The Serpent & the Sphere

Liste des groupes Dark Metal Agalloch The Serpent & the Sphere
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Nom du groupe Agalloch
Nom de l'album The Serpent & the Sphere
Type Album
Date de parution 13 Mai 2014
Produit par Billy Anderson
Enregistré à Cloud City Sound
Style MusicalDark Metal
Membres possèdant cet album81

Tracklist

1.
 Birth and Death of the Pillars of Creation
 10:28
2.
 (Serpens Caput)
 03:07
3.
 The Astral Dialogue
 05:12
4.
 Dark Matter Gods
 08:36
5.
 Celestial Effigy
 06:59
6.
 Cor Serpentis (the Sphere)
 02:59
7.
 Vales Beyond Dimension
 06:48
8.
 Plateau of the Ages
 12:26
9.
 (Serpens Cauda)
 03:12

Durée totale : 59:47


Chronique @ Icare

02 Mai 2014

Sombre et lumineux, désolé et plein d’espoir, beau et triste, illustrant à merveille l’essence de la Nature et de la Vie

Agalloch est un groupe pour le moins atypique : formé en 1995 à Portland, cette formation inclassable devient rapidement un héraut incontournable de la mélancolie musicale, proposant quatre albums à la magie envoûtante et mélancolique naviguant habilement entre les eaux troubles d’un black mélodique gorgé de post rock, d’un doom à la tristesse solennelle, d’une musique atmosphérique au souffle épique et d’un folk sylvestre et enneigé à vous pétrifier l’âme. The Serpent and The Sphere est à présent leur cinquième album, et confirme de la plus belle manière la voie unique qu’a tracée le groupe : un savant mélange des styles pour un résultat sombre et envoûtant, résolument personnel et directement identifiable.

D’emblée, Birth and Death Between The Pillars of Creation nous accueille par ses arpèges froids, décharnés et mélancoliques, avant que les premiers accords, immédiatement reconnaissables, ne viennent bourdonner à nos tympans, d’une lourdeur plaintive et désolée vibrante de majesté. Le titre évolue lentement, chargé d’une langueur addictive et lénifiante, se colorant de mille nuances infimes sur cet accord de base simple mais touchant qui remplit parfaitement l’espace sonore grâce à une production limpide. A la manière de Fen, les couches de guitares se superposent subtilement, faisant monter le titre en intensité, les sanglots acoustiques faisant écho à ce mur électrique qui nous chavire. Nous vibrons, bercés par cette longue ballade instrumentale, avant que la voix de John Haugm ne vienne nous tirer de notre rêverie béate, au bout de 4,38 minutes, toujours aussi déchirée et expressive.
Les parties saturées et acoustiques continuent à s’enchevêtrer en cette danse ensorcelante, le tout toujours dominé par cette impression d’immobilisme douloureux et glacial et cette mélancolie à la beauté et à l’intensité saisissante. En 10,28 minutes, les Américains nous offrent un titre solennel et touchant qui cristallise à la perfection leur art, évoquant avec force la majesté calme de la nature du bout de ses arpèges enchanteurs, de sa lenteur hypnotique et de ses vocaux habités, tour à tour déchirés, tour à tour chuchotés, qui se font les chantres de l’âme païenne d’une terre meurtrie.

Néanmoins, ce sublime premier titre est trompeur, car si comme d’habitude, le groupe privilégie l’ambiance, les passages agressifs étant quasiment absents de cette nouvelle galette, le ton général est moins folk, moins sylvain et sauvage que sur les premiers essais du groupe, qui nous propose ici quelque chose de définitivement plus aérien, un ensemble très cosmique, avec un Dark Matters God qu’on pourrait croire droit sorti d’un album de God Is An Astronaut. Le tout, dans ce mélange de lourdeur metallique et de parties plus éthérées, est très influencé post rock, et fait parfois penser à du Pelican, notamment dans ces longues plages instrumentales et dans les parties de batterie, lourdes et puissantes (Vales Beyond Dimension).
The Serpent and the Sphere est résolument plus calme et introspectif que l’album précédent, et ce ne sont pas les trois intermèdes acoustiques qui nous feront dire le contraire : le premier, Serpents Caput, est brumeux et mystérieux, tissant une chape spectrale et sibylline à la Dead Can Dance. Cor Serpentis (The Sphere) revient à un côté plus terrestre avec une courte pièce de neo folk tout en sensibilité et en finesse tandis que Serpents Cauda termine ce long voyage de presque une heure en douceur sur les arpèges solennels et tristes d’une guitare et le grondement sourd du vide intersidéral.

Encore une fois, Agalloch réussit le pari improbable de mêler lourdeur et lenteur cafardeuse à un sens de la mélodie unique guidé par des sonorités légères et lumineuses qui parviennent à nous transcender comme peu de groupes savent le faire: la basse est profonde et tellurique, vibrant délicieusement sur chacun des titres (écoutez voir le début de Vales Beyond Dimensions !), les riffs sont graves et solennels, la double est de sortie (Dark Matters Gods), et Agalloch sonne paradoxalement plus lourd et groovy que jamais (The Astral Dialogue) tout en dévoilant sa face la plus céleste, déjà pressentie sur un titre comme Falling Snow, présent sur Ashes Against the Grain. The Seprent and The Sphere est un album de contrastes qui scelle le style unique du groupe dans sa splendide quintessence, difficilement descriptible, évoluant dans un style inclassable perdu entre doom et dark rock aux doux relents païens et oniriques, à la fois lourd et planant, alternant parties acoustiques touchantes et saccades électriques, avec un côté black qui s’estompe de plus en plus (on en trouve encore quelques réminiscences, notamment sur le riff à 3minutes 30 de Celestial Effigy, et dans les vocaux de Haughm) au profit d’un post rock halluciné et saisissant. Le tout est à la fois sombre et lumineux, désolé et plein d’espoir, beau et triste, illustrant à merveille l’essence de la Nature et de la Vie.

Le dernier véritable titre de l’album, Plateau of the Ages, entièrement instrumental du haut de ses 12,26 minutes, nous confirme la nouvelle direction prise par Agalloch : plus spectral et aérien, plus léger et lumineux, une sorte de post rock épique, spatial et onirique qui nous ballotte tranquillement dans son univers transcendantal, alternant parties puissantes et émotionnelles (ce long passage central hypnotique me rappelle presque la magie de Lustre) et accalmies plus contemplatives, une musique faussement naïve et simple qui, si elle s’adresse plus à l’âme qu’à l’intellect, n’en est pas moins d’une richesse musicale insoupçonnée grâce à ce canevas de guitares mélodiques et sombres qui se plait à explorer différents horizons.

Agalloch est encore parvenu à créer une œuvre magique et envoûtante, et parvient à se renouveler tout en conservant ses racines musicales. Pas de grand changement à l’horizon, les amateurs du groupe ne seront pas dépaysés, même si les Américains semblent amorcer un virage plus mélodique et spatial que sur l’album précédent. The Serpent and the Sphere allie puissance et douceur et parviendra à combler tous les amateurs de mélancolie musicale, probablement même en dehors des sphères du metal. Un album magnifique qui vient une fois de plus confirmer tout le talent d’un des combos les plus atypiques et doués de la scène metal actuelle.

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Horreurgasme - 04 Mai 2014: La joyeuse dépression musicale.
Naiwan - 04 Mai 2014: En tous cas, oui, c'est bien complémentaire. Je suis ravi de lire ce que tu as fait. Plus de précision, plus de finesse dans l'analyse, moins global que ce que j'ai fait, et par conséquent on rentre plus en détail dans le vif du sujet quand je n'ai fait que le survoler. Vraiment bien joué.
DivineLiquor - 07 Mai 2014: Très bon texte. Agalloch ont toujours su se renouveler, et même si je n'accroche pas à tout, leur démarche m'inspire le respect. De ce que j'ai pu entendre, ce nouvel album se joue plus que jamais des codes, et sonne bougrement bien...
MrDamage57 - 16 Fevrier 2015: Personnellement j'ai découvert Agalloch que très tardivement en 2012 par l'intermédiaire d'un joueur de Guerre Tribale première version. J'ai accroché comme quoi à 50 berges passées on peut découvrir des nouveaux groupes. Je trouve ta chronique excellente et je pense que je vais écouter leur dernier opus. J'ai aimé les autres donc celui-ci devrait me plaire.....
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Chronique @ Naiwan

22 Avril 2014

Synthèse réussie d'une discographie parfaite

Agalloch...

Comment décrire la bête, quand elle ne représente qu'un aspect merveilleux d'une personnalité certes torturée mais à quel point profonde...?
En y accordant du temps, dira le simple d'esprit, en y accordant de la patience pour vraiment s'imprégner des parties les plus fortes de la musique et de la créativité de cette entité.
Oui. C'est exact.
Agalloch a été crée en 1995 par John Haughm et Shane Breyer à Portland, ville capitale de l'Oregon, aux États-Unis. Il est à ce point étonnant de constater l'étendue des influences scandinaves et la nouvelle vague d'artistes qu'elle engendre en Amérique, surtout à cette période. AAussi, cette engeance n'est pas venue au monde sans un gène nouveau, une phase inédite de la musique d'origine. Tour à tour Black Metal, Neo Folk, ambiant, doom, le groupe varie les styles tout en conservant cette attitude très intimiste et puissante dans sa musique, dans ses textes très orientés « nature » et « spiritualité païenne », chose alors presque exclusive à cette formation sur la terre du nouveau monde.
En s'appropriant cette identité progressive, Agalloch a contribué à l'essor d'une veine de metal plus doux, plus mélodique, mais peut être moins accessible car moins efficace et rentre dedans.

The Serpent And The Sphere, 5ème album studio du groupe commence de la manière la plus naturelle qui soit : par une composition d'influence clairement Doom. La mise en bouche de dix minutes nous fait comprendre une chose, c'est que les morceaux de cet album reviennent lorgner du côté des premiers efforts du groupe tout en effectuant une rétrospective plus large. On le ressent notamment au niveau des schémas narratifs des morceaux, tout en gardant une production propre et plus proche de celle d'Ashes Against the Grain (au niveau de la batterie, assez frustrante sur Marrow of the Spirit).
Qu'est-ce qui change aujourd'hui, qu'est-ce qui change concrètement?

Et bien pas grand chose, en définitive. Aesop – le batteur – ne fournit plus de blast furieux comme sur les dernières productions et reste dans un registre vraiment doom et groovy. Les guitares s'entremêlent et se croisent, pondant à chaque quart de minute une nouvelle ambiance et une nouvelle puissance prenante et émotive.
La basse est cette fois-ci bien représentée. On sent chaque vibration, et le mixage la fait ressortir, ce qui donne vraiment un aspect tellement homogène à l'ensemble.
Agalloch ne se renouvelle pas dans le style, il retourne en arrière en nous offrant un album bien plus proche de The Mantle et Pale Folklore que Marrow of the Spirit.
Est-ce un mal?

En fait non, parce que ces compositions viennent s'imprégner de divers thèmes mélodiques. Les chansons sont longues, mais il n'y a jamais d'ennui, et ce malgré les nombreuses parties et pistes instrumentales qui parsèment l'album et...

Stop.

Je m'arrête en cet instant précis, sur une analyse qui se veut fade et insipide, puisque trop terre à terre. Et Agalloch, comme tout groupe de ce genre, ne doit absolument pas être pris de cette manière.
Agalloch n'est que pure sensation, quant à la musique. Les répétitions travaillées et introduisant à chaque reprise un nouveau gimmick, donnant une dimension toute neuve à un riff qui avait déjà le potentiel galvanisant pour les neurones d'un spectacle naturel où la neige se mêle aux forêts magistrales des temps ruraux reculés, mord le nœud qui se forme au niveau de la gorge pour laisser déverser un flot continue de ressenti positif mais mélancolique.

La chanson Dark Matters God est l'exemple parfait d'un hymne rock'n'roll sombre. Le riff d'introduction est repris sur les couplets du morceaux tout en subissant les assauts subreptices des guitares aériennes en e-bow et des rythmiques d'une basse omniprésente et audible sur tous les morceaux de l'album... Et la délivrance arrive sur le riffing ultra accrocheur du refrain. Trois accords. C'est tout ce qui leur a fallu pour créer un hymne sur ce titre. Bluffant.
Tout se mélange dans une chaos trop ordonné pour qu'il soit pensé par des êtres d'aussi bas étages, et si les dieux de la matière noires ne sont pas ces quatre musiciens, alors il ne sert plus à rien de croire en quoi que ce soit, car l'illusion est trop puissante, trop ancrée dans nos esprits et nos oreilles pour être fausse...

Est-ce vrai pour autant? Tout semble être comme dans un rêve.

Là où contrairement à ce que j'écris depuis le début de cette chronique, Agalloch propose quelque chose de différent, c'est dans des structures et des mélodies guitaristiques sur lesquelles on ne les aurait pas du tout attendu. Sur Dark Matters God, il y a une montée en gamme on ne peut plus simpliste qui crée une tension entre l'aspect « éthéré » de la musique et sa « simplicité » commune. Bluffant. Tellement ça rend bien.

Le titre suivant Celestial Effigy est clairement une chanson qui aurait pu figurer sur l'album The Mantle, tant il est proche au niveau des sonorités et des compositions, mais tout change sur les compositions suivantes. La veine reste identique, la trame reste la même.
Mais cet album fait voyager sur des terrains encore peu pratiqués par le groupe. Chaque composition se veut dotée d'une identité propre, et d'un titre qui me donne un ressenti « marin » comme The Astral Dialogue, on passe à une sorte de rock satanique à la Cowden ou The Devil's Blood sur Vales Beyond Dimension.
Difficile de cerner alors un album qu'on croyait acquis dès la première écoute et on se rend compte au fur et à mesure que notre oreille s'accroche aux nouveaux morceaux comme elle s'accroche au spectacle d'une danseuse d'effeuillage. Chaque mouvement, chaque accord fait ressentir le besoin d'en voir davantage et chaque fois la frustrante sensation d'un voyeurisme plaisant et autorisé guide notre pensée vers un acte nouveau. Similaire, mais non identique.

En somme voilà ce qu'est The Serpent And The Sphere.

Un condensé de ce qu'est Agalloch, de ce qu'il fit surgir, ressentir. Bien sûr, on n'a pas affaire à une quelconque prise de risque... Mais au point auquel la musique qu'ils jouent est significative, pour moi, pour d'autres aussi... Je pense qu'on peut aisément dire qu'on ne s'en souciera pas.
Agalloch a prouvé qu'il ne doit plus rien prouver. Et cet album annonce une nouvelle série de spectacles. Donc impatient de retrouver le groupe sur scène dans notre France.

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Naiwan - 22 Avril 2014: Les gars vous êtes partis trop loin. Si vous avez quelque chose à dire, dites le, c'est votre truc. Tout ce que j'ai à défendre a déjà été écrit et ça ne m'intéresse pas de rentrer dans un débat qui ne me concerne plus. L'interprétation maladive d'un mot ou une expression pour en retirer quelque chose que je n'ai même pas pensé en écrivant, ça me gave et j'estime ne pas avoir à justifier chacune de mes figures de style. Donc j'ai écrit une chronique, vous êtes d'accord, pas d'accord, ok, vous le dites, no soucis. Par contre me faire suer pour une histoire d'influences et d'étiquettes et d'origines sous couvert d'un "oui mais tu as écrit "ça" alors qu'en fait c'est "cela" " ... Faut vraiment avoir que ça à foutre. Donc discutez de l'album, de ce qu'il vous évoque, de ce qui a été écrit, pas de soucis. Continuez à jouer sur les mots et ça va vite me gaver.
Furia - 22 Avril 2014: Non, le souci c'est que tu fais ta drama queen, et que quand on te le fait remarquer tu fais encore plus ta drama queen. Avant ton post outré, comme quoi on se pignole sur les styles (alors que 5 lignes avaient été écrites... Ok), tout allait bien. Mais je pense que je vais aussi quitter la conversation. Pourquoi ? Parce que des gens comme toi (qui écrivent par ailleurs plutôt bien) postent des chroniques sur des sites de Metal généraux (donc sujets à une relativement large exposition) et n'acceptent pas la critique. Non, je suis désolé, tu n'accepte pas la critique. Tu ramènes tout au "ressenti", "ce qu'il nous évoque"... La musique c'est des émotions mais c'est aussi de l'analyse. Tu aimes pas en faire, très bien. Mais y'a des gens comme moi qui aiment, et que le "cet album m'a fait trop voyager c'est super beau, 18/20" me fait chier. Le stéréotype du métalelux élitiste qui se branle sur les styles c'est un homme de paille, un homme de paille qui comment à devenir très chiant, parce qu'on peut plus discuter du style d'un groupe sans qu'un mec vienne nous dire "holala vous comprenez rien à la musique profitez c tout ! lol". La musique c'est pas QUE es émotions justement, malgré ce qu'on voudrait nous faire croire. Donc je me barre, ta réaction, non, tes réactions successives m'ont déçu, et je regrette d'avoir envoyé mes remerciements. " Faut vraiment avoir que ça à foutre" : tu te prends pour qui ? Si ça nous intéresse nous ? Et toi t'as que ça à foutre d'écouter Agalloch (comme quoi ça marche pour tout ) ? D'ailleurs pour un mec qu'en a rien à foutre des styles c'est marrant parce que c'est toi qu'est venu faire du drama dessus, donc bon... 0/10 no re
AlonewithL - 22 Avril 2014: Je n'ai pas à revenir sur ce qu'a dit Furia. C'est très juste. Je retiens le coup du "débat stérile pour pine d’huître" alors qu'on entamait une discussion assez intéressante et cordiale sur la part supposée de black metal dans la musique d'Agalloch. Si tu t'imagines que le travail de chroniqueur consiste à donner son bête ressenti et de n'accepter que des "très bonne chronique" en commentaires tu te trompes lourdement.
Naiwan - 22 Avril 2014: Fut une époque, des gens avec des opinions divergentes à celle du dirigeant étaient brulés en place publique. Par chance, je ne suis ni dirigeant, et nous ne sommes pas au troisième reich. (point godwin). Donc, je réponds une dernière fois: les gars vous êtes partis trop loin. Votre intervention me fait chier parce que vous me gavez à vouloir trouver des interprétations à des mots. Donc dernier message, parce que je suis particulièrement bon et j'aime dire les choses: Qu'on me remercie ou qu'on me crache dessus, je m'en contre-cogne. J'écris sur un site de Metal général parce que ça me plaît (et que je continuerai à le faire), et si vous n'êtes toujours pas satisfaits avec votre attitude, cordialement je vous présente la porte de sortie. Et j'en profite pour bloquer l'accès aux commentaires - parce que je n'aime pas les discussions de pines d’huîtres et que je suis une pute.
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