We Care a Lot

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15/20
Nom du groupe Faith No More
Nom de l'album We Care a Lot
Type Album
Date de parution Mai 1985
Labels Mordam
Style MusicalFusion
Membres possèdant cet album95

Tracklist

1.
 We Care a Lot
 04:09
2.
 Jungle
 03:10
3.
 Mark Bowen
 03:33
4.
 Jim
 01:15
5.
 Why Do You Bother
 05:40
6.
 Greed
 03:50
7.
 Pills for Breakfast
 02:58
8.
 As the Worm Turns
 03:11
9.
 Arabian Disco
 03:18
10.
 New Beginnings
 03:45

Durée totale : 34:49


Chronique @ Groaw

07 Décembre 2019

Près de 35 ans après, We Care A Lot n’a pas si mal vieilli

1979. Il y a 40 ans maintenant se formait un jeune groupe américain originaire de San Francisco. Portant les noms de Sharp Young Men puis de Faith No Man, il faudra attendre deux ans avant que le quatuor adopte finalement le nom de Faith No More, en référence … à un chien. S’en suivront ensuite plusieurs années de démos et de changements fréquents de line-up, notamment au niveau des chanteurs. En 1984, Chuck Mosley rejoint finalement le groupe pour devenir le vocaliste à plein temps du groupe.

Il faudra attendre l’année 1985 pour notre formation inexpérimentée sorte leur premier album We Care A Lot. A partir de ce moment, Faith No More allait prouver qu’il n’avait rien à envier aux formations de l’époque, même si son année de célébrité et de consécration n’allait pas encore arriver. Mélange extravagant entre heavy metal et punk rock, We Care A Lot pose les bases d’un style novateur et unique, que le groupe continuera de travailler sur ses futurs travaux.

L’album est à l’image de la relation de nos musiciens : tortué, déstructuré, totalement bancal et maladroit. Mais ce sont aussi ces défauts qui font le charme fou de l’opus. Le titre éponyme, devenu entre temps l’un des morceaux les plus notables de la discographie de Faith No More, offre déjà cette perception étrange et extravagante. A la fois lent et groovy, la voix de Mosley ajoute un esprit très sarcastique tandis que les claviers dessinent une ambiance plus spatiale. L’ensemble reste néanmoins assez brut et grinçant.

Le caractère railleur et moqueur est particulièrement notable sur The Jungle, aux grattes plutôt froides et informes. Le chant sonne comme étant décalé et faux. Il est d’ailleurs amusant d’écouter comment le chant de Mosley, comparé à l’instrumental est faible et totalement démodé, accentuant cette impression de mépris et d’ironie. Néanmoins, on retrouve un peu plus d’énergie et de gaieté sur le refrain et son fameux « Jungle sounds great ».

L’ensemble des morceaux gardent cet aspect lourd et rude. Monsieur Mosley continue à jouer sur le ton de la dérision et de la ridiculisation. Son chant demeure sournois et embrouillé, déstabilisant et parfois dérangeant. Et malgré quelques ratages, l’opus propose de belles surprises, en témoigne de titre As The Worm Turns, plus atmosphérique, au riffing entrainant et intéressant, au vocal plus travaillé et accessible et au message fort.

Près de 35 ans après, We Care A Lot n’a pas tant vieilli. Même si nous sommes loin des pépites que sont The Real Thing ou Angel Dust, on écoutera plutôt ce premier album pour son côte nostalgique et son côté novateur de l’époque. Certains titres de l’album seront repris par la suite : We Care A Lot par KoRn, As The Worm Turns par Faith No More avec Mike Patton au chant dans la version bonus d’Angel Dust.
A l’occasion de la réédition de l’album en 2016, deux concerts seront donnés en compagnie de Chuck Mosley. Le 9 Novembre 2017, ce dernier mourra à l’âge de 57 ans suite à une surdose d’héroïne, laissant derrière lui deux albums certes imparfaits mais posant les bases de la musique du groupe.

2 Commentaires

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JeanEdernDesecrator - 07 Décembre 2019:

On a peine à imaginer FNM sans Mike Patton, et pourtant, l'essentiel était déjà là, même si Chuck Mosley était space, c'est le moins qu'on puisse dire... RIP Chuck

Merci pour la chronique  !

Groaw - 07 Décembre 2019:

J'aime bien les deux époques de Faith No More, même si comme la majorité d'entre nous, je préfère la période Patton mais il faut l'admettre : même si le chant de Chuck Mosley est décousu, il apportait une personnalité fraiche et folle à la formation

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