WhiteWorm Cathedral

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Nom du groupe Necrophagia (USA-1)
Nom de l'album WhiteWorm Cathedral
Type Album
Date de parution 28 Octobre 2014
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album41

Tracklist

1. Reborn Through Black Mass 03:55
2. Vij 03:40
3. Angel Blake 04:00
4. Warlock Messiah 03:19
5. Fear the Priest 04:34
6. Elder Things 03:30
7. Coffins 01:50
8. Hexen Nacht 04:06
9. Rat Witch 05:34
10. March of the Deathcorps(e) 04:12
11. Silentium Vel Mortis 02:30
12. The Dead Among Us 04:28
13. WhiteWorm Cathedral 04:42
Total playing time 50:20

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Necrophagia (USA-1)


Chronique @ growler

23 Décembre 2014

Faire du neuf avec du vieux

Certains accouchements sont simples et d’autres se font dans la douleur, comme le dernier méfait de Necrophagia, “WhiteWorm Cathedral”. En effet, ce dernier a été quelque peu l’arlésienne puisque initialement, la sortie du disque fut prévue en 2012, avant d’être repoussé à plusieurs reprises, pour une publication en cette fin d’année 2014. Et, afin de faire patienter ses aficionados, la bande à Killjoy a publié quelques bribes dudit opus, au son plus que calamiteux, qui, au lieu de rassurer, laissa plutôt perplexe, voir, circonspect.

Faire du neuf avec du vieux est une recette qu’applique Necrophagia depuis quelques années avec, il faut bien le reconnaître, un certain succès et, au vu de l’artwork, l’auditeur fidèle sera certainement placé en terrain connu, car celui-ci est aussi « kitsch » que les précédents, beau ou hideux selon les goûts de chacun. L’introduction incantatoire féminine et ritualiste de « Reborn through black mass » plante immédiatement le décor, qui se révèle habituel chez Necrophagia, à base de samples de films d’horreur, avant qu’un riff répétitif, assez lourd et « groovy », ne fassent son apparition (du vieux avec du neuf, je vous dis…), et, ce riffing sera de mise tout au long de « WhiteWorm Cathedral », avec plus ou moins de réussite. Mais le groupe, même s’il a voulu simplifier son propos (dixit Killjoy), au travers d’accords et de structures de compositions plus simples, fait indéniablement preuve d’efficacité comme sur « Fear the priest », propice au headbanging inattendu, sur « Angel Blake » ou encore, sur « March of the deathcorpse » et son rythme martial qui dénote de l’ensemble de l’album.

Necrophagia excelle toujours dans l’art de mettre l’ambiance, avec l’omniprésence de claviers horrifiques, très datés, donnant une forte coloration morbide aux compositions du groupe, mais force est de constater que ceux-ci sont plus en retrait, par rapport à leurs dernières livraisons. Ils sont cependant utilisés à bon escient et leurs interventions sont toujours pertinentes. Aussi le son représente une vraie valeur ajoutée à « WhiteWorm Cathedral » tant il est massif et assez précis, nous rassurant par la même occasion quant aux morceaux dévoilés sur la toile avant la publication définitive de la galette. Il est important de signaler la qualité des solos, toujours soutenus d’une rythmique imparable, donnant de la « vie » à l’album (« ??? », « Angel Blake », « Elders things » ou « March of the deathcorpse » et « WhiteWorm Cathedral »).

Mais à force d’appliquer cette mixture (du neuf avec du vieux), le groupe finit par tourner en rond et se mordre la queue. En effet, le riff typique, qui fait certes, l’identité même des américains, tourne quasiment en boucle sur ce disque, avec, c’est mon impression, moins d’efficacité, et, amènent donc quelques longueurs, surtout quand les accords sont quelconques comme sur « ??? » ou « Heaxen nacht », ou génériques (« Coffins » ou « Rat witch »). C’est bien simple, à force d’écoutes répétées, il émane chez votre serviteur, une forte impression de redondance. Pourtant, quelques accélérations bien senties parsèment cette galette (« Elder things », les blasts de « Silentium vel mortis ») mais elles sont trop peu nombreuses pour annihiler ce sentiment de linéarité qui prédomine.

Aussi, Necrophagia est un combo rassurant qui livre des disques conforment aux attentes de ses fans, avec une prise de risques minimale, cela enlève indéniablement tout effet de surprise, ce qui est dommageable, au vu de la longévité et de l’expérience de la formation. Pour finir, et ce qui me rend assez aigri, est la longue durée d’attente entre « WhiteWorm Cathedral » et « Deathtrip 69 » qui n’amène finalement pas grand-chose au schmilblick, la publication de morceaux à la qualité sonore douteuse semble, de ce fait, purement stratégique et, essentiellement mis en ligne en vue de rehausser la qualité de cet opus, comme une sorte de poudre aux yeux.

Au final, Necrophagia livre du Necrophagia pur-jus, avec une mise en son assez massive, des accords typiques, une ambiance à l’avenant et un Killjoy fidèle à lui-même. Mais à quelques exceptions près, le riffing sent le réchauffé et est redondant, conférant à une certaine linéarité mal venue. Votre serviteur ressort déçu de l’écoute intégrale de « WhiteWorm Cathedral » pour qui, Necrophagia, devient une parodie de lui-même.

29 Commentaires

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tormentor - 26 Décembre 2014: Putain une vingtaine de fois t'as écouté en un mois ce skeud? Chapeau Growler! J'y arriverai même pas avec "leprosy" que j'adore plus que tout! Je comprend pourquoi tu le trouve chiant. Moi je l'ai pas écouté mais on s'y retrouve plus avec vos coms... Qui écouter...
growler - 26 Décembre 2014: Une vingtaine de fois en un mois, ça me semble raisonnable, ça fait même pas une fois par jour. Je fais pas mal de route, donc ça aide. Pour te forger une idée, écoutes le, ça sera le meilleur moyen de pouvoir te faire un avis.
MCGRE - 26 Décembre 2014: @Blaze ben écoute déjà la finesse c'est pas mon habitude , maintenant tu kiffe cet album tant mieux pour toi fait toi plaisir , je le trouve pas terrible comparer au reste de la disco du groupe point barre que ça te plaise ou non c'est pas mon problème je donne mon avis comme tout le monde peux le faire sur les comms d'une chro , c'est le but le dialogue , sans rancune .
Kshatriya84 - 07 Mars 2015: Le défaut majeur de cet album est le mixage. La production n’est pas « propre » mais massive, ce qui est n’est pas seulement une nuance, mais quelque chose de totalement différent. En soi, ce n’est c'est pas le problème, seulement, le mixage étouffe quand même sérieusement les riffs. Mis à part ça, me concernant, c’est du très bon necrophagia, l'ambiance horrifique est au rendez-vous, malgré quelque passage à vide, on ne s’ennuie pas. 15/20
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