Carnage Victory

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16/20
Nom du groupe Sacred Steel
Nom de l'album Carnage Victory
Type Album
Date de parution 23 Octobre 2009
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album13

Tracklist

1. Charge into Overkill 03:46
2. Don't Break the Oath 03:48
3. Carnage Victory 05:56
4. Broken Rites 05:46
5. Crosses Stained with Blood 04:57
6. Ceremonial Magician of the Left Hand Path 05:04
7. The Skeleton Key 05:34
8. Shadows of Reprisal 01:33
9. Denial of Judas (Heaven Betrayed) 05:24
10. Metal Underground 04:22
11. By Vengeance and Hatred We Ride 05:16
Total playing time 51:26

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Sacred Steel


Chronique @ dark_omens

04 Mai 2014

Le début d'une toute nouvelle histoire...

Etrange destiné que celle des Allemands de Sacred Steel. Alors que seul paraissait compter pour eux les sempiternels poncifs d'un Heavy Speed Metal traditionnel et saxon que, semble-t-il, ils étaient prêt à défendre jusqu'à leur dernier souffle créatif, les premières nuances, soubresauts inattendus, et, soyons honnêtes, inespérées, d'un Slaughter Prophecy (2002) étaient venus agréablement nous surprendre. Ce disque nous offrait effectivement certaines expirations soutenues par des guitares plus âpres et plus tranchantes pouvant s'apparenter à des mouvances qui, du moins le croyait-on, étaient étrangères à ce groupe (Death Mélodique, Thrash, Death...), mais qui étaient aussi soutenues par des chants aux intonations parfois gutturales qui étaient, elles aussi, très proche de ces styles plus radicaux. Le fond de cette œuvre restant, tout de même, très classiquement dans l'esprit originel de ce que fit autrefois cette formation, cette première alerte avait, certes, surpris mais elle ne constituait pas véritablement le signal clair d'un changement plus profond. Cette première incursion en des sphères plus extrêmes allait pourtant bien dessiner une ligne directrice encore timidement assumée par la suite (Iron Blessings (2004)) mais qui allait définitivement devenir l'identité singulière de cette formation un peu plus tard (Hammer of Destruction (2006)). Dans ce contexte évolutif, en cette année 2011, Gerrit P. Mutz et ses complices nous offrent donc leur nouvel effort nommé Carnage Victory.

Si fondamentalement le propos de ce groupe continue de se nourrir, peu ou prou, de cette essence Heavy Speed Metal du vieux continent, désormais, il s'inspire également pleinement, et bien plus largement qu'auparavant, de ce Power Metal américains influencés, évidemment, par le Thrash Metal. Ce faisant il s'offre une identité très convaincante et très modernes que des morceaux aussi intéressants que les vifs et furieux Charge Into Overkill et Don't Break The Oath dans lesquels Gerrit P. Mutz s'autorise, à nouveau, ces interventions suraigües à la King Diamond ou à la Kaï Hansen, mais aussi que le très bon Carnage Victory, que le superbe Ceremonial Magician Of The Left Hand Path, ou encore, par exemple, que le splendide Denial Of Judas (Heaven Betrayed), somptueusement introduit par les parfums d'orient d'un dépaysant instrumental subtil, ne viendront assurément pas démentir. Pas plus d'ailleurs que l'excellent By Vengeance And Hatred We Ride.

Insistons aussi, et encore, sur la modernité de cet album dont l'analogie avec son prédécesseur direct nous permet de mesurer cette progression constante de tout instant et à tous les niveaux que subit ce groupe depuis la fin des années 90. Son propos attachant est donc désormais aussi soutenu par un son et une production remarquable et très actuelle.

D'aucuns, à l'esprit désespérément critique, pourraient simplement regretter la présence plus succincte ici des ces voix gutturales Death auxquelles Gerrit P. Mutz nous avaient pourtant habitué. Une absence qui, néanmoins, ne nuit pas à l'intensité d'un album tant les guitares y sont légèrement plus vives et plus acérées qu'à l'accoutumée.

Notons aussi, pour finir, que le groupe aura ici abandonné ces sempiternelles pochettes épico-médiévales au profit d'une illustration nettement plus contemporaine puisqu'on peut y voir quelques soldats planter un drapeau pourvu d'une tête de mort sur les ruines d'une ville actuelle. Cette magnifique illustration est nimbée d'une teinte verdâtre superbe et dérangeante. Le choix d'une telle représentation peut paraître anodin, mais, selon votre humble serviteur, il est une preuve supplémentaire démontrant, si besoin en était encore, que ce collectif aura définitivement abandonné ces appétits d'antan.

Après un long chemin, après beaucoup d'hésitations et après des débuts chaotiques, Sacred Steel aura su faire tous les efforts nécessaires pour suffisamment se remettre en question et, in fine, nous offrir ce Carnage Victory splendide.

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