Tomorrow We Die ∆live

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Nom du groupe Born Of Osiris
Nom de l'album Tomorrow We Die ∆live
Type Album
Date de parution 20 Août 2013
Produit par Nick Sampson
Style MusicalMetalcore
Membres possèdant cet album96

Tracklist

1.
 M∆chine
 04:24
2.
 Divergency
 03:58
3.
 Mindful
 03:33
4.
 Exhil∆r∆te
 03:34
5.
 ∆bsolution
 04:06
6.
 The Origin
 03:45
7.
 ∆eon III
 03:56
8.
 Im∆gin∆ry Condition
 03:13
9.
 Illusionist
 03:59
10.
 Source Field
 03:48
11.
 Venge∆nce
 04:10

Durée totale : 42:26

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Born Of Osiris


Chronique @ BlackDieRose

19 Octobre 2013

Premiers signes de faiblesse de la part de Born Of Osiris...

Prendre une claque est souvent désagréable, ça fait mal, c’est surprenant sur le moment et en plus ça laisse un souvenir immuable dans l’esprit. Au contraire, prendre une claque lorsqu’on parle de musique est toujours synonyme de bonheur voire de béatitude à la suite de la découverte d’un groupe ou d’un album nous ayant transportés si loin qu’il nous est difficile de revenir sur Terre. Et en 2011, Born Of Osiris m‘en avait mis une belle avec son The Discovery. Beau, magique, mélodique, technique, ambiancé, virulent, progressif… Les mots me manquent, tant de qualificatifs élogieux pour un album de Deathcore (vous trouvez ça paradoxal ?) qui me mit surement une des plus grosses baffes musicales de ma vie. En effet grâce à ce grand album, Born Of Osiris peut être actuellement considéré comme le gratin de la scène Deathcore et c’est en cette belle année 2013 qu’il décide de remettre le pied à l’étrier avec un nouvel opus intitulé sobrement Tomorrow We Die Alive. Alors réussiront-ils à réitérer leur succès passé ?

Mais avant de commencer à parler musique, il est nécessaire de discuter du line-up qui a connu récemment des changements avec le départ forcé du talentueux Jason Richardson (ex-All Shall Perish) s’en allant faire évoluer (dans le bon ou le mauvais sens, à vous de me dire) le groupe Chelsea Grin. La bande de Chicago se retrouve désormais avec un unique guitariste et tout au long de l’album une épée de Damoclès planera au-dessus de sa tête, le forçant à être à la fois polyvalent et techniquement au point. Ce dernier opus est donc de nouveau labélisé par la maison Sumerian Records, produisant à la chaîne des groupes modernes aux styles controversés (Metalcore/Deathcore mélodique parfois polyrythmique), et produit et mixé respectivement par les deux nouvelles pointures du milieu c’est-à-dire Nick Sampson et Joey Sturgis s’étant déjà occupé de groupes comme Asking Alexandria et I See Stars. L’artwork à l’esthétique similaire à celle de The Discovery est quant à lui de nouveau signé Cameron Gray.

Bref, passons maintenant à la musique ! On entame donc la galette avec Machine. De la symphonie, des violons, une montée en intensité qui finit par aboutir sur un gros breakdown : on en en face de soi une ouverture (rappelant au passage les intros symphoniques à la Asking Alexandria) très différente de celle de Follow the Signs qui rentrait directement dans le lard. Les Born Of Osiris auraient-ils encore gagné en subtilité depuis l’album précédent ? La réponse est incontestablement non, comme en témoigne la suite qui s’avère plus… déconcertante. Oui, déconcertante car après une première écoute de l‘opus, il est impossible de ne pas être déçu. La faute, entre autres, à un amas de breakdowns injustement placé partout dans la musique. Certes au début c’est entraînant et même fort sympathique pour une courte séance de musculation soudaine des cervicales, mais plus la musique avance plus ça devient monotone et lourd. Ce Tomorrow We Die Alive est trop saccadé montrant un Born Of Osiris en panne d’inspiration sur les trop nombreux breakdowns aux riffs Djent minimaliste.

Le deuxième point négatif de cet opus réside dans la sur-utilisation du synthé. Non mais franchement qui vous a dit que c’était une bonne idée d’en foutre à toutes les sauces ?! Je suis désolé mais cet album est mal équilibré et la mauvaise utilisation de cet instrument n’en est certainement pas pour rien. Le clavier tantôt électronique tantôt symphonique est la plupart du temps inutile, rajoutant sans cesse son grain de sel là où il n’a pas lieu d’être. On note aussi le petit ratage du claviériste sur la fin de Divergency en jouant avec de la Dubstep pour un résultat peu satisfaisant et totalement hors contexte. Si seulement il avait été utilisé avec plus de parcimonie comme sur The Discovery, on aurait évité l’overdose. Mais bon, Joe Buras réussit quand même à se rattraper en proposant à l’auditeur quelques sonorités appréciables. En effet son travail sur les intros de Machine, Mindful, Exhilarate, The Origin et Vengeance est sublime donnant vraiment envie à l’auditeur de se plonger tête baissée dans la musique.

Tout au long de l’album il manquera cette atmosphère spatiale et onirique qui était si chère à The Discovery. On remarque tout de même de bonnes idées comme ces riffs ou ces touches électroniques dégageant une ambiance « égyptienne » (chose normale pour un groupe se nommant Born Of Osiris) sur Divergency et Mindful. Côté gratte Lee McKinney reste très bon à son poste et joue les passages techniques avec une habileté déconcertante. Ses leads mélodiques sont toujours très lumineux et permettent à bon nombre de refrains de l’album de prendre leur envole dans des moments épiques et démonstratifs. Du côté de la section rythmique (basse/batterie), le job est accompli avec brio, même si le tout paraît assez calibré et souvent répétitif. Il est toutefois impossible de passer à côté sans remarquer la basse qui accomplit un travail extraordinairement audible pour le style joué et ajoute du punch et ce côté percutant aux compositions.

Au niveau du chant, Ronnie est resté le même avec ses beuglements toujours aussi puissants. À ses côtés on retrouvera au chant de soutien, le claviériste Joe accompagné de ses screams plus écorchés. La dualité entre ces deux protagonistes est par ailleurs formidable (on dirait qu’ils se répondent) créant des contrastes intéressants à travers leurs timbres différents. On assiste également à l’apparition d’un chant clair naturel un chouïa rugueux permettant d’accrocher encore plus facilement l’auditeur lors des refrains (ce fait est particulièrement visible sur les très catchy Exhilarate et Absolution).

Enfin, l’album est très bien construit, l’enchaînement des morceaux s’inscrivant dans une sorte de continuité particulièrement admirable. Toutefois les morceaux sont très inégaux entre eux et la première partie de l’opus se révèle au final assez banale pour du Born Of Osiris et aurait mérité davantage de travail au niveau des ambiances. La deuxième moitié par contre se révèle plus intelligente avec des pistes mémorables pour leurs atmosphères uniques telles que The Origin (mon coup de cœur), Imagianry Condition, Illusionist et Vengeance (un titre grandiloquent parsemé de riffs mélodiques de haute voltige, à l’atmosphère magnifique et à l’outro sublime). Tomorrow We Die Alive se trouve moins dans le délire progressif du troisième album. Non, ce disque paraît plus structuré, plus formaté dirons-nous, plus proche décidément de A Higher Place que de The Discovery.

Pour conclure, je vais répondre à ma question de départ, « Non, Tomorrow We Die Alive n’a pas la grandeur de The Discovery et n‘arrivera certainement jamais à reconquérir l‘ampleur de ce succès passé ». Ce quatrième album, bien qu’il semble être le moins bon de la discographie prestigieuse des Chicagoans, reste tout de même d’un niveau fort acceptable malgré son inégalité. Born Of Osiris offre en fin de compte un bon disque, technique, parfois ambiancé, efficace, entraînant … En somme tout ce qu’il faut pour passer un bon moment. Il est tout de même dommage que l’appréciation de la musique soit gâché par ce côté trop saccadé et par ce sytnhé qui nous inonde de sonorités superflues et parfois indigestes.

10 Commentaires

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DeathScorpius - 20 Octobre 2013: Ce qui est vraiment indigeste, c'est cette surenchère de breakdowns. Cet album est une grosse déception
WillNaamah - 20 Octobre 2013: Et bien finalement je l'aime bien cet album! Déçu au début, mais après avoir bien tout écouté, il y a beaucoup de qualités, la seconde partie de l'album contient beaucoup de tueries. La plus grande place laissée aux claviers est selon moi positive mais dommage que ça déteigne sur l'inventivité des guitares en effet par moments (ceci dit pour les shredders il y a qd meme de quoi faire!). Personnellement il me manque juste les mélodies accrocheuses et technniques présentes sur les deux premiers!
ultramajin7 - 02 Décembre 2013: Très bonne chronique. C'est vrai que le synthé et un peux lourdingue à force, mais on si fait à force de l'écouté, en tous cas pour ma part :D
kiss33 - 25 Décembre 2013: merci pour la chro :) moi je suis plutôt d'accord sur l'analyse mais pas sur le ressenti. L'album est moins prog que The Discovery en effet, y a + de breakdowns, + de claviers, mais bon moi ça ne me gène absolument pas j'adore l'utilisation du clavier ça donne une super ambiance ! même si l'album ici est moins spatial que le précédent, c'est l'adjectif qui décrit le mieux the discovery jpense. Moi la chose qui m'a le plus surpris c'est le chant ! pour moi c'est ptet un point positif l'ajout d'un peu de chant clair ça permet de varier un peu (bien que le scream est varié à souhait). et y a 10 minutes de moins aussi, ça fait que cet album est déjà + calibré que ne l'était The Discovery, plus court plus "simple" (bien que les mecs soient hyper techniques ça je suis obligé de l'avouer !) donc plus simple dans la construction on peut dire, évolution souhaitée comme cela, vers quelquechose qui rentre plus "dans les normes" ? je sais pas... en tout cas j'ai adoré les 2 et à chaque fois le morceau d'ouverture envoie vraiment du lourd ! Que ce soit "Follow the Signs" ou "Machine", dan des style différents
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