Chronicles of the Immortals: Netherworld (Path One)

Liste des groupes Metal Progressif Vanden Plas Chronicles of the Immortals: Netherworld (Path One)
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Nom du groupe Vanden Plas
Nom de l'album Chronicles of the Immortals: Netherworld (Path One)
Type Album
Date de parution 21 Fevrier 2014
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album49

Tracklist

1. Vision 1ne
2. Vision 2wo - The Black Knight
3. Vision 3hree - Godmaker
4. Vision 4our - Misery Affection Prelude
5. Vision 5ive - A Ghost Requiem
6. Vision 6ix - New Vampyre
7. Vision 7even - The King and the Children of Lost World
8. Vision 8igth - Misery Affection
9. Vision 9ine - Soul Alliance
10. Vision 10n - Inside

Chronique @ BestJules69

04 Mars 2014

Reculer pour mieux sauter.

Il est désormais d’usage chez Vanden Plas de nous faire languir. Les allemands avaient pourtant débuté sur les chapeaux de roue avant de radoucir la cadence après la sortie de « Beyond Daylight », si réussi qu’il devenait difficile de passer derrière. Et pourtant, le groupe avait réussi à donner un successeur qui ne souffre pas de la comparaison, « Christ 0 », avant de briller à nouveau avec « The Seraphic Clockwork ». Le fauteuil de groupe phare du métal progressif allemand leur était acquis et l’on oubliait vite les années d’attente. Vanden Plas récoltait les fruits de son travail et l’auditeur ceux de sa patience.
Là encore, l’enjeu et la recette sont identiques. Quatre ans après « The Seraphic Clockwork », qui avait placé la barre très haut, les allemands donnent suite à l’aventure avec « Chronicles of the Immortals – Netheworld (Path One) ». Fatalement, on attend de Vanden Plas ce que l’on est en droit d’espérer d’un groupe arrivé au sommet de l’échelle. Beaucoup…

Les premiers accords résonnent, l’archer caresse la contrebasse et le caractère épique s’affirme progressivement. Une voix grave et solennelle conte l’histoire d’un guerrier assailli par le doute, ne sachant quelle vision suivre pour trouver la vérité et mettre un terme à sa quête. Tout cela est admirablement mis en image par la magnifique et subtile pochette que nous livre le groupe. Le décor est désormais planté et le périple peut commencer…
Vanden Plas a donc choisit la veine épique comme toile de fond, même si on le perçoit assez peu dans les compositions. Contrairement aux albums antérieurs, « Chronicles Of The Immortals – Netherworld » suit un fil conducteur bien définit mais cela n’empêche pas le groupe d’évoluer en terres progressives, avec de forts contrastes, dans « Vision 2wo » notamment. Des riffs puissants et tranchants succèdent à un refrain plus clair. Le chant est excellent. Andy Kuntz montre qu’il compte toujours parmi les meilleurs vocalistes des temps qui courent, qui modulent leur voix avec beaucoup de facilité. En effet, s’il est capable de produire un chant plus agressif dans « Vision 3hree – Godmaker » par exemple, il ne renie pas non plus la douceur dans « Vision 4our – Misery Affection Prelude ».

C’est d’ailleurs chose surprenante de retrouver ce type de compositions dans un album de Vanden Plas. Le groupe nous avait jusqu’ici habitué à des titres plus tranchants, mais « Vision 4our – Misery Affection Prelude » et « Vision 5ive – A Ghost Requiem » font exception à la règle. Les allemands s’essayent à produire une musique qui leur est peu familière. Si le premier titre n’a que peu d’intérêt, le second est intéressant et associe la pureté d’un chant religieux à une dimension magistrale. Après une introduction sur fond d’orchestre, une voix cristalline enveloppe notre oreille, avant que les cœurs puis Andy prennent le relais. Le titre s'achève de façon grandiose avec le retour des chœurs et l’entrée de l’orchestre complet. Les transitions entre les phrases sont assurées par de puissantes rythmiques de percussion, le tout dans un constant ritenuto jusqu’à ce que l’accord final écrase le morceau de sa puissance et de sa beauté. Vanden Plas a d’ailleurs pris soin de laisser une large place aux séquences instrumentales dans cet album, même si l’orchestre n’est jamais bien loin.

Sans marquer une véritable rupture avec les albums antérieurs, « Chronicles of the Immortals – Netherworld » initie un tournant dans une discographie déjà conséquente. Vanden Plas a privilégié des compositions plus mélodiques comme « Vision 6ix – New Vampire » ou « Vision 8eight – Misery Affection » sans renier complètement les moments plus déjantés, typiques de « The Seraphic Clockwork ». Néanmoins, le grain de folie caractéristique de la musique des allemands semble s’être perdu au profit de compositions plus faciles d’accès, certes agréables mais moins originales. En rentrant légèrement dans le lot, Vanden Plas perd une facette de sa personnalité. Cela ne va pas sans un parallèle avec la musique de Dream Theater, dont les influences se font légèrement ressentir… Cela reste néanmoins du métal progressif de qualité, avec de beaux contrastes, et Vanden Plas n’aura pas à rougir de la prestation. Le niveau technique est toujours aussi élevé et les compositions sont bien servies par une production irréprochable.

Comme la fin de cette chronique, la fin de « Chronicles of The ImmortalisNetherworld » se rapproche inexorablement… « Vision 10n – Inside » vient mettre un terme à l’aventure. Andy jette ses dernières forces dans la bataille. La musique oscille entre des moments calmes et résignés, un refrain entraînant et des solis éclatants empreints d’optimisme. On croirait alors détenir le fin mot de l’histoire avant qu’un accord puissant, magistral et ambivalent n’y mette un point final et brise toutes nos certitudes quant au dénouement.

Après vingt ans de carrière, Vanden Plas a toujours les armes pour sortir de bons disques, même si le niveau est légèrement en deçà de nos espérances. « Chronicles of the ImmortalisNetherworld » n’est pas le meilleur album du quintette, mais il marque un changement de cap, une volonté de reculer pour mieux sauter. En effet, une fois arrivé au sommet, on ne peut que redescendre ou apprendre à voler. Le sommet, Vanden Plas l’a atteint avec « The Seraphic Clockwork ». Il est donc logique que le groupe perde un peu de hauteur pour reprendre de l’élan et espérer un jour toucher les étoiles.

15/20

7 Commentaires

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Op467 - 04 Mars 2014: Cet album est magnifique et s écoute comme un unique morceaux alternant calme et puissance.Vision 6 est sublime démarrant avec un riff énorme et son break guitare aérienne et piano. Le solo guitare clavier de vision 7 est énorme. Vision 8 est mélancolique avec son intro violon piano et sa voix féminine. Pas de morceau faible ici. 17/20
BestJules69 - 04 Mars 2014: Merci à vous :)
Pielafo, pour moi cet album marque un léger coup de moins bien et je le trouve moins riche que TSC qui m'avait vraiment enchanté. Le niveau reste certes très bon mais il manque l'éclat des opus antérieurs, d'ou le 15. Enfin, vision 7 est un très bon titre mais pas le meilleur à mes yeux. Par ailleurs, évoquer chaque titre alourdit considérablement la chronique.
pielafo - 05 Mars 2014: C'est la subjectivite. Je vais peut etre le chroniquer cet album tiens. Ca fait un moment que j'ai plus rien chronique donc je pense faire cet album si que je considere personnelement comme etant le deuxieme meilleur album du groupe (apres Christ O qui est en tous points parfait)
nickysex - 06 Mars 2014: hello ! je suis actuellement en train de l'écouter, et je le trouve magistral ! phénoménal! magnifique etc !! autant j'avais peu accroché les deux derniers opus, mais là, je retrouve mes allemands chéris !! la force de la voix d'andy puis cette voix féminine,perso, je pense que je v l'écouter un bon bout de temps en boucle ! à quand un concert en lorraine ? bisous à tous!
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