Asa

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Nom du groupe Falkenbach
Nom de l'album Asa
Type Album
Date de parution 01 Novembre 2013
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album80

Tracklist

DISC 1
1. Vaer Stjernar Vaerdan 04:39
2. Wulfarweijd 03:52
3. Mijn Laezt Wourd 03:45
4. Bronzen Embrace 04:01
5. Eweroun 05:49
6. I Nattens Stilta 06:24
7. Bluot Fuër Bluot 03:58
8. Stikke Wound 02:57
9. Ufirstanan Folk 05:53
DISC 2 (Bonus CD Digibook Edition)
1. Beloved Feral Winter 05:10
2. En Lintinbluitin Faran... 04:46
3. Return to Ultima Thule 03:25
4. I Svertar Sunna Luihtint 05:59
Total playing time 41:21

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Falkenbach

  • Vaer Stjernar Vaerdan | Falkenbach
  • Wulfarweijd | Falkenbach
  • Mijn Laezt Wourd | Falkenbach
  • Bronzen Embrace | Falkenbach
  • Eweroun | Falkenbach
  • I Nattens Stilta | Falkenbach
  • Bluot Fuër Bluot | Falkenbach
  • Stikke Wound | Falkenbach
  • Ufirstanan Folk | Falkenbach


  • Chronique @ grendel

    13 Novembre 2013

    l'authentique Viking Metal est ici parfaitement représenté.

    Deux ans après la sortie de l'album "Tiurida" les Allemands de Falkenbach reviennent sur le devant de la scène avec un nouvel opus intitulé "Asa" et ont pour le coup changé de maison de production en signant chez Prophecy Records qui a déjà accueilli d'excellents groupes comme Alcest, Les Discrets ou encore The Vision Bleak. Le groupe s'est forgé une très bonne réputation en matière Black Viking et n'a jamais hésité à incorporer des instruments folklorique dans ses compositions pour aider à renforcer ces ambiances épiques chères au style et alterne constamment entre le chant clair et black.

    J'avoue que "Tiurida" m'a légèrement déçu par rapport à ce qu'est capable de créer le groupe et m'a laissé sur ma faim en raison d'un côté assez inégal comparé au reste de leur discographie. Première chose qui frappe sur ce nouvel album, l'artwork. Ce dernier représente comme il est de coutume chez ce groupe un paysage sauvage et montagneux mais est totalement teinté de bleu, ce qui démontre une certaine volonté d'apporter une touche de mysticisme à leur univers. Qu'en est-t'il donc du contenu ?

    Le morceau "Vaer Stjernar Vaerdan" ouvre l'album et l'impression ressentie à la vision de la pochette est tout de suite confirmée. Tout commence par des chœurs féminins très aériens qui nous font immédiatement nous élever vers un autre monde. Les guitares font ensuite leur apparition dans un mid tempo, le son est très lourd et martial en même temps. Arrive la voix claire facilement reconnaissable, grave et épurée en même temps. Les chœurs seront présents sur l'ensemble de la durée du morceau et un très beau soli fera son apparition sans jamais se montrer trop démonstratif. Je peux donc soupçonner que le groupe à repris du poil de la bête par rapport à Tiurida et ma curiosité me pousse à me pencher plus attentivement sur la suite.

    Et en effet la suite est tout autant appréciable, le groupe nous sert avec " Wulfarweijd" un morceau beaucoup plus pêchu, le rythme s’accélère clairement, le chant Black fait son entrée en scène et une nappe de synthé accompagne constamment les guitares agressives qui nous déverses des riffs pour le moins très guerriers. Juste un petit break acoustique calme le jeu en milieu de morceau avant de repartir de plus belle. Un morceau, court, direct et très efficace. La tension retombe avec "Mijn Laezt Wourd". Le tempo ralenti, les guitares jouent le même riff en son clair et saturé en même temps et le chant clair fait son retour. Le morceau est plus calme mais reste très entraînant, gardant le côté mystique du début d'album et une une guitare plaintive vient placer un petit soli en réponse au chant. Là aussi le titre est plutôt court, un peu plus de trois minutes mais l'essentiel est dit, et l'ennui n'a pas le temps de se faire sentir.

    Le groupe aimant alterner les morceau calmes et posés avec ceux plus agressifs et rapides, nous pouvons nous douter que le titre suivant sera plus violent et cela ne loupe pas. "Bronzen Embrace" démarre en trombes, avec blast-beats, chant écorché, le groupe sait toujours autant trouver les mélodies pour nous faire headbanger, un morceau très efficace également, certes qui ne réinvente rien mais qui reste très énergique. Ce dernier laisse la place à "Eweroun", ici nous pouvons très bien reconnaitre les mélodies Nordiques propres au groupe, le côté folklorique se fait enfin sentir ce dernier ayant été quelque peu délaissé sur les morceaux précédent. Le chant clair se fait accompagner pour le coup d'une chanteuse féminine pour nous conter les histoires de nos chers guerriers Vikings bravant les monts et les océans sur leurs fiers drakkars. Il s'agit là de mon morceau préféré, celui qui m'a le plus fait voyager à travers l'écoute de cet album.

    Le voyage débouche ensuite sur le plutôt malsain " I Nattens Stilta", j'entends malsain par ce riff très dark, accompagné de chœurs masculins qui restent en retrait et le chant black très crasseux. Le tout reste en mid tempo mais l'ambiance est très noire, comme si nos embarcations traversaient un espace maudit, constamment plongé dans une nuit sans fin. De légères orchestrations font leur apparition à la fin donnant un côté assez étrange au morceau. "Bluot Fuër Bluot" est du même acabit que les morceaux précédents, alternant les éléments folks et blacks, à cela prêt qu'une flûte accompagne régulièrement les autres instruments. Encore un morceau assez court mais toujours aussi efficace.

    Nous arrivons pratiquement au therme de notre odyssée, "Stikke Wound" fait son entrée, un morceau court lui aussi, moins de trois minutes mais très intense, la cadence très rapide est maintenue tout le long, le chant écorché est plein de vigueur, un souffle épique se fait sentir, en fermant les yeux nous pourrions presque sentir le vent de la mer nous fouetter le visage. Puis vient pour conclure le tout " Ufirstanan Folk", ma petite déception de l'album, il s'agit d'un morceau folk joué essentiellement avec une guitare acoustique accompagnée de la basse et de la batterie. Le tout est assez monotone, certes nous avons ces chants et ces mélodies Vikings mais cela reste assez banal et surtout le titre se termine assez brusquement. Je trouve ça plutôt dommage car c'est la dernière image de l'album qu'il nous reste en tête alors que tout ce qui le précède est de très bonne qualité.

    Quoi qu'il en soit Falkenbach nous a sorti un très bon album de Black Viking nous démontrant ce qu'est réellement ce style loin de tous ces autres groupes se revendiquants du mouvement Viking alors qu'il n'en ai rien. Les fans du groupe sauront l'apprécier quand aux autres ils peuvent découvrir la formation par le biais de cet album, il peut très bien faire office d'entrée en matière même si comme je l'ai dit, la plupart des éléments folkloriques présents lors des premiers ouvrages du groupe sont ici plus mis de côté. Toujours est-il que l'authentique Viking Metal est ici parfaitement représenté.

    12 Commentaires

    9 J'aime

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    Vanadis - 14 Novembre 2013: Personnellement j'aime beaucoup les analyses track by track, même concernant les albums qui forment un "tout". Et ici c'est plutôt réussi, merci. Je me penche de suite sur ce Falkenbach.
    AlonewithL - 14 Novembre 2013: Une chronique torchée une journée seulement après la réception de la promo. Eh beh!
    MikeSlave - 14 Novembre 2013: merci pour le papier. Tu es un poil déçu et tu colles 17/20 à cet album?!
    bref merci pour l'effort de rédaction...

    @Vanadis : track by track proscrit sur les chroniques... nous ne sommes pas au collège.
    menchi - 24 Juin 2015: Pour info, les mots italiens se terminant en 'o' font leur pluriel en 'i' : un solo, des soli puisqu'on a emprunté ce mot à nos petits voisins, ou alors solos pour la version francisée.
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    Chronique @ Katla

    29 Novembre 2013

    Un album qui se révèlera plus difficile à appréhender

    En avril 2013, Prophecy Productions, prestigieux label allemand, décidait de nous gratifier d’un single pour promouvoir le nouvel album de Falkenbach, ayant récemment rejoint ses rangs. Ce single, nommé Eweroun ("pour toujours / à tout jamais"), dont le titre même sentait l’envie de reconquête après un Tiurida décevant, rejetait littéralement toutes les craintes que l’on pouvait avoir sur le futur de Falkenbach. Une mélodie acoustique enivrante, un chant puissant et harmonieux, on ne pouvait tout simplement pas imaginer mieux. Un titre qui avait de quoi nous laisser rêveur sur le reste de l’album.


    Un nouveau label, de nouveaux horizons

    Revenons un peu en arrière. Là où Tiurida péchait, (car c’est un fait, l’album était en-deçà des espérances) c’était principalement au niveau des vocaux, et pour cause, ceux-ci étaient quasiment absents. Sur un total de huit titres, dont une intro franchement dispensable, cinq titres étaient en grande partie voir entièrement instrumentaux. L’album nous laissait du coup un malheureux sentiment d’inachevé. Vratyas Vakyas avouera lui-même par la suite être déçu de l’album, car inachevé, la faute en revenant plus ou moins à Napalm Records. Car depuis quelques années en effet le mastodonte autrichien semble de plus en plus presser ses artistes les moins prolifiques. En 2008 déjà les Norvégiens d’Asmegin en avaient fait les frais. Habitués à prendre leur temps, comme Vakyas, ils avaient été contraints de pondre Arv en seulement trois mois, de l’écriture au mastering. Chez Napalm on ne plaisante pas avec le calendrier, et c’est ainsi que, pressé par le temps, le label refusera à Falkenbach un délai supplémentaire pour finir l’enregistrement (des parties vocales notamment). C’est donc cet épisode malheureux qui impactera sur le contenu de l’album, mais également sur l’avenir du groupe chez Napalm, Vakyas décidant peu après de quitter le label autrichien pour rejoindre Prophecy, et ainsi se permettre de peaufiner l’écriture de ce sixième album.

    L’album du renouveau

    Connaissant le contexte, intéressons-nous maintenant à ce nouvel album, Asa. Avant même d’en lancer la lecture, plusieurs choses nous frapperont visuellement. L’artwork tout d’abord qui, s’il fait encore une fois la part belle à un peintre romantique allemand (avec, à l’instar de Tiurida une œuvre d’Albert Bierstadt), nous interpelle par sa dominante bleu nuit, très inhabituelle chez Falkenbach. Un bleu qui semble nous indiquer que ce sixième album sera plus froid que les précédents. Mais à part l’artwork, on se rendra vite compte d’un autre changement important, la langue utilisée. Car si par le passé Falkenbach a quasiment toujours utilisé l’anglais (quand les textes n’étaient pas tirés des Eddas et autres textes mythologiques), sur Asa, hormis un titre qui demeure en anglais, Vratyas Vakyas à décidé d’utiliser un ancien dialecte allemand, autrefois parlé par ses grand-parents. Un dialecte que Vakyas lui-même aura dû apprendre pour écrire les paroles de ce nouvel album, rendant ainsi un hommage fort à ses ancêtres, et conférant à l’album un côté plus personnel encore qu’aucun de ses albums précédents.

    Une musique contrastée

    Pour la structure de l’album, Vakyas a choisi de reprendre la recette qui avait fait le succès d’Heralding The Fireblade, à savoir une moitié de titres en chant clair et une moitié de titres beaucoup plus agressifs. Ainsi l’ouverture se fait avec un titre léger, Vaer Stjernar Vaerdan puis s’enchaîne rapidement avec Wulfarweijd, surprenant de par son agressivité. Et c’est le même schéma qui sera repris tout au long de l’album, alternant systématiquement les rythmes et les ambiances. C’est d’ailleurs ce mot, ambiances, avec un "s", qui résumerait au mieux l’album. Car si les visuels et la langue allemande contrastent avec les albums précédents, à l’écoute du cd on remarquera que la musique est empreinte de plusieurs styles, déjà propres à Falkenbach ou non. Si Mijn Leazt Wourd, par exemple, semble sortir tout droit de l’époque Ok Nefna Tysvar Ty, l’agressif I Nattens Stilta se rapprocherait lui plus des débuts (période En Their Medh Riki Fara). Et ces liens se font parfois par de simples détails, comme les chœurs utilisés sur le premier titre, qui étaient déjà utilisés sur Skirnir en 2005.
    Plus surprenant, certains titres (notamment les plus agressifs) feront parfois penser à d’autres groupes. Ainsi, Ensiferum n’aurait pas renié Wulfarweijd, qui, tant par son rythme, sa mélodie, que par le chant de Tyrann, se rapproche assez du groupe finlandais. Il en sera de même avec Bronzen Embrace, assurément le titre le plus écrasant de l’album (loin des standards de Falkenbach), qui nous fera immanquablement penser aux premières heures de Kampfar, tant par son rythme soutenu que par son chant proche de celui de Dolk.
    D’autres titres encore, comme le magnifique Eweroun, ou le final Ufirstanan Folk feront également figure d’ovnis, par leurs ambiances beaucoup plus folklorique.

    Pendant quarante minutes nous avons donc droit à un tour d’horizon impressionnant de toutes les facettes de Falkenbach, renouant avec le passé pour certains titres, et marquant l’arrivée de nouveaux éléments pour d’autres. On remarquera aussi que la plupart des titres sont assez courts, tournant autour des quatre minutes. Plus courts, et plus expéditif, (à l’image de Stikke Wound exécuté en moins de trois minutes), mais tout cela n’est évidemment pas le fruit du hasard. En effet, les membres du Grand Guignol (ex-Vindsval), Boltthorn, Tyrann et Hagalaz, autrefois simples musiciens de session, faisant aujourd’hui officiellement partie du groupe, ont pour la première fois pu prendre part à l’écriture. On se doutera donc que ce détail n’est pas étranger à la plus grande agressivité de Asa.

    Un album à plusieurs facettes… parfois difficile à appréhender.

    Si tout cela combiné apporte de la fraîcheur et de l’énergie à l’ensemble, cela a aussi, malheureusement quelques inconvénients. Car si sur Heralding The Fireblade l’alternance entre titres folks et titres plus agressifs semblait logique, fluide, car étant tous liés par une certaine harmonie, ici ce n’est pas le cas du tout. A tel point qu’on en vient à s’interroger sur la pertinence de cette structure, alternant titres blacks et titres folks de manière systématique et proportionnelle. Car si dans sa conception l’album renoue avec Heralding, les titres sont ici trop contrastés. En effet, si tous les titres pris individuellement sont bons, voir très bons, ce que l’on retient de Asa c’est son changement incessant de rythmes, parfois difficile à appréhender, et l’enchaînement des titres pas toujours évidents, l’exemple le plus flagrant étant certainement la transition entre Bronzen Embrace et Eweroun. Au final ces nombreux changements de rythmes nous donnent l’impression de passer constamment d’un album à un autre, ce qui malheureusement déséquilibre le tout.


    Loin d’être mauvais, Asa souffre d’un manque de cohérence qui le rendra plus difficile à appréhender. Cependant, si les premières écoutes seront plus difficiles, l’album n’est pour autant pas dépourvu de qualités. De ce fait, à aucun moment on ne remettra en cause la bonne volonté du groupe qui signe là un album parfois innovant, mais toujours puissant, qui lui permettra sûrement d’asseoir un peu plus, malgré tout, sa place au panthéon des maîtres du genre.


    Katla.

    1 Commentaire

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    Darksaucisse - 04 Décembre 2013: Merci bien pour ta chro'...
    Les morceaux écoutés sur le net m'ont convaincu, maintenant à voir dans la globalité comment cela va s'imposer...
    Et la contextualisation dans ton intro est d'ailleurs la bienvenue... ce timing imposée par Napalm, je n'en savais rien et du coup ça explique cette énorme déception pour Arv d'Asmegin, après un mémorable Hin Vordende Sod & So...
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