...Magni Blandinn Ok Megintiri...

Liste des groupes Black Viking Falkenbach ...Magni Blandinn Ok Megintiri...
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Nom du groupe Falkenbach
Nom de l'album ...Magni Blandinn Ok Megintiri...
Type Album
Date de parution 1998
Enregistré à Bluehouse Studio
Style MusicalBlack Viking
Membres possèdant cet album188

Tracklist

1.
 ...When Gjallarhorn Will Sound...
Ecouter08:29
2.
 ...Where Blood Will Soon Be Shed
Ecouter07:15
3.
 Towards the Hall of Bronzen Shields
Ecouter06:02
4.
 The Heathenish Foray
Ecouter05:29
5.
 Walhall
Ecouter05:29
6.
 Baldurs Tod
Ecouter05:54

Durée totale : 38:38

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Falkenbach



Commentaire @ Mika_Helvetia

20 Décembre 2005
Epique, Viking, un peu de Black et nous voici avec un assez bon Falkenbach qu'est ce Magni Blandinn Ok Megintiri.
Les différentes sonorités de clavier sont mises très en avant ce qui parfois rend difficilement perceptible la guitare.
Dès le premier morceau à la longue intro assez répétivie malheureusement mais tout de même prenante, c'est un son de gratte bien Black qui vient, mêlée à une voix sollenelle et évidemment... Viking ! Elle est tantot relayée par une voix Black des familles et les claviers se mettent en retrait pour faire place à des riffs biens rauques rappelant un de ces bons vieux enregistrements à la Darthrone.

La seconde piste, ...Where Blood Will Soon Be Shed, sonne plus Black que le reste de l'album, le côté Viking étant mis légèrement de côté mais toujours présent. Cette fois-ci les voix claires ne sont utilisées que comme choeur. Un morceau très sombre et moins répétitif que les autres. Mon attention a également été attirée par un coté froid provoqué par de très simples accords au clavier mais qui ont plus d'effet que les accords développés de la piste précédente.

Towards the Hall of Bronzen Shields nous offre des riffs plus heavy et à totalement délaissé le coté Black pour le Viking. A nouveau de simples accords givrants mais moins intenses que sur la piste précédente. La voix passe tant tot du claire au caverneux pour donner une dimension mystique au morceau. On notera aussi quelques effets naturels (éclaires, vents...) et un solo de gratt très prenant !

Dans The Heathenish Foray on touve un coté très épique et l'instrumentale nous plonge en plein 10ème siècle, période des grandes explorations Scandinaves... La voix manque toute fois de prestance et de sincérité.

Walhall corrige le tir avec une grande expression dans la voix. La batterie est hélas plus ou moins toujours la même. Mais cette fois Falkenbach a réussi a composer des accords au clavier plus variés et complexes qui ont été très bien intégrés au morceau. A nouveau l'apparition de cette voix caverneuse nous transporte dans une sorte de monde (immaginaire) différent du notre.

Le dernier morceau, totalement instrumental, plaira ou ne plaira pas. La composition n'est pas mauvaise mais trop répétitive à mon gout et la guitare est bien trop en retrait, pour une oreille peu exercée plusieurs écoutes sont nécessaires pour la déceler durant certains passages.

Un album qui séduira les amateurs de Viking et qui ne devrait pas décevoir les fans de Falkenbach. Il me plait de temps à autre mais ne m'a pas convaincu plus que tant... A réserver aux amateurs du genre !

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Karle - 15 Juin 2008: Tu as complétement faux Mika ! 12 c'est bien trop peu pour Falkenbach !
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Commentaire @ Morsifer

10 Mars 2013

Le vagabond en quête de...

Je dois l’admettre, j’ai découvert le fabuleux Falkenbach il y a seulement… deux semaines. Pour un metalhead qui secoue la tête depuis presque 15 ans maintenant, cela en deviendrait presque un pêché ! Mais bon, il ne s’agit pas ici de faire mon mea culpa, mais plutôt de parler de ce vagabond en quête de paganisme (la traduction grossière du nom du chanteur serait ‘le vagabond en quête de…’, ou ‘the searching wanderer’ selon Encyclopaedia Metallum).
Lorsque je suis tombé par hasard sur l’opus en question dans cette chronique, l’artwork est la première chose qui me frappa : des drakkars voguant au fil de l’eau dans une crique. Puis mon regard fut attiré par le logo du groupe. J’eus quelques difficultés à discerner de quoi il était réellement composé, mais je compris très vite qu’il y avait plus d’une référence à la mythologie et la culture nordiques, sujet dont je suis un amateur occasionnel. J’ai d’ailleurs décidé de vouer une bonne partie de cette chronique à ce logo bien pensé.
De retour chez moi, je passe la galette sur mon Mac et je me retrouve scotché à mon siège du début à la fin. Je fus à un tel point subjugué que je n’entendis pas mon épouse qui m’appelait pour le dîner. Résultat : une bonne claque sur l’arrière du crâne pour me ramener sur la terre ferme ! Mais laissons derrière nous cet épisode peu glorieux du mari battu et revenons aux choses sérieuses.

Dès le premier titre, les bons souvenirs de feu Quorthon de Bathory refont surface ! D’ailleurs, le troisième titre de l’album ‘Towards the hall of bronzen shields’ a un petit arrière-goût de ‘Nordland’, une des prouesses musicales effectuées par cet autre grand nom du viking metal épique.
Le deuxième titre ‘Where blood will soon be shed’ ne laisse aucun doute sur le sujet traité. Nous nous retrouvons transportés sur un drakkar en route vers des contrées inconnues avec à son bord des Vikings prêts à faire couler le sang.
‘The heathening foray’, quatrième titre de l’album, nous conte l’histoire d’un cavalier tentant de rejoindre ses compagnons de combat. Son voyage commence sur le rivage d’un pays inconnu et après un parcours éreintant à travers des montagnes enneigées, notre héros rejoint les rangs des fiers soldats qui, attendant le signal final des Dieux, lanceront le raid païen.
Les plus valeureux d’entre eux seront choisis par les Valkyries, ces belles en armures, pour effectuer leur dernier voyage vers le Valhalla (5ème titre de l’album), le paradis des braves morts au combat.

Vas, Ô preux cavalier !
Lance-toi dans la bataille, brandis ton épée couverte de runes flamboyantes
Laisse aller ta monture, laisse-la t’amener, à brides abattues,
Vers ton destin scellé par les Nornes mais qui t’est pour l’instant inconnu
Ne crains pas la mort, car les vierges en armures sauront récompenser ta bravoure
Non pas par de l’or, mais t’emmèneront au Valhalla,
Où t’attend Odin qui te préparera à l’ultime combat :
Le Ragnarök
Hâte-toi, soldat ! Car Odin, le père de tout,
Voit et entend tout grâce à Hugin et Munin.
Le marteau viking est lancé contre les chrétiens,
Ces démons, menés par Carlus Magnus,
Qui ont tenté de déraciner l’arbre sacré :
Yggdrasil, le porteur des neuf mondes.

Le titre final, sur lequel j’ai écrit ces dernières lignes, est instrumental. Même s’il est dépourvu de mots, il nous transporte par son atmosphère grandiose attisée par un clavier omniprésent, accompagné de guitares. La mélodie, bien que répétitive, est accrocheuse. Nous nous retrouvons en plein cœur de la mythologie nordique dans laquelle Baldur, le dieu de la lumière, fut envoyé dans le monde des morts, assassiné par Loki, jaloux de lui. Baldur fut d’ailleurs comparé à Dieu par les chrétiens pendant leur campagne de conversion forcée des peuples du Nord.

Venons-en maintenant à ce fameux logo truffé de références à la mythologie et la culture nordiques. Le nom choisi par Vratyas est le premier coup de chapeau qui leur est rendu.
Falken, ou faucon en français, nous fait penser à l’animal situé entre les yeux de l’aigle, lui-même perché au sommet de l’Arbre-Monde. Le mot ‘bach’, signifiant ruisseau, ne va pas sans nous rappeler les racines du porteur des neuf mondes, lesquelles sont liées à trois sources d’eau.
Maintenant si nous prenons le mot ‘bach’ avec la prononciation allemande, ne serait-ce pas là une tentative de la part de Vratyas de faire un petit clin d’œil à sa langue natale, l’islandais ? En effet, le mot islandais ‘barr’ sonne approximativement comme ‘bach’ en allemand et signifie ‘feuille’, si mes sources sont correctes.
Bach=barr phonétiquement parlant=référence aux feuilles d’Yggdrasil mangées par quatre de ses habitants, les cerfs Dain, Dvalin, Duneyr et Durathror. Cela tombe bien, notre artiste est un islandais vivant en Allemagne. Enfin, cette deuxième approche n’est que le fruit de l’activité de mes petites méninges et n’est, par conséquent, que basée sur des spéculations.

L’arbre situé au centre ne peut être qu’une image d’Yggdrasil, l’icône centrale de la mythologie nordique. Si nous décomposons le nom du célèbre spécimen arboriforme, nous découvrons qu’il est également connu sous le pseudonyme de ‘Cheval d’Odin’ (Ygg=un des nombreux diminutifs du dieu Odin et drasill=cheval). Et que ne voyons-nous pas aux côtés de l’arbre fétiche, deux splendides corbeaux. Des corbeaux, dites-vous ? Odin, le Père de toute chose, n’avait-il pas deux bons amis à plumes prénommés Hugin et Munin ? Les deux volatiles étaient ses yeux et ses oreilles dans le Midgard. H&M, doués de la parole, lui racontaient les petits potins quotidiens.

Passons au pied de l’arbre à présent. Les deux animaux le flanquant sont la première chose qui frappe le regard. Il ne peut s’agir que de Geri et Freki, les deux fidèles compagnons d’Odin. Le serpent pris dans les racines est, pour ma part, une représentation du dragon Nidhögg en train de se faire les dents. Je crois avoir vu également quelque part que le mot Nidhögg (ou Nidhöggr, je ne sais plus trop) signifie serpent.

Sans oublier, bien entendu, la retranscription du nom du groupe en runes, ainsi que le marteau de Thor pendant à gauche, énièmes références à la mythologie et la culture nordiques.
Il reste toutefois une énigme que je n’ai toujours pas résolue : que représentent les deux animaux sur la droite ? Il s’agit certainement de loups, comme Geri et Freki, mais ceux-ci sont déjà placés comme il se doit aux pieds d’Odin (ou d’Yggdrasil sur le logo). On a l’impression que l’animal du haut cherche à libérer son compagnon, pris au piège par la frise située au-dessus du nom du groupe. S’agit-il d’une référence à Fenrir, le loup qui dévora Odin tout cru?
Enfin, si quelqu’un a une idée, vous êtes le ou la bienvenu(e) pour nous en faire part.

Bon, ce pavé que je viens de pondre est plutôt imposant. Je pense que plus d’un lecteur risque d’être rassasié avant la fin et, pour les plus téméraires, j’ai bien peur qu’ils finissent avec une indigestion ! Je tenais simplement à me racheter aux yeux de ce talentueux Vratyas, qui ne verra, certes, jamais cette chronique. Mais comme le dit le proverbe : c’est l’intention qui compte.

20 Commentaires

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Morsifer - 13 Mars 2013: Ha, l'enfoiré....
samolice - 13 Mars 2013: T'en fais pas Morsifer, j'ai mis un mois à reconnaître le gars que j'ai mis pour mon propre avatar.
Morsifer - 13 Mars 2013: Moi, je n'ai pas ce problème de ce côté-là, vu que c'est juste un sac d'os s'entraînant à la technique du riff sur un autre sac d'os
DerivationTNB - 25 Mars 2013: Chronique très plaisante à lire. Effectivement légère sur la description musicale (ce qui est fort dommage sur un forum qui y est dédié ;) )mais très satisfaisante intellectuellement. Sinon Bienvenue et merci pour ton écrit peu orthodoxe. :)
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Commentaire @ Paganwinter

11 Mars 2008
Falkenbach, j’ai un peu envie de dire que c'est un peu un groupe à part dans la scène black viking, en tout cas je ne peux pas me vanter de connaître un groupe qui produit une musique similaire. Pour aimer Falkenbach, selon moi, il faut être attaché aux cultes nordiques, il faut pouvoir se plonger dans l’ambiance viking, pouvoir s’imaginer dans un drakkar ou arpentant les grands plaines de terres inconnues. J'entends par là que l’imagination de l’auditeur peut faire valoir son pesant d’or sur la façon d’écouter les mélopées épiques de Vratyas Vakias

Six morceaux sont proposés, chacun a un petit plus, ou un petit moins, c’est selon. Mais il est indéniable que la musique est originale et mystifiante. Des hymnes à la nature, aux mythes et légendes. Musicalement on a affaire à un rythme posé, lent. Pas de folie guitaristique, pas d’hymne à la guerre sanglante, mais plutôt des airs qui poussent à la méditation, à réfléchir, à se mettre à la place d’un Einherjer qui part à la découverte du monde.

Premier titre, "When Gjallahorn Will Sound" commence par une intro bien folklorique, avec une mélodie qui reviendra à plusieurs reprise tout au long du morceau. Quelques accords plutôt rafraichissants au clavier font la richesse de ce morceau. Voix claires et voix black alternées pour le titre le plus varié, musicalement, de l’album.

Deuxième titre, "Where Blood Will Soon Be Shed" est plus axé sur le black. Lent et riffs simples, avec un clavier assez standard, cela nous donne un titre plutôt moyen, le moins bon de l’album, selon moi.

En numéro trois, "Towards the Hall of Bronzen Shields" nous offre une très belle interprétation de voix claires très prenantes, ainsi qu’un riff solo très sympa. Typiquement viking.

En quatre, "The Heathenish Foray", morceau très folklorique et sympa, le seul défaut est la répétition, ça tire un peu sur la longueur.

En cinq, "Walhall", typiquement dans la lignée des autres, voix claires somptueuses au passage.

Et pour finir, un superbe morceau instrumental "Baldurs Tod", très prenant avec une mélodie nostalgique.

Voila pour le résumé titre par titre. Les défauts maintenant, qui sont valables sur toute la durée de la galette. Premièrement la guitare est assez molle et manque singulièrement de puissance et se cache littéralement derrière les autres composants de la musique. Et deuxièmement, quelques répétitions.

Un petit coup de cœur pour le logo de Falkenbach, qui je trouve est le plus beau de toute la scène métal extrême. L’Yggdrasil (l’arbre), un corbeau, un faucon bien sûr, des loups, sans oublier la superposition de texte façon gothique et d’alphabet viking. Bref un logo très réfléchi, chapeau.

Un album qui ne défraye pas la chronique, pas très prenant pour les auditeurs qui naviguent entre les genres de métal, mais un élément essentiel pour les fan de black viking.
A écouter, c’est tout de même de la très bonne musique comme peu en font.

17/20

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Morsifer - 17 Fevrier 2013: Tout d'abord merci pour votre chronique. Maintenant, et selon vos dires, pour aimer Falkenbach il faut être attaché aux cultes nordiques ??? Personnellement, et sans vouloir être chauvin, je suis plus attaché à la période carolingienne et j'apprécie pourtant la musique du groupe, malgré le fait que Charlemagne leur en a fait voir de toutes les couleurs aux blondinets des contrées froides du Nord!
De plus, Yggdrasil s'écrit avec deux g... Bizarre pour une personne qui semble aimer la culture nordique de se tromper dans l'orthographe du pilier de la mythologie nordique. L'arbre en question soutient tout de même les neuf royaumes !! Erreur de frappe peut-être?
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Commentaire @ Kuroikarasu

03 Décembre 2008
Excellentissime album de Folk/Viking metal de sieur Vratyas Vakyas, concepteur unique de cette merveille. C’est épique, violent parfois, mais jamais ennuyeux !! Je trouve ce groupe meilleur que Vintersorg ou Bathory (période viking), à cause d’une musique peut-être plus simple dans son écriture (en apparence) et donc plus abordable et plus fluide à l’écoute.
Les compositions sont assez recherchées et mélangent des éléments divers (jusqu’à la touche black metal des vocaux) mais toujours dans un esprit bien viking, avec des claviers « médiévaux » et des nappes de violons. Le chant, tantôt clair, tantôt black, est très bon et solide. C’est tout simplement sombre et beau, les riffs sont bien « couillus », parfois lents, parfois rapides, et tous les autres instruments ou sons sont incorporés aux compositions d’une manière très naturelle...
La palme du meilleur morceau pour « Baldurs tod », morceau instrumental rapide et épique...l’essence du viking metal en 6 minutes !!

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