V

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17/20
Nom du groupe Centvrion
Nom de l'album V
Type Album
Date de parution 16 Octobre 2015
Labels SG Records
Style MusicalPower Metal
Membres possèdant cet album5

Tracklist

1. Caesar's Speech to the Senate 01:12
2. The Legionary 04:11
3. Kommander 04:37
4. Non Omnis Moriar 04:55
5. One Shot, One Kill 04:51
6. Sins of the Nation 04:57
7. Eye for an Eye 04:22
8. Days of Mourning 05:01
9. War Red Skies 05:13
10. Parasite 05:43
11. Burnin’ Pyres 05:28
12. Burnin’ Pyres (Acoustic Version) 05:01
Total playing time 55:31

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Centvrion


Chronique @ dark_omens

20 Octobre 2015

Pas de miracle, mais une bien belle résurrection...

Voilà bien longtemps que nous n'avions eu vent de nos amis Italiens de Centvrion. Un silence assez long puisque le dernier méfait de ce groupe datait, tout de même, de 2005. 10 années durant lesquelles le paysage culturel aura bien changé. 10 années durant lesquelles la formation transalpine aura, elle aussi, subit quelques bouleversements. Le plus important concerne, bien évidemment, sa formation. On notera donc les départs d'Emanuele Beccacece à la batterie et de Luciano Monti à la guitare respectivement remplacés par Giovanni Pezzola et par Leonardo Postacchini.

Si ces changements sont évidemment significatifs, ils ne sont pourtant rien en comparaison du séisme que constitue le départ de Germano Quintaba. Sans revenir sur l'ensemble des erreurs et des approximations dont ce chanteur aura été coupable par le passé, disons, de manière sommaire et simpliste, qu'il aura longtemps été l'un des talons d'Achille de ce quintet. Son absence, ou du moins son remplacement, pour peu qu'il soit fait avec un minimum de discernement, pourrait donner lieu à un véritable miracle.

Le nom de ce possible messie est Roberto "Robo" Cenci. Un artiste dont la voix est, en quelque sorte, le fruit du mélange des liaisons fantasmées et adultérines entre un Rob Halford, Ralf Scheepers, Sean Peck, Stephen Pearcy et un Chris Boltendahl. Vaste programme.

En outre, contrairement à son prédécesseur direct, qui, une fois encore, ne fut pas toujours exemplaire à cet égard, nul ne pourra lui reprocher les efforts auxquels il consent afin de donner à cette oeuvre quelques nuances salutaires. Les exemples pouvant illustrer ce fait sont légion sur ce cinquième album du groupe qui sort en cette année 2015. Un cinquième album sobrement baptisé V.

S'agissant de son contenu, The Legionnary y démarre les hostilités fort d'un riff appartenant à la grande famille de ce Heavy Speed Metal Thrashy dont Judas Priest fut l'un des plus illustres représentants. Dès lors la cause semble entendue puisque le critique aprioriste aura tôt fait d'en conclure que Centvrion a renoué avec ces anciens démons. En réalité, pas tout à fait puisque le refrain de ce titre, particulièrement réussi, lui donne un aspect moins âpre. Une facette mélodique insoupçonnée pour qui, comme votre modeste obligé, se souviendra des premiers essais d'une immuable homogénéité étouffante que nous offrit cette formation à ses débuts. Le morceau Kommander, peu ou proue, batit sur les mêmes préceptes continue sur cette voie royale. Il nous propose néanmoins cette musicalité non pas par le biais des refrains mais par celui des interventions de guitares, et notamment un solo, plus mélodieux.

Sans doute un peu moins nuancés, un Non Omnis Moriar aux délicieux passages Thrash, mis notamment en exergue grâce à une rythmique très vive, et un One Shot, One Kill dans lequel le vocaliste ultramontain prend quelques intonations semblables à celles du chanteur emblématique de Ratt et d'autres légèrement plus gutturales, voire "Death Metal"( notez les guillemets), ne nous déçoivent pas vraiment. Sur Sin of the Nation, le vocaliste visitent des plages plus médiums et là encore ça fonctionne.

Le détail concernant le travail de ce nouveau chanteur peut paraître anecdotique, il est pourtant crucial car il donne tout son intérêt à ces chansons, et à ce disque, offrant à l'art de Centvrion un caractère pas nécessairement plus novateur mais beaucoup plus personnel.

Eye for an Eye, à l'instar de Guns Are Screaming (Arise of the Empire (1999)), est introduit par quelques coups de feu issu d'on ne sait quels champs de batailles. Une fois encore, cet anachronisme, eu égard à une imagerie (la superbe pochette de ce disque) et à un concept que l'on pourrait penser inspirer par l'Imperium romanum, est embarrassant. Mais, à nouveau, passons ce détail.

Ces pistes évoquées sont autant de titre plutôt attachants auquel pourra s'ajouter Parasite qui, lui aussi, est particulièrement prompt et sur lequel, là encore, ce nouveau vocaliste s'illustre. Tout comme d'ailleurs sur un Burnin' Pyres plutôt séduisant.

Dans ce spectacle plutôt réjouissant, seule un Days of Mourning, ballade aux intentions émouvantes, faillit. Elle ne parvient, en effet, pas à concrétiser ses intentions et échoue quant à nous attendrir. Elle reste néanmoins une tentative louable. Et ce d'autant plus que, là encore, Roberto "Robo" Cenci y effectue un travail intéressant. Tout en finesse. Tout comme d'ailleurs sur la version acoustique de Burnin' Pyres qui, elle, est un peu plus convaincante.

Au chapitre des défauts, on notera aussi que malgré les efforts notoires et nombreux dont fait preuve Centvrion, il manque encore ici un soupçon (mais vraiment un soupçon) de nuance. Cela dit, cette imperfection pourraient facilement être corrigé pour peu que le groupe nous propose un disque plus court que les 55 minutes de ce V.

Pas de miracle donc avec ce nouvel opus des Italiens de Centvrion qui se contente de nous proposer une oeuvre aboutie mais classique. Pas de miracle, mais une bien belle résurrection.

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