Vindictive Miscreant

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Nom du groupe Master (USA)
Nom de l'album Vindictive Miscreant
Type Album
Date de parution 01 Novembre 2018
Enregistré à Shaark Studio
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album12

Tracklist

1.
 Vindictive Miscreant
 
2.
 Actions Speak Louder Than Words
 
3.
 Replaced
 
4.
 The Inner Strength of the Demon
 
5.
 The Book
 
6.
 Engulfed in Paranoia
 
7.
 The Impossible of Dreams
 
8.
 Stand Up and Be Counted
 

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Master (USA)


Chronique @ BEERGRINDER

09 Novembre 2018

Nothing but a vindictive Death Metal

Précurseur du Death Metal au sein de Funeral Bitch / Master et Deathstrike, Paul Speckmann n’a jamais failli à la cause, Master a en effet traversé le chaos des débuts du style, l’explosion début 90’s, la période des vaches maigres qui a suivi, la nouvelle vague brutale ou technique et maintenant le revival old –school sans changer d’un iota sa façon de faire. Relocalisé en République Tchèque où Paul avait déjà officié au sein de Krabathor, il s’est entouré depuis une quinzaine d’années d’Alex et Zdeněk du groupe du cru Shaark.
Après des piges sur Pulverized Records et sur F.D.A. Rekotz l’écurie allemande spécialiste du Death à l’ancienne, Master a signé un deal avec Transcending Obscurity, le label d’Inde qui monte et propose depuis quelques années du Black, Death ou Doom souvent de grande qualité. Si on m’avait dit au passage en 1991 que le groupe signé chez Nuclear Blast atterrirait 27 ans plus tard sur une maison de disque indienne, j’aurais répondu à mon interlocuteur (en l’occurrence Nostradamus) d’arrêter de fumer la moquette.

Quoi qu’il en soit, chroniquer un album de Master n’est pas chose facile étant donné que rien ne ressemble plus à un album de Master qu’un autre album de Master, c'est-à-dire un Death Metal tourné vers ses origines avec des guitares agressives qui proposent une orgie de riffs Death / Thrash tous plus efficaces les uns que les autres, le tout accompagné de la voix hargneuse caractéristique de Speckmann, mais ce nouvel album prouve qu’après plus de 30 ans d’existence et douze albums (treize en comptant le terrible Unreleased de 1985), Master en a encore sous le pied. D’ailleurs le trio a aussi gardé sa bonne vieille habitude de balancer d’entrée de jeu un titre monstrueux, Vindictive Miscreant (2018) avec son redoutable morceau titre calme d’entrée tout le monde et ne dépareille pas de The New Elite, Subdue the Politician ou The Witch Hunt sur les trois précédents.
Actions Speak Louder Than Words (j’adore ce titre tant la musique que l’esprit, de mon côté j’utilise souvent l’adage : pas de bla-bla, des résultats) monte pourtant encore d’un cran l’intensité avec une rythmique absolument imparable tout du long.

Rien de révolutionnaire au niveau de la production, mais elle est parfaite : la batterie est puissante et organique et met en avant les frappes sèches et précises de Zdeněk, la basse de Paul est acérée permettant d’admirer sa science de la rythmique, et la guitare d’Alex est suffisamment en avant, il faut dire que pour sonoriser le trio de Master ça doit être moins compliqué qu’un cirque comme le Therion actuel notamment…
Master maitrise cet art de sonner ancien mais pas daté, old-school to the bones mais pas caricatural, tourné vers les racines mais pas périmé ! Quand on entend le chant de Paul Speckmann, il a toujours 20 ans, particulièrement efficace sur les morceaux moins rapides comme The Inner Strengh of the Demon d’ailleurs, avec quelques parties doublées du meilleur effet.

Même s’il y peu de différence entre les 4-5 derniers albums de Master, ce Vindictive Miscreant est tout de même un cran au dessus et se montre redoutablement homogène, même si ça et là on retrouve des airs de déjà-vu. Peu importe, chez Master on attend du Master et pas qu’ils réinventent la poudre ou se lancent dans des expérimentations hasardeuses.
Certes la seconde partie du disque est peut-être un peu moins enlevée et encore, The Impossible of Dreams avec la basse claquante de Paul est de très bon aloi.

Non seulement la musique tue, mais la pochette aussi grâce au travail de Mark Cooper et ce totem morbide vénéré par une sorte de zombie génétiquement modifié. Du coup en cette année 2018 déjà riche en sorties Death Metal, Master passe la tête et vient bousculer sans vergogne des groupes qui ont 10, 20, 25 ans de moins. Au passage je recommande au plus haut point la magnifique box die hard disponible à un prix tout à fait raisonnable sur le site de Transcending Obscurity avec des goodies sympathiques à l’intérieur : patch, médiator, sticker, carte dédicacée et même un magnifique sous-bock rigide à l’effigie de l’album ainsi qu’un ouvre bouteille TO, Kunal fait les choses en grand et ce n’est que justice que son label commence à bien marcher.

Pour les oiseaux de malheur qui professent la chute des grands anciens, quand on voit les offrandes cette année de Deicide, Krisiun et donc de Master, ils devront attendre un peu.

All hails the Master !

BG

10 Commentaires

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LeMoustre - 10 Novembre 2018:

Ca donne envie, et il est vrai qu'il est difficile pour le quidam qui n'a pas suivi assidument la discographie foisonnante de Master et sélectionner une oeuvre en particulier. Achat possible du coup. Merci pour cette chronique détaillée et le petit retour succint mais utile sur les disques les plus emblématiques de notre père Noël du deathmetal.

jeffff - 10 Novembre 2018:

Commandé direct à la distro de M. Speckmann et reçu ce jour, je vous conseille, pas de frais de port et envoi rapide avec goodies

scotch - 11 Décembre 2018:

"Action speaks louder than worlds" c'est un joli jeu de mot, mais je pense qu'il y a un "L" en trop wink

Une bonne chronique pour un excellent album !

BEERGRINDER - 11 Décembre 2018:

Oups, merci, c'est édité.

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