Master

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Nom du groupe Master (USA)
Nom de l'album Master
Type Album
Date de parution Octobre 1990
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album86

Tracklist

Re-Issue in 2017 by Hammerheart Records
1.
 Pledge of Allegiance
 02:39
2.
 Unknown Soldier
 02:44
3.
 Mangled Dehumanization
 02:34
4.
 Pay to Die
 03:15
5.
 Funeral Bitch
 02:21
6.
 Master
 02:59
7.
 Bass Solo
 01:55
8.
 Children of the Grave (Black Sabbath Cover)
 04:04
9.
 Re-Entry and Destruction
 02:53
10.
 Terrorizer
 03:54
11.
 The Truth
 03:19

Durée totale : 32:37


Chronique @ Fabien

04 Janvier 2008
Master naît à Chicago en 1983, suite à la rencontre du bassiste chanteur Paul Speckmann et du batteur Bill Schmidt, qui composent rapidement des titres diablement brutaux, s’inspirant de groupes tels que Venom ou Slayer. Devant la difficulté de trouver un guitariste stable, la formation se sépare momentanément, le temps à Paul Speckmann d’enregistrer la démo Fuckin’ Death avec son autre groupe Death Strike, utilisant les morceaux initialement créés pour Master. Grâce au succès de la démo, Speckmann et Schmidt retrouvent alors l’envie de jouer ensemble, recrutant enfin le bon guitariste en la personne de Chris Mittlebrun, et enregistrant alors leur premier album éponyme en 1985, au Seagrape Studios.

La bande reçoit inévitablement un deal de la part de l’écurie Combat Records (Death, Possessed), mais refuse pourtant sa signature, jugeant sa proposition insuffisante. Sans contrat, les sessions se diffusent pourtant incroyablement dans l’underground, influençant dès lors toutes les jeunes formations extrêmes de l’époque, de Sepultura à Napalm Death, en passant par Terrorizer ou Defecation. Fatalement, ces titres ajoutés à ceux de Death Strike attirent l'attention des labels, notamment celle de Nuclearblast, qui approche le leader par l’intermédiaire de son groupe thrash du moment, Abomination. Tout le vieux répertoire des années 80’s est alors exhumé par le trio Speckmann, Schimdt, Mittelbrun lors de sessions d’enregistrement compliquées, pour un mixage final effectué par Scott Burns aux Morrisound Studios, largement critiqué par Speckmann.

Le disque tant attendu sort finalement à l’automne 90, et se résume en une suite de riffs simples & gras, soutenus par les rythmiques tapageuses et les roulements de double de Schmidt, les éructations crasseuses de Speckmann, et les soli de Mittlebrun à grands coups de vibrato. Depuis Mangled Dehumanization jusqu'à The Truth, en passant par le redoutable Children Of The Grave, reprise turbo de Black Sabbath, Master déboulonne ainsi tout sur son passage, restant basique, raw et percutant.

Initiant l’ensemble de la scène deathmetal nord-américaine, aux côtés de Death, Possessed, Morbid Angel, Massacre, Repulsion ou Insanity, Master sort en cette année 90 un album parmi les plus représentatifs de la genèse du genre. Son deathmetal crasseux et basé sur l’efficacité symbolise l’essence de la scène death US des eighties, expliquant l’histoire de ce mouvement mieux que n’importe quel discours. Essentiel !

Fabien.

5 Commentaires

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albundy57 - 02 Novembre 2010: Encore un groupe culte qui fait parti des bâtisseurs de l'édifice death-metal.

Album incontournable , véritable racine au même titre que les 1ers POSSESSED , DEATH, ou encore MORBID ANGEL...

Paul Speckmann: le papy du death! Respect, un point c'est tout.
jeffff - 04 Décembre 2011: une de mes nombreuses lacunes, faut que je régularise cela
LeMoustre - 23 Novembre 2014: Ah, ce Speckmann, quelle voix. Difficile même de le comprendre tellement les syllabes et mots sont mâchés et gutturaux lors d'un échange verbal classique. A croire que 30 années de deathmetal n'arrangent rien. Chapeau bas, en tout cas lors du dernier concert à Toulouse, où avec même pas 100 personnes, le groupe a assuré et fait preuve de professionnalisme. C'est même Paul qui tenait le stand de merch'.
jeffff - 17 Novembre 2017:

Je l'aime de plus en plus cet album, musicalement c'est une tornade pour l'époque et cela reste encore efficace à l'heure actuelle. La voix de Speckmann est tout d'abord surprenante, incompréhensible et hyper cacerneuse, puis on s'y habitue et c'est l'éclate. J'adore tout spécialement le morceau pay to die

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