Back Through Time

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Nom du groupe Alestorm
Nom de l'album Back Through Time
Type Album
Date de parution 03 Juin 2011
Style MusicalFolk Metal
Membres possèdant cet album237

Tracklist

1. Back Through Time 05:03
2. Shipwrecked 03:31
3. The Sunk'n Norwegian 04:07
4. Midget Saw 03:18
5. Buckfast Powersmash 02:33
6. Scraping the Barrel 04:40
7. Rum 03:29
8. Swashbuckled 03:53
9. Rumpelkombo 00:06
10. Barrett's Privateers (Stan Rogers Cover) 04:41
11. Death Throes of the Terrorsquid (ft. Ken Sorceron of Abigail Williams) 07:46
Bonustracks (Digipack Edition)
12. I Am a Cider Drinker (The Wurzels Cover) 02:58
13. You Are a Pirate (Lazy Town Cover) 01:33
Total playing time 43:02

Chronique @ AlonewithL

02 Juin 2011

Deux trois petites pépites, c’est tout. Le reste, ce sont des bouteilles vidées.

Arrrr ! Voilà qu’Alestorm repart à l’assaut du vaste océan en cette année 2011. Un troisième voyage donc, à écumer les ports, les tavernes, les galions qui auront le malheur de les rencontrer (Haha !). Que de joie de les voir de nouveau repartir. Mais auraient ils changé de navire? Toujours un vaisseau fantôme, mais c’est celui du Hollandais volant cette fois (Haha !). Bonne initiative ! D’après les dires d’un cul-de-jatte qui traîne souvent (c’est le cas de le dire) dans l’auberge « Au tonneau dépucelé », l’équipage d’Alestorm compterait un nouveau marin. Le batteur Ian Wilson ayant été jeté à la mer, nourrir les requins, son remplaçant, un certain Peter Alcorn est venu accoster. Le diable fait déjà parti d’un autre équipage, mais irlandais, « For Ruin » d’après. Arrrr ! C’est toujours produit chez Napalm Records et deux ans après leur deuxième forfait, « Black Sails at Minight », que la bande du capitaine Christopher Bowes se lance dans une nouvelle grande aventure. Et c’est avec quelques voyageurs invités qu’ils vont nous la faire vivre. Mortecouille !

Des galions en vue, probablement de l’or, du rhum des Antilles (Hahah !). Premier navire en vue le « Back Through Time », l’éponyme de ce voyage. On entend le bruit de la houle, le vaisseau se trouve au milieu d’une tempête, la voix de l’invité Lord Jaldaboath se fait entendre avant que celle-ci ne soit tue par le bruit du canon. Puis les voilà pris dans un tourbillon créé par l’association des instruments cadencés par une batterie tapageuse. Un air d’accordéon parviendra à redresser la barre, laissant liberté à notre bon capitaine de faire entonner sa voix. Un chant qui ne convaincra pas entièrement l’équipage sur les couplets, les trompettes et trombone tenteront par moments de rendre le message plus percutant, sans plus grand succès. Seul le rythme endiablé donnera l’occasion d’espérer que l'ennemi ne leur échappera pas. Le bateau est pris dans la tempête. On se réjouit à l’écoute du refrain pris en chœur par tous nos hommes. Un cri victorieux après un combat difficile, il faut l'avouer, et un butin modeste. Mais « Alestorm » aura bien d’autres occasions de remplir ses cales d’or. Arrrrr !

Oui, se sera à nouveau le cas (Haha !), avec « The Sunk’n Norwegian ». On sent la grande épopée dans les accents folks produits par la keytar de notre joyeux capitaine. Ce fameux instrument qui nous imite l’accordéon diatonique. De l’or, des pistoles, des doublons, teinté de la plus belle des couleurs que notre bon Dieu nous a offert. De vrais rayons de soleil au refrain hymnesque du morceau. Arrrr ! Corne-bidouille ! Que c’est bon de se vautrer dans cet or. Du tout bon et dans les mêmes tonalités folk à l’abordage de « Scraping the Barrel », et son air doux, entraînant, qui ferait descendre une larme au grand Barbe Noire en personne. Les marins coude à coude, chantent ensemble cette chanson bien sympathique, même si on est encore blasé du chant du capitaine sur le couplet. Lui aurait on subtilisé sa jambe en bois télescopique pendant qu’il dormait avec Coco son perroquet? Remplacé son ragoût de rat habituel par de la salade? Sir Christopher Bowes s‘est levé du bois gauche, et ne partage pas la bonne humeur de ses hommes. On est très loin de la grande ambiance qu’il y avait eu lors du premier voyage, « Captain’s Morgane Revenge ». On ne sent plus l’entrain, la puissance de leurs grands débuts. Enfer !

Pas grand-chose à se partager de l’attaque de « Swashbucked ». Que ça traîne (comme le cul-de-jatte de l’auberge). Que c’est ramolli. Les cuivres nous font des pseudos airs symphoniques qui font le même effet d’un canon qui aurait pris l’eau, ou que l‘on aurait rempli de rhum pour boire avec. Même les chœurs ne nous enchantent plus. Seul l’air de la keytar retiendra encore notre attention. Pire encore, « Midget Saw » et son rythme beaucoup trop hâtif, étouffant autres instruments et chants, qui croient en plus bon de le suivre dans ses dérives. Monsieur Alcorn aurait-il fumé quelques plantes avec les indigènes des Caraïbes ? Non, ce n’est pas cela. Il semblerait plutôt que l’équipage entier se soit attaqué à la cargaison de rhum du navire pendant que le capitaine avait le dos tourné. Diantre ! Voilà peut-être l’explication de sa mauvaise humeur. Arrrrr ! Ils ont l’air content d’eux en plus. « Rhum, Rhum, Rhum » que l’on entend sur ce titre au nom si évident, « Rum ». Que l’on aurait du baptiser « Ram ». Les nigauds auraient criés « Rame, Rame, Rame », plus convenable au dit morceau. Arrr ! Les trompettes et trombone avaient l’air plus vifs cette fois. Mais les vapeurs de l’alcool aidant, tout ceci était en train de vaciller dans la facilité et la redondance. Tonnerre !

Le capitaine s’invite à la fête et se saoule en bonne compagnie. Ils ont l’air bien esquinté. Palsambleu! Quasi incapables de se battre comme de vrais hommes sur cette reprise alcoolisée de « Barrett’s Privaters » du canadien Stan Rogers. Même le soli annoncé de Heri Joensen (Týr) ne parviendra pas à casser cette maudite cadence embrumée qui n’en finit pas. Je ne gaspillerai pas mes postillons à vous parler de l’innommable « Rumpelkombo » de sept secondes, qui dure en réalité deux secondes. Non, je ne le ferai pas. Sauf, si vous m’offrez une bière dans l’auberge « Au Tonneau dépucelé ». Arrr !

Après la beuverie, le capitaine a du concocter un mélange de sa fabrication pour requinquer tout ça. L’esprit bien étourdi, il ne se souvenait simplement plus de la recette. Cela avait l’air de fonctionner avec une forte implication symphonique sur « Death Throes of the Terrorsquid ». Ils ont cependant pris une forme bien inquiétante. La musique nous donnerait ici des frissons, au départ, mais en fait ils ont tous la gueule de bois et n’ont pas vraiment l’air d’avoir repris leurs beaux souliers. C’est alors, après la moitié de piste, que ceux-ci se font surprendre par un monstre marin au cri effroyable du nom de Ken Sorceron (Abigail Williams). Debout matelots! C’est sauve qui peut, dans les remous du black symphonique. Oui, du black symphonique! Vous me prenez pour un menteur? J’en ai châtié pour moins que ça. Du black symphonique à la « Dimmu Borgir ». Surprenant, intéressant, on en retiendra de plus que ce maudit passage, effaçant de l‘esprit tout le reste. On sent l’incorporation forcée, l’introduction d’un corps étranger dans un autre corps (hum!). Il faut dès lors avouer que les mélanges ainsi que les mariages forcés ne réussissent pas trop à « Alestorm ». Remarque cela fait une bonne conclusion à notre voyage. Sauf pour ceux qui devront le continuer avec la version 13 pistes édition limitée. Quelle superbe transition avec le titre suivant « I Am a Cider Drinker » (ton ironique).

Arrrrr ! Notre capitaine tentera également le thrash metal, croyant que le meilleur remède au mal de crâne carabiné est de jouer du « Swashbuckle » (Haha ! Hum !). « Buckfast Powersmash » nous invite donc à des alternances entre musique délirante réchauffée et agressions brutales au thrash metal. En plus de cela on sait dès à présent que le rhum bu était frelaté. Écoutez ses renvois. Le résultat ici a atteint le niveau de l’ancre. On aurait presque envie de passer sur la planche pour en finir une bonne fois pour toute. Cela réussira mieux à moindre dose. Beaucoup mieux même si on en juge « Shipwrecked ». Ce que l’on retient du thrash metal se limite cette fois à l’entame et à un bref passage au 2/3 piste. (Haha !) De l’engagement. Du plaisir d’entendre la voix du capitaine cette fois. Palsambleu! Ce n’est pas la grande gloire, mais on est situé à des milles d’avance sur ce qu’ils vont nous réserver sur les deux titres bonus. Corne de bouc !

Tout d’abord, « I Am a Cider Drinker » reprise de « The Wurzels » et ses relents polka. Une chanson bourrée pour bourrés. Mais le taux d’alcoolémie va monter en flèche et le ballon alcooltest pétera au nez du gentil gendarme sur « You Are a Pirate ». Une reprise cette fois d’une chanson issue d’une émission pour enfants très célèbre en Europe, et qui nous vient d’Islande. Je veux bien entendu vous parler de LazzyTown. Arrrgh ! Après la reprise de « Wolves of the Sea » de « Pirates of the Sea » (titre interprété à l’origine à l’Eurovision 2008) sur l’Ep de 2008 et l’album de 2009, cette fois c’est lapin. « Alestorm » nous repompe toutes sortes de chansons imaginables, du moment qu’il est question de pirates. Arrr ! Marins d’eau douce !

Un bien maigre butin. Nos écossais comptaient pourtant étriller la concurrence du folk scandinave, comme il était suggéré sur la pochette. Grrrr ! Après les années de fortune, voilà arrivé les années d’infortune. Deux trois petites pépites, c’est tout. Le reste, ce sont des bouteilles vidées. Quelques mélanges frelatés qui donneront la colique au bout de quelques gorgées. Une compagnie d’invités pas très utiles. Je vous mettrai aux fers tout ça. Mordiou ! Palsambleu ! Vous me nettoierez le pont pour la peine, et je veux me faire peur en regardant mon visage au travers. Arrrr !

12/20

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Hacktivist - 09 Septembre 2012: Je sais pas.
AlonewithL - 09 Septembre 2012: Et moi je suis le chaperon rouge, mais personne me crois ^^'
edenswordrummer - 02 Avril 2013: Personnellement, je suis un grand fan d'Alestorm, j'adore ce que fait ce groupe en raison de leurs capacité à rester aussi créatif, et ce, dans un domaine aussi restreint que le folk métal (ou pirate métal si on veut être plus précis). Je trouve que leurs chansons donnent une pèche pas possibles et sont superbements bien ficelés :) Par contre, malgré le fait que je ne sois pas d'accord avec ta chronique, je la trouve extrèmement bien écrite avec beaucoup d'humour et on voit bien que tu parles en connaisseur. Très bonne chronique même si on ne peut pas tous apprécier Alestorm :D
AlonewithL - 04 Avril 2013: Je te remercie.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

27 Septembre 2011

Album plutôt pas mal, mais affreusement trop influencé par les albums précédents...

Alestorm est un groupe qui n'est qu'âgé que de quelques années, moins d'une dizaine, et pourtant, ce groupe écossais de Pirate/Folk/Power Metal a déjà su se procurer une grande notoriété. En deux ans, le groupe aura déjà sorti deux premiers albums, qui ont réussi, malgré la jeunesse du groupe, à attirer beaucoup de fans. Ces derniers se nommaient Captain Morgan's Revenge (Premier essai de 2008), ainsi que le très bon Black Sails at Midnight (Sorti un an plus tard). Depuis sa formation en 2007, Alestorm nous pond des albums à la personnalité très marquée : Choeurs dominants, batterie très énergique, instruments divers rajoutés à la musique, une ambiance de pirate, faisant penser à chaque fois à la grande aventure à travers les océans.

Si ces deux premiers albums ont été donc assez réussis, il nous faudra deux ans d'impatience avant qu'Alestorm ressorte de sa cachette et revienne à l'assaut avec un nouvel album, appelé Back Through Time. Si ce nom semble assez révélateur, il n'en sera pas moins pour la pochette, qui se penchera sur un aspect bien différent comparé à celles des deux albums précédents, notamment au niveau des couleurs... Back Through Time nous offrira une pochette très belle dans son ensemble, couleur bleu ciel dominant le tout, un pirate défiguré venant tout détruire sur son passage avec son énorme bateau en arrière plan, et le logo resplendissant d'une couleur rouge sang.

Cette pochette, vous l'aurez compris, est extrêmement réussie... Mais la globalité de l'album sera disons assez décevante. Je m'explique. Black Sails at Midnight nous avait offert des morceaux excellents ainsi qu'une humeur débordante de joie et de festivités en tous genres. Back Through Time, commençant par le morceau du même nom, nous offrira d'entrée certes beaucoup de véracité et de directive, le batteur se branchant même sur des blasts. Jusqu'à la fin de ce morceau on croit avoir affaire à un nouveau Black Sails at Midnight, mais détrompez vous ! Cet album dans la grande majorité des morceaux possède un manque d'originalité et d'innovation. « Shipwreched » est un morceau de grande classe, mais on ne peut ressentir ceci à chaque écoute que lorsqu'on ne possède que cet album. Ce morceau est trop ressemblant à certains morceaux des albums précédents, et on reste un peu sur sa faim malheureusement.

C'est pareil pour les titres comme « Midget Saw », « Scraping The Barrel » (Dont la mélodie est beaucoup trop proche d'un « The Quest » qui apparaissait dans Black Sails at Midnight en première poste), et « Buckfast Dowersmash ». On retiendra cependant quelques perles comme « Back Through Time », l'excellent « Rum » et aussi « Smashbuckled ». Mais la pire prestation restera « Barrett's Privateers », morceau repris de Stan Rogers, morceau émouvant, et calme. Si l'on connait cette version, il sera quasiment impardonnable d'admettre que les Ecossais ont repris un morceau d'une sorte telle que des choeurs soules et une ambiance festive à souhaits... Et on remarquera également la présence curieuse de « Rumpelkombo », soi disant morceau d'une simple durée de 6 secondes... Franchement totalement inutile...

Back Through Time possède beaucoup de déchets dans son ensemble, et sera très nettement moins réussi que ses deux prédécesseurs, au grand dam de certains fans du groupe ayant été déçus. Enfin, Alestorm ne se sera pas transformé en un groupe ridicule à cause de cette prestation, mais on sentira quand même un certaine nostalgie lors de l'écoute de cet album, nous rappelant les bombes que les autres opus contenaient. Alestorm reste malgré tout grand, et ne redescendra que lorsque ses membres auront décidé de stopper le groupe...

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Commentaire @ MetalAngel

27 Août 2011

ALESTORM a su se renouveler tout en conservant son empreinte personnelle.

Le métal n'est pas une musique totalement fermée aux mélanges, parfois exotiques, qui créent des ambiances particulières. Certains groupes aiment s'aventurer vers des terrains à priori glissants mais qui, au final, peuvent s'avérer payants. En effet, marier ensemble des éléments électriques et acoustiques apparaît aux yeux des puristes comme une démarche impossible à gérer ou farfelue. Pourtant, il n'en est rien. De nombreuses formations, à commencer par celles provenant du nord de l'Europe, l'ont démontré avec brio. Il faut bien l'avouer, la folk est bien la continuité logique du métal, ou l'inverse d'ailleurs. Cette union, quasi alchimique, entre ambiances celtiques ou issues de certains folkores populaires et musiques plus modernes, est une brillante évolution artistique, car elle permet une fusion parfaite et plutôt bien réussie du passé et du présent.

Et dans ce domaine, l'on peut effectivement avouer que les écossais d'ALESTORM sont très doués. Leur cocktail folk / métal est d'une efficacité redoutable. Ces corsaires des Highlands nous racontent des histoires diverses mais ayant presque toujours pour thème l'alcool, les pirates ou la fête…Un peu comme les finlandais de Korpiklaani ou de Finntroll, dont l'éclectisme, thématique ou artistique, est comparable. Musicalement influencés par des pointures du black telles que Bal-Sagoth ou Primordial, pour ne citer que les principales, ALESTORM a su quand même imposer une personnalité propre bien trempée, qui ressort par tous les pores de leur troisième et nouvel album (déjà !) intitulé ‘Back Through Time'. Avec un nom pareil, s'agirait-il d'un éventuel retour aux sources ? La question semble un peu déplacée, d'autant plus que le groupe n'a pas changé sa musique ne serait-ce que d'un iota ou modifié sa trajectoire musicale. Alors, que peut-on répondre à cette interrogation sans fondement ? Tout simplement, que nenni. Non, ALESTORM, depuis le début, fait de l'ALESTORM, sans se prendre la tête. Point barre.

Ainsi, l'on retrouve les pierres fondatrices du « pirate-métal » d'ALESTORM : des mélodies imparables et des chœurs épiques, des riffs meurtriers, des vocaux gutturaux ou plus accessibles, le tout englobé dans une barrique délicieusement empoisonnée de rythmes plus ou moins power métal. Oui, ALESTORM n'a ni changé de recette, ni de crémerie. Même si l'histoire veut que les joyeux lurons aient changé, cette fois-ci de navire (cf. le gréement noir en fond sur la pochette) pour occuper celui du célèbre Hollandais Volant.

Sur ce nouvel opus des héritiers de William Wallace l'originalité n'est pas tout à fait absente. En effet, même si la musique donne véritablement la pêche et suscite une pépie d'enfer qui pourrait satisfaire les bourses de tous les taverniers de la région du Loch Ness, on ne se lasse pas facilement du folk distillé par ALESTORM. Chacun des titres ne ressemble pas au précédent : de nombreuses surprises ponctuent régulièrement la rondelle. Le groupe possède assurément un réel potentiel de composition qui, avec un peu de plus d'imagination et d'expérimentation, aurait pu donner plus de charisme à sa musique, sans toutefois manquer de lui apporter de la personnalité. A défaut de devenir un laboratoire musical culotté, nous retrouvons quand même ici de la fougue, de l'entrain et de la bonne humeur qui incitent l'auditeur à festoyer encore et encore entre potes, jusqu'à un complet épuisement.

Le nouvel album d'ALESTORM, ‘Back Through Time', est un concentré d'énergie made in Scotland. Il n'y a qu'à jeter une oreille attentive sur la trilogie « Shipwrecked » / « The Sunk'n Norwegian » / « Midget Saw » pour se retrouver définitivement scotché contre un mur d'amplis Marshall et ne plus pouvoir s'en défaire. Rien que ça !! Les autres compositions sont, à quelques détails près, dans une veine similaire. Après leur écoute et en découvrant progressivement cette troisième production, ma remarque du début concernant le fait qu'ALESTORM fait de l'ALESTORM n'est que partiellement justifiée, puisqu'un air de nouveauté fait son apparition au milieu de tous ces chants de guerre à la gloire de l'alcool et de la confrérie des pirates : des titres comme « Powermash » ou « Scrapping The Barrel » prouvent que le groupe sait à la fois s'amuser en empruntant certaines figures de style musicales à d'autres genres, comme le reggae ou le rock barré des seventies, et être plus « romantique ». La formation menée par le claviériste-chanteur revient quand même à des choses plus directes dans la seconde partie de l'album, pour terminer sur une note épique et grandiloquente avec « Death Throes Of The Terrorsquid », qui comptabilise près de 8 minutes. Ce dernier titre nous narre l'histoire de marins qui croisent malencontreusement la route du Léviathan, en mêlant subtilement power, heavy et black symphonique. Une pure réussite !

Vous aurez compris à travers cette chronique que ce ‘Back Through Time' est un chef d'œuvre. Il ne contient que d'excellentes compositions et aucun titre de remplissage. ALESTORM a su se renouveler tout en conservant son empreinte personnelle. Une prouesse que peu de groupes savent désormais réaliser. Par ailleurs, la production de ce nouvel album permet également aux écossais de donner le meilleur d'eux-mêmes en magnifiant leurs créations. Attention à vous, moussaillons, Davy Jones et ses sbires sont définitivement de retour pour vous achever à coup d'hymnes sauvages et savoureuses ! A l'abordage, par Jack Sparrow !!!!!!!

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AlonewithL - 27 Août 2011: "Je n'ai pas dit que la musique était influencée par Bal-Sagoth ou Primordial, mais que le groupe l'était, nuance."
Quand on parle directement des influences d'un groupe, c'est pour parler de sa musique? à moins que tu ais voulu parler d'estime, ce qui n'a plus rien à voir.

"Un groupe peut être influencé par des combos qu'il apprécie sans que la musique de ces derniers n'apparaisse clairement dans sa musique à lui..."
Et toi tu es parvenu à déceler celà alors qu'à l'évidence même en ayant l'oreille acrochée Alestorm est à cent lieux de Primordial et à 10000 de Bal Sagoth.

"Par exemple, Steve Harris est un fan de Stray, est influencé par ce groupe des 70's. Pourtant, dans la musique d'Iron Maiden, il n'y a aucun élément de la musique de Stray..."
Ici, on a un groupe atypique de folk metal. L'album contient beaucoup de chansons à boire. à part pur une partie de "Death Throes of the Terrorsquid" il n'y a strictement aucune réfèrence au black. Là tu as clairement parlé d'influence, donc au niveau de la musique. Tu tentes en ce moment de tourner celà et faire croire que tu parlais d'une amitié probable dont le lecteur n'a que foutre.

Concernant les reprises que sont "Barrett's Privateer" et "I Am A Pirate", je ne les considère pas vraiment comme des titres de remplissage car ils s'intégrent vraiment bien à l'ensemble. Voilà pourquoi je n'en parle pas comme tels.
"Rumpelkombo" le titre inutile de 6 secondes (ou plutôt 2) n'est donc pas du remplissage pour toi? "I'm a Cider Drinker" est aussi une reprise. Ils ont tué l'âme de "Barrett's Privateers" chanson émouvante consacré aux gens de mer pour en faire une chanson à boire encore moins originale et copiée à Korpiklaani. Les deux autres reprises sont du foutage de gueule.

"Et puis, qu'as-tu contre les gens qui gardent, malgré toutes les épreuves de la Vie, leur âme d'enfant ? Moi, je trouve ça chouette, au contraire. Au moins, on conserve une part d'innocence que les autres ont perdu à force de se laisser envahir par des affaires trop matérielles et pas assez spirituelles."
Quand celà perd son sérieux et que ça prend en même temps les gens pour des pigeons. Il n'est plus question d'innocence.

"Enfin, comment parler du pirate-metal sans faire allusions aux pirates, puisque la musique d'Alestorm, même si elle est métallisée, possède quand même des éléments de chansons de marins ? J'aurais pu, évidemment, parler de films tels que "Pirates" avec Walter Matthau ou "L'Île aux pirates" avec Geena Davis...Mais, question d'actu, je me suis laissé aller à faire la comparaison avec le film des studios Disney."
Ces films n'ont rien à foutre dans une présentation d'un disque de folk metal, même si le concept est centralisé autour des pirates. Je remarque simplement que c'est une habitude grotesque pris par certains chroniqueurs. Je crois même qu'il en est déjà fait allusion dans les précédentes chroniques somiennes sur le groupe. Au bout du compte Jack Sparrow dans Alestorm ça commence à être chiant.

"J'espère que je réponds à tes question, râleur perpétuel. ;-)"
Pas vraiment! Mais il faudra s'en contenter. Dommage que tu n'ais pas fait de comparaison aux autres volumes. Je doute que tu les ais écouté. Il aurait fallu pourtant. Tu n'aurais certainement pas parlé de retour aux sources.
 
touryst - 03 Septembre 2011: Sympa comme chronique, moi aussi j'aime bien l'album.

En revanche, je ne suis pas sur que scraping the Barrel soit une "chanson à boire". Scraping the Barrel est une expression anglaise signifiant "ne pas avoir d'autre choix que d'utiliser les restes" (gratter le fond du tonneaux)
Tout le morceau parle plus de leur parcours
"You may think you've heard all this music before,
That Running Wild did it back in '84
But times are a-changing and we don't give a damn!
So if you don't like it, go start your own band!"
ça me semble plus une histoire sur eux, destinée à leurs détracteurs qu'une véritable chanson à boire...

Autre petite remarque, Death Throes of the Terrorsquid ne relate pas une rencontre hasardeuse avec le léviathan, mais bien une chasse pour tuer ce monstre !



Sinon, j'aimerai bien savoir AloneWithL, ce que tu appelle "chanson à boire" ?
C'est par rapport au thème des paroles ? ou au rythme ? ou autre chose ?
Parce que si on se réfère uniquement au thème, je ne compte que 5 morceaux sur 10 (j'enlève rumpelkombo) qui sont des chansons à boire (Shipwrecked, The Sunk'n Norwegian, Buckfast Powersmash, Rum, Swashbuckled)

Mais ce n'est que ma vision d'une "Chanson à boire"
AlonewithL - 09 Septembre 2011: Ma vision de la chanson à boire?! Il y a les paroles, l'air entonné, et le fait qu'il y ait une reprise en choeurs et cette vive impression de se retrouver dans une taverne plus que dans un autre endroit. Celà est particulièrement perceptible sur une bonne moitié des titres, ceux que tu as sité, en ajoutant Barrett's Privateers qui ne ressemble plus à rien par rapport à l'original (impression d'être entonné par des mecs bourrés, ne me dit pas le contraire) les 2 titres bonus, y compris le You are a pirate, chanson pour enfant devenu beuverie. Le pire c'est que ce n'est pas drôle, c'est affreusement linéaire si on enchaîne le tout. Tu pourrais simplement lire la chro juste avant pour avoir mon point de vue sur la chose ou bien faire une comparaison avec les autres opus.
Alestorm perd tout simplement son identité au profit de compositions faciles et d'emprunts aux autres formations. C'est ce que je reproche à ce volume en plus de la provocation gratuite sur la couverture.
AlonewithL - 21 Septembre 2012: "je suis d'accord avec tout ce que dis MetalAngel"

Y compris le rapprochement entre Alestorm et le duo Primordial/Bal Sagoth (qui n'ont d'ailleurs pas grand chose à voir entre eux)? écoute déjà ces groupes et après tu la ramèneras.
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