Unsung Prophets and Dead Messiahs

Liste des groupes Folk Death Orphaned Land Unsung Prophets and Dead Messiahs
ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Orphaned Land
Nom de l'album Unsung Prophets and Dead Messiahs
Type Album
Date de parution 26 Janvier 2018
Labels Century Media
Style MusicalFolk Death
Membres possèdant cet album29

Tracklist

1.
 The Cave
 08:10
2.
 We Do Not Resist
 03:24
3.
 In Propaganda
 03:33
4.
 All Knowing Eye
 04:28
5.
 Yedidi
 02:33
6.
 Chains Fall to Gravity
 09:29
7.
 Like Orpheus
 04:34
8.
 Poets of Prophetic Messianism
 02:56
9.
 Left Behind
 03:11
10.
 My Brother's Keeper
 04:42
11.
 Take My Hand
 06:03
12.
 Only the Dead Have Seen the End of War
 05:43
13.
 The Manifest - Epilogue
 04:45

Durée totale : 01:03:31

Acheter cet album

Orphaned Land


Chronique @ Matai

08 Janvier 2018

Un large melting pot

On a tous cet ami sur les réseaux sociaux qui partage des liens intempestifs implorant au monde de boycotter Israël. On le fait ou on ne le fait pas, là n'est pas la question, mais il serait dommage de le faire pour la seule et bonne raison que l'on risquerait de passer à côté de grands talents de la musique. Militant pour la paix, pionniers de l'Oriental Metal, auteurs d'albums travaillés, Orphaned Land a su mener sa barque et faire agrandir sa fanbase. Ils sont passés du death metal aux tonalités orientales à un folk metal progressif et réfléchi, et sont devenus une véritable source d'inspiration pour tous les groupes officiant dans l'Oriental Metal. En l'espace de deux ans, Orphaned Land a perdu deux de ses membres fondateurs, guitaristes de surcroit : Matti Svatitzki en 2012 et le magicien Yossi Sassi en 2014. En 2016, ils sortent aux côtés d'Amaseffer le décevant "K'naan". Commandé par le directeur du théâtre de Memmingen pour sa comédie musicale sur Abraham, beaucoup se seront consolés en se disant qu'il s'agissait d'une parenthèse et non du reflet de l'évolution musicale actuelle du groupe. Il aura fallu attendre 2018 pour découvrir la nouvelle progéniture, "Unsung Prophets & Dead Messiahs".

Pour une fois, on quitte l'aspect religieux et dogmatique qui faisait la marque de fabrique des morceaux d'Orphaned Land. On se dirige vers un concept album philosophique basé sur l'allégorie de la caverne de Platon. Ecrite après la mort de Socrate, elle parle des hommes qui préfèrent rester cloitrer dans leur confort, malgré l'obscurité, plutôt que d'affronter l'adversité malgré les promesses de lumière. On nous évoque des révolutionnaires tels que Che Guevara, Gandhi, Martin Luther King, Jesus Christ ou Socrate assassinés alors qu'ils apportaient à l'humanité de la lumière et de la sagesse. On veut nous faire comprendre que nous ne vivons pas dans la réalité. Voici donc une thématique assez obscure à travers laquelle se cache une critique acerbe de a société.

Pour se faire, les Israéliens ont fait deux choix : celui de conserver le côté easy listening et direct propre à "All Is One" et celui de reprendre l'aspect progressif et fouillé d'un "Mabool" ou d'un "OrWarriOr". Cela peut paraître surprenant mais on nage littéralement entre ces deux mondes, bien que les plans sombres et agressifs de "Mabool" ne soient pas de la partie. C'est alambiqué, réfléchi, très coloré, parfois épique, souvent tranchant, en harmonie avec des orchestrations orientales modernes et un mélange entre pop / musique du monde qui ne peuvent que rappeler le dernier "Legacy" de Myrath.

On commence donc le mythe de la caverne avec la caverne elle-même et donc "The Cave", long de plus de huit minutes on commence d'entrée de jeu avec du progressif. On enchaîne plans rythmés, refrains chaleureux et lumineux, choeurs radieux et mélange de guitares électriques et de bouzouki à travers diverses phases, mettant en avant un solo de guitare époustouflant ainsi que la palette vocale de Kobi Farhi qui nous offre ici une prestation tout à fait exceptionnelle, avec du growl !

Parlons-en de ce growl, "Unsung Prophets & Dead Messiahs" marque son retour au fer rouge. Il apparaît intégralement sur "We Do Not Resist" accompagné de riffs énervés et de quelques touches arabisantes bienvenues mais aussi sur le ténébreux "Only the Dead Have Seen the End of the War" avec le soutien de Tomas Lindberg (At The Gates). Et ça déménage sévère avec ce growl torturé et ces violons excités. Orphaned Land nous livre un des morceaux les plus agressifs de sa carrière.

En ce qui concerne les autres pistes, on retrouve quand même une bonne dose d'énergie avec l'hymne "Like Orpheus" avec en guest Hansi Kürsch de Blind Guardian et un message de tolérance qui brille de mille feux. Le reste des chansons se veut moins groovy mais plus dans la progression et les émotions. Comme dit précédemment, on est encore dans du easy listening pur jus avec des mélodies accrocheuses, des refrains qui s'envolent et de la pop orientale comme sur "In Propaganda" ou "Take My Hand". D'ailleurs, si on remplace la voix de Kobi par celle de Zaher Zorgati, on aurait l'impression d'entendre du Myrath tellement les univers se rapprochent.

L'opus est varié et les morceaux ne se ressemblent pas, et c'est un bon point. Cependant, tout n'est pas aussi captivant et riche qu'un "Mabool" ou un "OrWarriOr". Le duo de guitariste Chen Balbus / Idan Amsalem fait l'affaire mais n'est pas aussi magique que le binôme Matti Svatitzki / Yossi Sassi. On peut avoir des titres excellents comme "The Cave", "Only the Dead...", "We Do Not Resist" ou le magnifique "All Knowning Eye" (avec son final à tomber par terre) mais aussi des titres plus fades et dispensables comme "Yedidi" (reprise oriental metal d'une chanson traditionnelle à l'instar de "Norra el Norra" ou "El Meod Na'ala"), "Left Behind" (long et sans relief) ou "Chains Fall to Gravity". Au moins trois tracks que l'on peut squizzer sans problème alors que tout album d'Orphaned Land devrait, en temps normal, s'ingurgiter d'une traite...

"Unsung Prophets & Dead Messiahs" rassemble beaucoup d'éléments chers aux Israéliens d'Orphaned Land. On a le concept, l'aspect progressif, les orchestrations et choeurs, les soli, les refrains pop, et la chaleur orientale. Grâce à ce large melting pot, le groupe n'est pas loin de nous faire une synthèse de sa carrière, mais il manquerait malgré tout le côté brutal et raw de ses débuts. Il nous montre tout de même l'importance de son statut sur la scène metal oriental ainsi que la force de son identité musicale. De plus, il a su aller de l'avant malgré le départ de son guitariste emblématique, et nous surprendre malgré la déception de "K'naan" et le côté trop propre et easy de "All Is One".

20 Commentaires

11 J'aime

Partager
Share to Facebook Share to Myspace Share to Twitter Stumble It Email This More...

 
David_Bordg - 14 Fevrier 2018:

Oui très bon mais prépare toi à prendre une claque monumentale avec le nouveau THERION mon ami

Fonghuet - 14 Fevrier 2018:

ah bon? Parce que pour le moment c'est davantage un bâton dans le cul qu'il proposait

 
David_Bordg - 14 Fevrier 2018:

FONGHUET quelle vulgarité, écoute le en entier moi je l'ai trouvé fabuleux alors que j'avais pas plus que ca aimé les morceaux proposés en avant premère.

Fonghuet - 15 Fevrier 2018:

j'ai hâte d'écouter parce que les morceaux proposés en extrait, quel ennui, quel manque de créativité

 

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Autres productions de Orphaned Land


Autres albums populaires en Folk Death