The Writ of Sword

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Nom du groupe Crimfall
Nom de l'album The Writ of Sword
Type Album
Date de parution 23 Mars 2011
Style MusicalBlack Epique
Membres possèdant cet album45

Tracklist

1. Dicembré
2. Storm Before the Calm
3. Frost upon Their Graves
4. Cáhceravga
5. Shackles of the Moirai
6. The Writ of Sword
7. Geadgái
8. Silver and Bones
9. Son of North

Chronique @ AlonewithL

15 Avril 2011

Un souffle d’air froid va s’imprégner de The Writ of Swords, sans pour autant parvenir à nous figer.

Décidément la Finlande est devenue la patrie de l’epic symphonique. « Battlelore » avait ouvert la voie à d’autres formations compatriotes comme « Kivimetsän Druidi », puis dernièrement à « Turisas », qui semblerait avoir amorcé un virage pour prendre ce même sentier, comme pourrait l’attester son « Stand Up and Fight » sorti en 2011. Dans ce petit lot, on oublierait presque le groupe emmené par Jakke Viitala qui nous parvient aussi cette même année avec un nouvel opus. « Crimfall » nous avait honoré d’un bien bon « As the Path Unfolds… », très chaleureux. Une chaleur qui s’effacera pour faire place au vent glacé de son successeur, « The Writ of Sword ». Nouveau disque signé cette fois chez Spinefarm records, produisant déjà bon nombre de grandes formations du pays, comme « Children of Bodom » ou encore un plus proche parent, « Moonsorrow ». Comme pour le premier volet de leurs aventures, on aura droit à des invités, et en nombre: Olli Vänskä (Turisas) figurera comme membre session au violon; Tapio Wilska (ex-Finntroll), Ville Sorvali (Moonsorrow), Mathias Nygard (Turisas), notamment se mêleront aux growls de Mikko Häkkinen. Il faudra compter sur d’autres figurants. Une œuvre que « Crimfall » tient à rendre aussi majestueuse que possible, afin de ne pas subir le vent du Nord, mais d’en faire entièrement parti. Un souffle d’air froid va s’imprégner de « The Writ of Sword », sans pour autant parvenir à nous figer, dans le bon sens comme dans le mauvais sens du terme.

Un froid peu commun, qui tranchera nettement avec le premier opus qui avait apparu voluptueux, mettant en avant des airs symphoniques légers et le chant ravissant de Helena Haaparanta en ligne de pointe. L’immersion du produit sur « Dicembré » se fait frissonnante, on entend les sons d’un hiver qui se voudrait des plus durs. Un nouvel aperçu sera effectuer plus loin avec le cassant « Cahceravga », mais en revenant au premier cas, on nous mettrait dans la même attente inquiétante que lors du précédent opus.
« Storm Before the Calm » déclenche un changement terrible. La musique semble s’emballer dans l’effroi, le rythme de guitare et de batterie se fait alors ravageur. Un chant growlé pas forcément pertinent, s’ajoute à ses palpitations brutales, tentant d’incendier le passage. Celui-ci se taira à l’arrivée du chant harmonieux de Helena. La symphonie se fera alors plus envoutante. Brutalité d’un côté et finesse de l’autre se passeront ainsi le relais. Ce sera globalement le cas pour la majeure partie des pistes de l’offrande. Pas de grande révolution hormis une plus grande implication sur les growls cette fois. Ils n’auront plus le rôle sommaire qu’ils avaient eu sur « As the Path Unfolds… ».

Une différence bien plus profonde résidera sur le ton pris par la symphonie. Celle-ci se fait plus ostensible, plus cuivrée, lui rendant un aspect plus redoutable encore, comme l’atteste « Silver and Bones », tenu par des growls mêlés déchirants. Le titre toutefois saura se montrer tendre sur son entame et son break de milieu de piste. On y entendra à cet instant précis violon et violoncelle, puis une escapade succincte et éméchée de l’accordéon. Quelques parties folk qui s’égraineront au gré des pistes. Un folk prenant, captivant, emmené par un chant de Helena devenu tribal sur « Frost** Upon Their Graves », alternant avec des airs symphoniques cuivrés et épiques. Très épique par son entame majestueuse et son chœur d’entrée simulant la grande épopée. Ce titre sera véritablement le point fort de l’album, car beaucoup plus convivial, plus porteur et surtout à l’efficacité immédiate que rien ne semblerait étioler. Ce qui n’est pas le cas du reste de l’album s’illustrant par une certaine rugosité sonore des parties guitares et des growls qui auront du mal à transcender les morceaux et ne concordant pas très bien avec les assauts symphoniques comme pourrait le prouver « Son of North ». Morceau dont on arrivera à déceler des contours et une rythmique pagan en première moitié de piste. Un pagan qui se dégagerait davantage de « Shackles of the Moiral ». Le growl se fait plus accessible, chaloupé par les airs symphoniques, qui seront marqués au milieu de leurs évolutions majestueuses, par des passages folk de violon et de guimbarde.

Délicatesse et sentiment de puissance seront les apanages de l’instrumental « Geadgai ». Les sanglots acoustiques n’ôteront rien de son caractère homérique. Ce seront des apanages partagés avec l’éponyme « The Writ of Sword », si l’on fait abstraction des parties growlées inefficaces. Un titre qui prendra une phase enchanteresse sur sa deuxième moitié. La joie de Helena viendra de plus sublimer la fin de piste.

Un deuxième opus qui maintient donc « Crimfall » dans la course au titre que s’adonne certaines formations dans le but de ravir le trône d’un « Battlelore » malade. Cependant, au niveau qualitatif, on se situerait un poil en dessous par rapport au premier opus, qui nous avait transporté au travers de nombreux paysages. Ici il n’y aurait que la solidité et la fraicheur de la glace, un sentiment de solitude par endroits, même si des passages folk jouant les rayons de soleil parviendront à passer au travers des cimes des arbres. La production est appliquée et permet à l’intensité des tons symphoniques de bien se démarquer et de librement s‘exprimer. Les growls et les guitares n’apparaitront pas ici sous leur meilleur jour. Ici réside le point faible de l’album, assurément. Des pistes et des passages intéressants, relevés d’une puissance épique impressionnante. C’est-ce qui sera de plus positif à retenir de ce peu original « The Writ of Sword ».

14/20

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sadchimaira - 17 Avril 2011: Merci pour la chronique, je partage l'avis, le précédent faisait plus inspiré, là j'ai trouvé la musique de meilleure qualité, mais qu'on s'éloignait du folk/death, y a des passages qui font intrus. On ne sent pas de réelle évolution, mais ça reste un groupe de qualité quand même ! Je pense qu'ils pourront faire mieux à l'avenir (peut être) et qu'ils ne se reposeront pas sur leurs acquis.
Et aussi c'est dommage que contrairement au premier album le growl s'efface un peu, on l'entend moins clairement.
AlonewithL - 17 Avril 2011: Le growl m'a parru plus présent par rapport au chant de Helena, mais il faut dire qu'il est moins inspiré que sur le précédent opus.
merci pour ton comment sad
Soulofnorth - 17 Avril 2011: Bon tu m'as convaincu AlonewithL ! Après quelques écoutes sur leurs myspace je pense que ça vaut le coup de s'y intéresser.
Hithrandil - 18 Avril 2011: Je l'ai trouvé moins bon que le premier pour ma part, après ça reste mon avis, un peu déçu.
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Chronique @ mariosmash

16 Avril 2011

Très bon album, plus complet et plus riche...

Crimfall est de retour en cette année 2011, avec son nouvel album « The Writ of Swords », le groupe nous vient de Finlande et opère dans le black épique/symphonique. D’ailleurs les rangs de Crimfall ont bien grandi par rapport au premier album, passant de trois à cinq membres, on a affaire à un « vrai groupe », en plus de nombreux invités pour les instruments folks. Petit coup d’œil sur la jaquette qui est bien jolie, dans des teintes de blanc et de gris, le livret est du même acabit, avec quelques photos des membres du groupe.

Après une courte intro nommée "Dicembré" (suite à l’outro du premier album "Novembré"), on peut entendre les premières brides de l’album, on remarque de suite qu’apparemment la musique a pris un tournant plus moderne et puissant, on découvre un riff presque dans la veine « hardcore » à la Madball ou encore Strike back (en exagérant peut être un peu…), on se demande un peu si on aurait pas mieux fait de prendre le CD d’à coté…
Cependant au bout de quelques minutes on redécouvre le chant féminin propre à Crimfall, on retrouve de même les effets orchestraux, et finalement le style du groupe n’a quasiment pas changé, on note tout de même quelques évolutions. En effet, le chant black qui auparavant était toujours très aigüe, sera plutôt grave, ce qui est une bonne chose puisque la palette de chant en devient plus conséquente, on trouvera à deux reprises des chants très aigües rappelant un peu du Moonsorrow, sympathique... Le chant féminin est un peu moins présent et n’apparait que dans les moments ou l’orchestration monte en puissance, ce qui est aussi un bon choix. L’album se veux aussi plus « folk » que son prédécesseur (qui était décevant sur ce point…) avec bien plus de violons, de guimbardes ou diverses flûtes, ces derniers sont tous très bien placés et de bon effet. Pour parler un peu de l’orchestration, c’est très bon, les différents synthés sont superbes et rendent la musique de Crimfall épique à souhait, rien à dire.

Pour résumer un peu leur musique, on ne peut nier que celle-ci a pris un tournant plus « extrême », les compositions sont tout de même plus violentes qu’auparavant, mais elles sont aussi moins classiques, bien plus variées, et parfois même surprenantes. Le coté épique a, quant à lui, bien pris de l’ampleur, ce qui est important. On retrouve donc un metal symphonique teinté de chant black, de chant féminin, de solos, de nombreux chœurs et d'effets orchestraux, de nombreux arpèges et des passages plus calmes viendront apaiser ce tortent qu’est « The Writ of Swords », pas le temps de s'ennuyer...

Conclusion, Crimfal a évolué sur de nombreux points, et cette évolution s’avère bien choisie, la musique en ressort donc plus évoluée et plus travaillée, c’est donc un bon album, plus complet et plus riche, qui fera plaisir à tout fan du genre. 16/20.

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NerZhul - 17 Avril 2011: Oui, ça doit être une question de goûts car les ambiances orientales du premier étaient ce qui faisaient, pour moi, l'intérêt de l'album. Cela nous permettait de visualiser à la perfection les voyages que les anciens scandinaves ont effectués à travers le monde.
 
mariosmash - 17 Avril 2011: Certes certes, une de temps en temps j'aprécie, mais bon...
AlonewithL - 17 Avril 2011: Ben en oriental, il n'y avait qu'un morceau, ainsi qu'un instrumental qui lui servait d'introduction. Soit en tout un peu plus de 6 minutes sur l'ensemble de "As the Path Unfolds...", ce n'est pas si énorme que ça. Si tu veux écouter du pur, du vrai metal oriental, passes toi le dernier Orphaned Land. Il est vraiment bon. Sinon Matai pourrait t'orienter, elle est fan du sujet.
 
mariosmash - 17 Avril 2011: Sur le premier album, le chant féminin sonnait plus d'une fois oriental, ce qui me dérangeais un peu, ou du moins je préfère maintenant :)

Ok je note, je demanderais a Matai si l'envie de découvrir me prend! merci
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Chronique @ Maiden75018

19 Avril 2011

On ne le répétera jamais assez mais un deuxième album est toujours une étape difficile

Après un As the Path Unfolds... de bonne facture, avec des orchestrations monstrueuses et tout ce qui fait l'attirail du parfait (petit) groupe de viking metal à savoir un chant black et des passages folkloriques (euh après, y à folklorique et folklorique, mais ça se discute) , les Finlandais de Crimfall sortent leur deuxième opus : The Writ of Sword.

On ne le répétera jamais assez mais un deuxième album est toujours une étape difficile pour un groupe. Surtout que le premier avait impressionné par la maturité de sa musique, manquant parfois un peu d'originalité il est vrai, poussant un peu trop sur le grandiose afin d'appâter trop facilement les fans d'Ensiferum, Equilibrium et autres Finntroll (tiens il est bon de noter que le bassiste de Crimfall, Henri "Trollhorn" Sorvali, fait aussi parti de ce groupe et de Moonsorrow). Seules différences vraiment notables avec ces derniers : un chant féminin très (trop?) présent et un côté « oriental » un peu surprenant pour un groupe nordique. Difficile dans ce contexte d'arriver à définir un « genre » bien précis dans lequel classer la musique de Crimfall.

Que vaut donc cette nouvelle galette ?

La première chose qui marquera le plus à l'écoute de ce disque sera la mise en retrait des orchestrations. Moins envahissantes, moins présentes aussi que sur le premier opus, elles soulignent mieux les passages épiques. Elles sont plus travaillées aussi, prenant ici une nouvelle dimension. La musique va donc en être plus vivante, plus metal, plus épique aussi d'une certaine manière, car les autres instruments « métaliques » vont donc pouvoir s'allier plus facilement aux symphonies. Écouter Geadgái pour vous en rendre compte. Cette magnifique interlude musicale montre la qualité de composition du groupe qui a enfin réussi à marier avec beaucoup de subtilité le metal et la symphonie pour obtenir une musique vraiment agréable à écouter (sans pour autant être parfaite).

Autre point à noter sur The Writ of Sword : la production. En effet, celle-ci se veut moins lisse, moins parfaite que sur le premier album.
Alors, manque de budget ou décision du groupe ? Peut être un peu des deux allez savoir. En tout cas, cela donnera aux guitares un son plus black, plus gras et moins heavy que sur As the Path Unfolds... Elles seront aussi plus en avant, plus présentes, ce qui est très appréciable il faut le reconnaître.
La batterie, moins propre elle aussi, se voudra plus agressive, plus en avant, rendant la musique de Crimfall violente et agressive. Un détail important à noter !
Malheureusement, le tout sonnera un peu trop brouillon par moment, gâchant certain passage qu'on aurait aimé plus travaillé, plus fignolé. L'auditeur sera perdu parfois dans ce tourbillon de musique. Dommage...

En conclusion, l'écoute de ce second album sera en demi teinte. Le groupe semble avoir voulu innover en proposant un son plus brutal, plus « true », en se perdant parfois dans des compositions trop complexes ou chaotiques. Les chants et les orchestrations plus travaillés feront difficilement passer la pilule, mais le tout semble comestible, quoique indigeste par moment. Plus qu'à attendre le troisième opus pour savoir si Crimfall arrivera à concrétiser sa musique.

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