The Year the Sun Died

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17/20
Nom du groupe Sanctuary (USA-1)
Nom de l'album The Year the Sun Died
Type Album
Date de parution 06 Octobre 2014
Labels Century Media
Enregistré à Soundhouse
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album95

Tracklist

1.
 Arise and Purify
 04:13
2.
 Let the Serpent Follow Me
 04:46
3.
 Exitium (Anthem of the Living)
 04:53
4.
 Question Existence Fading
 04:20
5.
 I Am Low
 05:15
6.
 Frozen
 05:46
7.
 One Final Day (Sworn to Believe)
 03:30
8.
 The World Is Wired
 05:08
9.
 The Dying Age
 04:52
10.
 Ad Vitam Aeternam
 01:30
11.
 The Year the Sun Died
 05:33

Bonus
12.
 Waiting for the Sun (The Doors Cover)
 03:47

Durée totale : 53:33

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Sanctuary (USA-1)


Chronique @ King_Triton

20 Septembre 2015

Sanctuary renaît de ses cendres et nous offre un album construit intelligemment...

Les plus anciens d'entre nous se souviennent du premier album de Sanctuary produit par Dave Mustaine intitulé "Refuge Denied" sur lequel le jeune Warrel Dane impressionnait déjà par ses capacités vocales hors du commun. Vint ensuite un second opus très différent, mais non moins réussi "Into the Mirror Black" en 90, puis ce fût la rupture, engendrée par une divergence musicale entre le label et le groupe. Les ex-Sanctuary formèrent alors Nevermore, groupe dans lequel ils purent exprimés leur art sans pressions extérieures. En 2011 Jeff Loomis et Van Williams quittèrent le navire Nevermore suite à une mésentente avec les deux autres membres.

Un an auparavant, une annonce sur le site du groupe laissait entendre la renaissance de Sanctuary. Mais il fallut attendre la fin de l'année 2014 pour que "The Year the Sun Died" édité par Century Media et produit par Chris Zeus ( Soulfly,Hatebreed,Municipal Waste..) voit enfin le jour.

L'attente ne fut pas veine, car c'est avec un concept album remarquable narrant la venue sur terre de Lenore, sorte de Prophétesse du chaos mettant en garde l'humanité sur la mort prochaine du soleil, que nous revient Sanctuary. Taillé dans la plus noire et la plus tranchante des roches, à l'image de l'obsidienne sur laquelle nous avait laissé Nevermore en 2010.

Les fans du groupe précité pourront donc se réjouir de retrouver le son, mais aussi les compositions riches, variées et emplies de cette poésie sombre qui hantait jadis Nevermore. Vous l'aurez compris, le Sanctuary d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celui de Refuge Denied.

Accompagné de ses vieux compères : Lenny Ruttledge à la guitare, Dave Butbill à la batterie, Jim Sheppard à la basse et d'un nouveau guitariste : Brad Hull (ex-Forced Entry), Warrel Dane viendra interpréter ces 11 contes sombres et prophétiques avec le talent et la conviction qu'ont lui connaît.

Sur le superbe livret illustré par le prolifique Travis Smith, chaque titre est précédé d'une phrase d'introduction qui une fois mises bout à bout prendront tout leur sens.

"Au début, il n'y avait aucun espoir pour l'humanité, puis elle naquit et accéda au pouvoir. Ses paroles, ses messages devinrent légende, tout comme ses visions de la mort de notre soleil"

Si l'ensemble de l'album m'a totalement convaincu, ce sont tout d'abord les titres les moins rapides qui auront retenu mon attention. Je citerais parmi ceux-là l'excellent " The Dying Age" et son ambiance hypnotique, mais aussi One Final Day (Sworn to Believe) dont la majeure partie est jouée à la guitare acoustique, ainsi que le triste et mélancolique "I'am Low ".

Mais ne vous y trompez pas, l'album n'est pas un recueil de ballades et certaines rafales Thrashisantes parsèment l'album. Le titre "Frozen" en est un bon exemple, "Let the Serpent Follow me" ne manque pas non plus de mordant.

"Il était dit que les convictions ne mourraient jamais, mais il y avait un sentiment d'engourdissement et une perte des émotions".

"Ad Vitam Aeternam" quant à lui est un court titre instrumental débutant par de somptueux arpèges très vite rejoins par une guitare électrique très aérienne. Il s'agit là d'une parfaite introduction au titre éponyme suivant qui viendra clore l'album, ne nous laissant aucun espoir comme en témoignent ces quelques lignes que j'ai traduites pour vous : "nos rêves brisés et nos cris silencieux ne seront jamais entendus" "Que faire si nous avons été trahis ? Si tout se désintègre, que faire s'il n'y a que le vide ?

Sanctuary renaît de ses cendres et nous offre un album construit intelligemment, incluant un savant dosage de mélodies, d'agressivité et de passages lourds et pesants. Warrel Dane dont le talent n'est plus à prouver s'y montre extrêmement investi, sa voix désenchantée nous dépeint le destin funèbre d'un monde où le soleil se meurt peu à peu. Ajoutez à cela une section rythmique lourde et implacable ainsi que des parties de guitares acoustiques et électriques réalisées avec justesse et inspiration, un son propre et moderne et vous obtiendrez un album fortement recommandable.

"La ruine et le déclin avaient commencé, les enfants et les soldats faits d'argile s'étaient réunis à ses genoux"

Pour couronner le tout, les heureux possesseurs de l'édition limitée se verront gratifier d'une reprise judicieusement choisie puisqu'il s'agit de "Waiting for the Sun" des Doors, ainsi que d'un patch à coudre sur leur plus belle soutane. Amen !

"Le mépris et la méfiance apportaient la brume, le soleil mourait vraiment, la délivrance vint telle une ombre austère pour certains, se tordant lentement..."

12 Commentaires

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King_Triton - 25 Septembre 2015: LostPhoenix : Avec plaisir ! Je pense que tu ne seras pas déçu, et si tu n'a pas écouté Nevermore entre temps, tu seras surpris d'y retrouver un Warrel Dane dont la voix a évoluée et s'est bonifiée avec le temps telle un bon vin. Il ne monte plus trop dans les aigus comme à l'époque mais son chant gagne beaucoup en noirceur et en profondeur. Bonne écoute ! ;-)
ZazPanzer - 26 Avril 2016: Il vaut mieux ne pas toucher à certains mythes : je n'étais pas forcément emballé par ce retour et je ne me suis donc pas précipité sur le CD... Mais j'ai fini par le prendre dernièrement, étant tombé dessus à 5 malheureux euros. Je l'ai fait tourner ces dernières semaines.

Les premières écoutes m'ont conforté dans l'idée exprimée en début de ce commentaire, très dur de se faire à une "nouvelle" voix 25 ans après l’indétrônable "Mirror Black" ! La voix haut perchée de Dane étant le signe particulier de ce groupe, j'ai eu du mal à passer le cap de cette mue (n'ayant par ailleurs jamais écouté une note de NEVERMORE). Mais j'ai persévéré, et au fil des écoutes j'y ai trouvé, je l'avoue, un intérêt croissant, notamment pour les glaçants Frozen et The Year The Sun Died.

Ce disque, qui est bon, mérite-t-il pour autant l'"appellation" SANCTUARY, la question mérite à mon sens d'être posée... Si on retrouve clairement les ambiances sombres et froides caractéristiques des deux premiers, le côté hyper agressif qui émanait des lignes de chant de Warell et qui contrebalançait ces ambiances a quand même disparu... Et il me manque.

J'avais peur que le groupe tombe dans un thrash passe-partout inintéressant; on est vraiment loin de ça, les gars ont encore du talent, mais je ne crie pas non plus au chef d’œuvre.

Merci pour la chronique intéressante, j'aurais d'ailleurs dû la lire avant car j'y apprends seulement maintenant la présence de la cover de "Waiting For the Sun", morceau que j'adore; j'essaierai donc certainement de me retrouver cette édition limitée.
King_Triton - 26 Avril 2016: Selon moi ce Sanctuary là aurait tout aussi bien pu s'appeler Nevermore même sans la présence de Loomis. Mais peu importe le flacon, puisque le vin est bon il faut le boire !
samolice - 04 Novembre 2017:

Merci bien pour la chro, très intéressante, notamment pour l'apport sur les textes de l'album et son concept que je n'avais pas trop pris le temps de décortiquer, soyons honnête pour une fois. 

J'ai eu beaucoup de mal avec ce disque à sa sortie, ne retrouvant pas vraiment le groupe que j'aime tant sur les terribles deux premiers skeuds. Du coup, je l'ai mis au placard un bon moment. Il n'en est ressorti, poussiéreux, que tout récemment. Et je dois dire que les nouvelles écoutes m'ont fait pas mal changer de ressenti. Je prends aujourd'hui du plaisir à l'écouter, sans pour autant le situer comme un must have. Pour ma part, les titres les plus heavy" style "Let the Serpent Follow Me" ou "Question Existence Fading" m'emballent le plus.

En lisant ton dernier commentaire d'avril 2016, j'ai peut être compris pourquoi il m'a fallu tout ce temps pour me faire à ce disque : "ce Sanctuary là aurait tout aussi bien pu s'appeler Nevermore même sans la présence de Loomis." ARCHI D'ACCORD avec toi.

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