AcCult

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Nom du groupe Vanden Plas
Nom de l'album AcCult
Type Album
Date de parution Octobre 1996
Style MusicalMetal Progressif
Membres possèdant cet album66

Tracklist

Re-Issue in 2002 by InsideOut Music with "Colour Temple" (Double CD).
1. Pelekanos 00:34
2. My Crying 04:54
3. Theme from "Pseudo Silk Kimono" 00:41
4. Kayleigh (Marillion Cover) 04:56
5. Father 05:03
6. Georgia on My Mind (Ray Charles Cover) 05:04
7. How Many Tears 05:10
8. Des Hauts, des Bas (Stephan Eicher Cover) 04:19
9. Spanish Rain (Saigon Kick Cover) 07:17
10. Days of Thunder 04:47
Total playing time 42:45

Chronique @ dark_omens

18 Avril 2014

Un voyage marquant au cœur d'émotions poignantes...

L’éclectisme latent est l'un des parfums délicieusement succincts qui semblait transparaître d’un très bon Colour Temple, premier album de Vanden Plas. Néanmoins s’il s’y manifestait alors, simplement, comme un souffle discret, chacune de ces émanations contenues possédait, à mon sens, une force inspiratrice incontestable.

Ce sentiment vague, prenant alors des allures de constat péremptoire pouvant apparaître comme affabulations subjectives, prend ici, avec cet EP, AcCult, tout son sens. Loin de constituer une influence symbolique, cette volonté de puiser aux sources de résurgences diverses et variées, est donc une incontestable réalité.

Et effectivement, dans l’expression subtilement accomplie en des versions acoustiques délicates, où les mélodies de pianos de Günter s’unissent dans une simplicité émouvante à la voix d’Andy et aux guitares, essentiellement, sèches de Stephan, le groupe nous offre une vision légèrement différente de celle qu’il nous offrit deux ans auparavant.

Tout d’abord, le groupe réinvente ses propres titres. Les dépouillant de leurs éléments les plus électriques, pour en proposer une version, principalement, acoustique et ce afin de privilégier la pureté d’une émotion immédiate. Ces morceaux s’alourdissent alors, indéniablement, d’un effet poignant délicieux. Ainsi « My Crying », « Father » et « How Many Tears » acquiert une incontestable profondeur saisissante. De plus, sans en trahir l’essence première, Andy Kuntz et les siens, loin de se contenter d’en reproduire le plus fidèlement possible chaque note, dans une version simplement épurée de toute allusion électrique, nous en propose une évolution, certes, parfois infime, mais toujours intéressante. Le résultat possède ce charme intimiste bouleversant presque indescriptible.

Outre ces excellentes variations sur son propre thème, Vanden Plas tente de bercer nos esprits dans les volutes suaves de certaines reprises diverses. Pour ce faire il nous transporte dans le swing ensorcelant, par exemple, d’un « Georgia On My Mind », du grand Ray Charles, dans lequel se marient un piano charmeur à une voix séductrice, et où seules les ardeurs de ces guitares, certes, lointaines apparaissent incongrues. Véritable expiration inspirée, l’œuvre continue de se perdre dans les dédales d’une promenade délassante. On y trouve ainsi les plaisirs d’une ballade pop « Des Hauts, des Bas », repris de l’œuvre de Stefan Eicher, dans une douce interprétation d’une rare beauté. Si le chant d’Andy, entièrement en français, pourra apparaître, dans son interprétation, comme frêle, le trouble superbe qui naît de cette confrontation entre ce timbre fragile et ce piano, est d’une délicatesse exemplaire.

De toutes ces velléités les plus diverses, celle de rendre hommage à Marillion, illustres groupe prog, s’il en est, en reprenant « Kaleigh », s’inscrit indéniablement, aujourd’hui, comme révélateur des desseins que poursuivra, par la suite, Vanden Plas. Le titre, sans éveiller la même intensité émotionnelle que d’autres déjà évoqué ici, demeure attachant.

En réalité seul « Days of Thunder », se terminant sur un « Rainning In Blood », premier single gravé sur vinyl par le groupe, caché semblent quelque peu décalés. Incontestablement, aux sons de guitares électriques pour un titre Heavy pour l’un et aux sons de claviers désuets, teintées années 80, omniprésent pour l’autre; ces deux chansons peinent à nous convaincre tant leur énergie est déconcertante au cœur de tant de finesse.

Loin d’être parfait, AcCult crée pourtant de nombreux émois remarquables. De moments, souvent, touchants, en instants, parfois, seulement attirant, il nous propose un voyage marquant, malheureusement, trop court.

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