To the Gory End

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Nom du groupe Cancer (UK)
Nom de l'album To the Gory End
Type Album
Date de parution 15 Mai 1990
Produit par Scott Burns
Enregistré à Loco Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album119

Tracklist

Re-Issue in 2014 by Cyclone Empire
1.
 Blood Bath
 03:31
2.
 C.F.C.
 02:59
3.
 Witchhunt
 02:56
4.
 Into the Acid
 02:37
5.
 Imminent Catastrophe
 05:31
6.
 To the Gory End
 04:47
7.
 Body Count
 03:41
8.
 Sentenced
 04:07
9.
 Die Die
 04:50

Durée totale : 34:59

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Cancer (UK)


Chronique @ Fabien

31 Mars 2007
Principalement hardcore/grind durant la seconde partie des années 80’s, la scène extrême britannique compte finalement peu de formations purement deathmetal durant ses jeunes années. Il faut en effet attendre la sortie des albums Subconscious Terror et To the Gory End (Benediction, Cancer) au printemps 1990, pour que l’Angleterre s’affiche avec deux groupes sans influences HC notoires. Une petit année auparavant, Bolt Thrower, Napalm Death et Carcass opéraient quant à eux plus précisément la jonction avec le deathmetal sur les intemporels Realms of Chaos, Mentally Murdered et Symphonies of Sickness.

Cancer se forme en 1987 autour de John Walker, Ian Buchanan et Carl Stokes dans le but de jouer du thrashmetal, mais durcit rapidement le ton sous l’influence nord américaine de Death et Xecutionner (Obituary), pour lâcher un deathmetal fracassant dès sa seconde démo parue en 1989, dont la quasi-totalité des titres est d’ailleurs reprise sur son debut-album.

Si To the Gory End est mis sur pied dès l’hiver 1989 aux Loco Studios londoniens, il bénéficie en revanche d’un mixage aux fameux Morrisound Studios de Tampa sous l’oeil bienveillant de Scott Burns, jeune ingénieur du son s’étant rapidement taillé un nom grâce aux récents enregistrements des invincibles Slowly We Rot et Beneath the Remains (Obituary, Sepultura). Le mixage dans les studios floridiens donne d’ailleurs l’occasion à John Tardy (Obituary) de pousser quelques growls sur Die Die, le dernier titre de l’album.

Cancer signe dans la foulée avec le label britannique Vinyl Solution, ayant notamment produit en 1988 l’album Life Sucks and Then You Die des hardcore-thrashers de Cerebral Fix et le furieux In Battle There Is No Law des death-grinders de Bolt Thrower. Le contrat débouche sur la parution de To the Gory End au printemps 90, album mis en image par le batteur Carl Stokes à partir de l’affiche du célèbre film d’horreur italien 'Zombie' de Georges Roméro.

Le gang de Telfort lâche un deathmetal terriblement efficace, possédant l’art du riffing aussi simple qu’incisif, celui renvoyant directement au coeur des Scream Bloody Gore et Slowly We Rot qui avaient tant remué les esprits à leur sortie. Sans miser sur la technicité, To the Gory End ressemble ainsi à une machine à riffs impitoyables, renversant sur le riff central d’Into the Acid, le refrain d’Imminent Catastrophy ou l’accélération de Body Count. Cancer prend également le temps d’épaissir l’atmosphère et de rendre le climat plus inquiétant, à l’image des nappes de clavier sombres s’installant au centre du titre éponyme ou encore du mélange entre guitares acoustiques et saturées au début de Sentenced to the Gallows.

Sans que le chant de John Walker soit aussi profond que les growls effroyables de John Tardy, et bien que le son global manque d’une certaine lourdeur, l’incision des riffs et l’ambiance horrifique de To the Gory End le hissent ainsi directement parmi les classiques deathmetal de cette année 1990, à une période où tout semble se jouer sur une scène extrême en pleine ascension. Sans technique particulière, Cancer parvient en effet à lâcher dès son premier album un deathmetal particulièrement percutant, d’influence nord américaine certaine, et au concept ouvertement gore si emblématique de son époque.

Fabien.

10 Commentaires

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albundy57 - 14 Fevrier 2011: Là encore, un album d'anthologie à placer dans les meilleures réalisations de l'époque.
Du pur death bien old-school, bon comme les rillettes de Mémé!
J'adore leurs deux 1ers albums, mais moins fan de la suite...
Fabien - 15 Fevrier 2011: Merci à tous de ne pas avoir souligné les faiblesses de cette rédaction, que j'avais publiée lors de mes premiers jours sur le site, et franchement à chier. A travers cette nouvelle et modeste mouture, j'espère rendre ainsi un meilleur hommage à cet album qui m'avait tant marqué en ce mois de mai 1990, aux côtés des Subconcious Terror & The Eternal Fall que j'avais découvert dans le même laps de temps. Une vraie mine d'or, cette période !

Fabien.
Dubois - 08 Juin 2011: encore un super bon album,la voix me semble assez legere si on compare beaucoup de groupes de death metal
LeMoustre - 16 Août 2016: Même si encore empreint d'une veine thrash/death, ce disque s'inscrit à mon humble avis, profondément dans le patrimoine death européen. De la pochette évocatrice aux lyrics explicites, ce premier Cancer, aujourd'hui difficilement trouvable en 1st press, vaut son pesant d'hémoglobine. les vocaux de Walker, arrachent bien, en plus d'un côté expressif bien retranscrit et ajoutent à cette urgence qui sied si bien à ce disque. Simple, efficace et percutant. Il n'en fallait pas plus pour positionner Cancer dans les fers de lance de cette époque.
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Chronique @ theblackbeast

18 Septembre 2008
Cancer fait partie de ces groupes pionniers de la scène Death Metal britannique qui aux côtés de géants comme Bolt Thrower ou autre Benediction ont inspiré de nombreuses formations actuelles de Death Metal.
Formés vers la fin des années 80, c’est en 1990 que Cancer nous offre son premier méfait sous le doux nom de To the Gory End.

Rien qu’à la vue de sa pochette pour l’époque déjà bien choc, tout auditeur ne peut que s’attendre à un bon vieux Death traditionnel bien crasseux du font des terroirs aux relents Gore.
En effet, après seulement quelques secondes d’écoutes, Cancer annonce d’emblé la couleur de son To the Gory End rappelant vaguement une galette maintenant culte parue l’année précédente Slowly We Rot de leurs voisins ‘Ricain Obituary !

Pas de fioritures ou de recherche ultra technique, Cancer nous offre ici la recette quasi parfaite d’un Death basique, cradasse et surtout bien Oldschool !
Versez 2, 3 riffs simples et foutrements accrocheurs, incorporez y quelques breaks bien percutants, ajoutez quelques passages acoustiques ou autre claviers pour assombrir le tout, laissez reposer quelques minutes puis mariez le mélange avec les vocaux de John Walker aux abords bien rocailleux à la saveurs bière pas très fraiche…portez au four à 180° et voilà le tour est joué vous avez un To the Gory End bien burné et sympathiquement Gore à en faire bouger la chevelure de moulte Metalleux chevronnés !

Avec ce premier album, Cancer signe un album à classer comme culte de la scène anglaise malheureusement trop méconnu du public !
Un album à conseiller pour tous vieux Oldschool nostalgiques de la bonne vieille époque où le Death Metal se résumait par un son jouissif et brut de décoffrage !

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