès son annonce paraissait très prometteur. Durant cette année, une complication est malheureusement survenue. Je parle effectivement de la brisure à la mâchoire d'Alex Koehler (le chanteur du groupe). Durant toute la tournée, c'est le chanteur Adam Warren d'Oceano, qui a brillamment prit la relève jusqu'à la guérison de la blessure d'Alex Koehler. Lors d'une entrevue, Alex Koehler a avoué avoir eu des problèmes à recréer la même sonorité pour laquelle il est si connu. C'est-à-dire bien sûr son high pitch strident et peu commun qui lui on valu à lui et son groupe une place de choix sur la scène Deathcore. Pour en venir au point, Alex a dû légèrement changé sa technique et cela à fait en sorte que le son de sa voix a légèrement changé. Comme toujours, une légère panique c'est installée, mais la sortie du single My Damnation (du même titre que l'album) est venu confirmée à tout le monde qu'Alex n'avait rien perdu de sa brutalité.

Surprise énorme en mettant l'album dans mon lecteur ! The Foolish One commence en force avec la voix d'Alex qui scande une phrase à saveur religieuse avec un high pitch parfaitement maîtrisé. Le tout m'a donné des frissons et ce n'est que le début ! Les guitares sont lourdes, les breakdowns impeccables et la batterie nous martèle la tête à coup de double pédales. Le single My Damnation nous avait confirmé que la voix d'Alex était toujours aussi bonne, mais avec ce premier morceau, on sent qu'elle a beaucoup évolué. Ces nouveaux high pitch sont toujours aussi stridents, mais lorsqu'on l'entend, on peut sentir la torture et l'enfer dans sa voix. Ces growls sont comme sur Desolation of Eden irréprochable. Cette alternance high pitch/growl a un effet marteau sur notre conscience et je dois vous avoué que je me suis senti intimidé à la première écoute.

J'ai vraiment mit l'emphase sur la voix d'Alex, mais je dois avouer que les guitares sont aussi très impressionnantes. Un mélange entre riff de breakdown lourd et complexe et mélodies sortient tout droit de l'enfer. Les morceaux The Foolish one, Behind a Veil of Lies et Calling in Silence démontrent très bien cette parfaite alternance. Une chose qui m'a vraiment marqué sur cet album, c'est le son que font les trois guitares lorsqu'ils sont à l'unisson. Sur la plupart de l'album les breakdowns sont joués par les trois guitaristes et c'est ce qui donne ce petit surplus de brutalité au groupe. La basse, comme habitude, suit l'incessante double pédales de la batterie autant dans les breakdowns que dans les riffs un peu plus mélodiques. Parlant de la batterie, je dois dire que Andrew Carlston est un des meilleurs dans son domaine. Malgré le peu de blast beats présent sur l'album, sont jeux de pieds à la double pédales compensent ce léger manque.

Avec la présence de Phil Bozeman sur cet album, il était impossible de ne pas en parler et de passer à côté. J'ai imaginé ce duo des centaines de fois dans ma tête ! Le high pitch strident d'Alex avec les growls rugueux (c'est le seul terme valable !) et profonds de Phil. De ce duo sort sans aucun doute la meilleure chanson de cet album. L'agencement des deux timbres de voix carrément à l'opposé l'une de l'autre m'a donné des frissons. Il parait aussi que Nate Johnson, ancien chanteur de Through The Eyes of The Dead, est présent sur le morceau Calling in Silence. Le problème, c'est que je n'ai pas entendu sa voix une seule fois sur ce morceau ! Malheureux pour lui et pour nous les fans puisque le métissage aurait été superbe. Je dois absolument parler des paroles qui à mon sens renferment tout le contenu de l'album. Écrites dans un vocabulaire riche, elles nous amènent dans les plus profonds abysses de l'enfer avec des paroles à saveur religieuses. Je n'oserais pas dire sataniques, mais on peut voir que le groupe n'est pas vraiment porté à la croyance.

Cet album est la preuve qui prouve à tout le monde qu'Alex Koehler est de retour. Certains n'y croyaient pas dès le début, mais Chelsea Grin a su nous pondre un album encore meilleur que le précédent. Des Ambiance torturée et un son légèrement plus mélodique feront de cet album un des meilleurs de l'année !

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slutcore - 27 Juillet 2011: bonne album ET bonne chronique ;) .
Darkalbi - 04 Août 2011: Il faudrait peut etre penser a se relire avant de publier une chronique... Le nombre de fautes est assez impressionant.
DeThCore - 04 Août 2011: Désolé je revenais de voyage, car j'ai acheté le tout aux États-Unis. Je sentais vraiment le besoin de faire une chronique sur cet album. Merci pour ton commentaire je ferai plus attention la prochaine fois !
Darkalbi - 05 Août 2011: Nan mais y a pas de souci, sans compter que ta chronique m a pousser a ecouter l album et que j ai ete agreablement surpris.
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Chronique @ Arachnid

27 Juillet 2011

Ce deuxième opus surpasse aisément son prédécesseur.

Les fans peuvent se réjouir : les badaboum-boys de Salt Lake City sont de retour et ils ne se sont pas assagis, loin de là ! Après un monstrueux EP éponyme en 2008 et un premier opus très remarqué deux ans plus tard, Desolation of Eden, les Chelsea Grin reviennent l’année suivante pour nous asséner d’un deuxième album qui risque d’en surprendre plus d’un… Intitulée My Damnation, cette nouvelle galette bénéficie avant tout d’une p***** de production bien ricaine : produit par Chris "Zeuss" Harris (auteur des derniers Oceano, Suicide Silence, The Red Chord ou encore Bleeding Through). Autant dire que vous allez en prendre plein la gueule niveau puissance sonore, les gaillards n’ayant pas fait appel à un manche pour mixer leur bébé.

Une pochette quasi-religieuse, en apparence bien propre, qui ravirait les amateurs de vieux metalcore. Le groupe se serait-il calmé ? Pensez-vous… My Damnation est un pur concentré de violence, de brutalité mais aussi de mélodies entêtantes, harmonieuses et maîtrisées, chose qui manquait à Desolation of Eden et que nos Américains vont se faire un plaisir de vous présenter. Dès "The Foolish One", on comprend que ce deuxième opus va aisément surpasser son prédécesseur : saccades lourdissimes empruntées à Whitechapel, rythme en mid-tempo, accélérations typées death, beatdowns aussi bourrins qu’atmosphériques, chant criard à la Mitch Lucker (bien que désormais plus personnel, j’y reviendrais). Aucun doute : l’album va être une tuerie sonore.

Excepté l’interlude acoustique "Kharon" (classique mais qui introduit bien un fabuleux titre dès les premières chansons), toutes les pistes regorgent de violence et d’agressivité. Je parlais d’une nouvelle touche mélodique, elle envahit agréablement l’album, ni trop présente ni en retrait ; juste ce qu’il faut pour apporter une ambiance palpable à toute cette férocité. Et plusieurs titres peuvent en témoigner, des enivrants "Everlasting Sleep" et "Behind the Veil of Lies" (bien influencés par leurs comparses d’Impending Doom), "Calling in Silence" (qui bénéficie d’ailleurs de la voix torturée de Nate Johnson, chanteur de Fit For An Autopsy) ou encore "My Damnation" et "Last Breath", ce dernier nous ramenant à l’âge d’or des refrains metalcore.

Finissons ce suspense inutile : non, les Chelsea Grin ne révolutionneront rien, ne s’identifient pas vraiment et continuent d’être influencés par leurs (nombreux) prédécesseurs. Toutefois, force est d’admettre que My Damnation possède une puissance, une habileté et une foule de titres telles que l’album rentre dans le moule avec une efficacité des plus effarantes. Car oui, ce deuxième opus enterre le précédent et nous amène dans une composition plus maitrisée et plus efficiente. Le groupe n’ayant jamais eu la prétention de clairement s’imposer voire d’éliminer des concurrents invisibles, on ne peut que les saluer à deux mains, en particulier le chanteur Alex Kohler qui a sacrément évolué, conservant son timbre mais avec plus de maitrise, sa voix ressemblant beaucoup moins à cette multitude de growlers connus dont on faisait l’année dernière le vif rapprochement.

De titres plus mélodieux comme ceux précédemment cités à d’autres plus classiques – plus deathcore pour certains – comme "Calling in Silence" et "All Hail The Fallen King", qui bénéficient d’ailleurs de deux featurings élogieux, le premier ayant la voix torturée de Nate Johnson, chanteur de Fit For An Autopsy, tandis que le second se voit agrémenté du timbre apocalyptique de Phil Bozeman (qu’on ne présente plus). D’autres encore plus « expérimentaux » pour le groupe, comme le surprenant "Oblivion" avec ses riffs tour à tour djenty, dissonants, death metal et atmosphériques ainsi qu’un scream sorti d’outre-tombe.

Au final, ce deuxième album est dans le fond similaire à son prédécesseur, soit très basique et peu original, mais reste dans la forme beaucoup plus attractif, aux riffs et à la composition doublement soignés, au chant nettement plus maitrisé, collant ici parfaitement à la musique environnante. Encore une fois, ceux qui trouvent que le deathcore « sa pue » et les allergiques aux beatdowns vomiront avec complaisance sur cette énième production du genre. Les autres se régaleront de constater que ce deuxième opus est un véritable boulet de canon tout simplement e-ffi-cace qui en fout plein la poire. Ce que The Black Crown aurait presque dû être.

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Rotting - 27 Juillet 2011: Les éléments deathcore de Born Of Osiris sont quand même présent. Même dans l'esprit, je trouve.

Pour moi, c'est du deathcore djent.

C 'est simplement que le deathcore se diversifie énormément et ca devient comme le death... Je veux dire par là différente tendance.

Comme death prog, il peut y avoir deathcore prog.
DeThCore - 27 Juillet 2011: Tout à fait d'accord avec toi ! La petite touche mélodique vient vraiment rajouter ce petit quelque chose qui manquait sur le dernier album. Belle petite allusion en fin de chronqiue :)
Darkalbi - 04 Août 2011: Ben je suis largement plus en accord avec ta chronique qu avec celle de dethcore! J ai ete tres agreablement surpris par cet album alors que j avais ete ecoeure par ce que j avais entendu du precedent. J ajouterais cependant que c est a partir de "cursed" que ca devient vraiment interessant. Je trouve le debut trop repetitif dans les structures et les riffs utilises.
shadowsarepowerless95 - 12 Avril 2012: Belle chronique!
Avec cet album, Chelsea Grin ne s'affiche plus comme un espoir du "deathcore moderne" mais comme chef de file au côté des plus grands du genre, comme tu l'as si bien dit.
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Chronique @ Rotting

14 Août 2011

Chelsea Grin a trouvé le créneau sur lequel ils pourront évoluer

Plusieurs groupes ont eu l’opportunité de profiter de la vague de deathcore pour acquérir de la notoriété. Chelsea Grin fait sans nul doute partie de ces formations. Après un EP qui secoua la scène underground par sa brutalité, les Ricains signent chez le label Artery Records. Ils investiront le prestigieux studio Lambesis pour produire «Desolation of Eden», leur premier full-lenght. Cet opus, de bonne facture, largement influencé par Whitechapel et Suicide Silence, va être vendu à environ 15 000 copies ce qui leur permettra d’effectuer des tournées internationales pour promouvoir ce nouveau rejeton.

Pour ce second album «My Damnation», produit par le célèbre Chris « Zeus » Hariss (Hatebreed, Shadows Fall, Bleeding through,…), ces jeunes investissent cette fois-ci les Planet Z studio. A travers une production massive et puissante, les musiciens de CG vont nous montrer à quel point, en seulement un an, il est possible d’évoluer. La bande arrive à se démarquer de leurs influences notamment grâce au chanteur qui a trouvé sa propre personnalité au niveau de son art. Les anciens screams à la Suicide Silence laissent place à des aigus toujours très criards mais bien plus organiques et glauques illustrant à merveille le sombre monde créé par ces brutes.

Les trois guitaristes, à travers leurs enchevêtrements de leads et de riffs, nous laissent entrevoir cet univers cruel et torturé dont il est question, nous obligeant à rester spectateur face à la déclinaison de l’humanité. Cette impression ne peut être qu’accentuée lorsque l’on entend les notes teintées black metal de «Calling in Silence» accompagnée de ces hurlements remplis de désespoir, l’inquiétante interlude acoustique «Kharon» ou l’épique «Last Breath». Bien qu'ayant travaillé considérablement aux niveaux des ambiances, ces américains, contrairement à des formations comme Suicide Silence et leur «The Black Crown» ou dans un tout autre registre, 1349, et leur «Revelation of the Black Flame», restent tout de même fidèles à leurs origines. Un deathcore bourrin, typé mid tempo, aux breaks pesants. Impossible de ne pas recevoir en plein visage les coups de marteaux donnés par les beatdowns de «My Damnation» ou «All Hail to the Fallen King» où les vocaux virils de Phil Bozeman (Whitechapel) se mêlent parfaitement aux cris d’Alex. Hélas, souvent, brutalité n’est point synonyme d’originalité. Cet opus ne révolutionne donc en rien le monde du deathcore.

Toutefois, il est clair que Chelsea Grin a trouvé le créneau sur lequel ils pourront évoluer et progresser une bonne partie de leur carrière. Finalement, à défaut d’originalité, on ne peut dire que cet opus n’a pas de réels désavantages. Tout les ingrédients sont présents et correctement dosés afin d’optimiser leurs compositions. Personnalité, breakdowns, growls alternés de screams, rythmiques carrées et leads. Voilà des mots décrivant ce disque qui raviront les aficionados de ce style. Si vous faites partie de cette catégorie sautez sur l’occasion que vous offre «My Damnation», ce CD ne pourra que vous faire jouir les tympans. Les autres n’auront qu’à passer leur chemin !

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FabSS - 16 Août 2011: Tres bonne chronique :) !
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