The Oath of Black Blood

Liste des groupes Black Metal Beherit The Oath of Black Blood
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Nom du groupe Beherit
Nom de l'album The Oath of Black Blood
Type Compilation
Date de parution 14 Septembre 1991
Labels Turbo Music
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album148

Tracklist

Re-Issue in 2012 by Season Of Mist.
1.
 Intro
 00:58
2.
 Metal of Death
 00:54
3.
 The Oath of Black Blood
 02:41
4.
 Grave Desecration
 02:02
5.
 Witchcraft
 03:13
6.
 Goat Worship
 01:55
7.
 Demonomancy
 02:22
8.
 Black Mass Prayer
 01:15
9.
 Beast of Damnation
 04:07
10.
 Hail Sathanas
 01:47
11.
 Dawn of Satan's Millennium
 04:46

Durée totale : 26:00


Chronique @ wodulf

21 Avril 2012

En 1990, Beherit s'était déjà fait une sacré réputation dans le milieu underground ...

En 1990, Beherit s'était déjà fait une sacré réputation dans le milieu underground notamment grâce à des shows excessivement sanglant avec tout un arsenal de crucifix renversés et de têtes de porc empalés.
Ceci attire donc l'attention d'un petit label allemand, Turbo Music, qui signe le groupe pour un EP et un album.
Après donc la sortie du picture disc Dawn of Satan's Millennium, il était convenu avec le label Turbo Music que Beherit enregistre un album dont le nom serait The Oath of Black Blood. Pour cela, le groupe reçoit 100 dollars (!!!). Croyant certainement qu'il s'agissait là d'argent de poche (parce que 100 dollars pour enregistrer un album, c'est un peu se foutre du monde !), les mecs vont dépenser cette somme en drogue et alcool.
Chose qui, bien entendu, ne va pas du tout plaire au boss de Turbo Music qui, sans consulter le groupe, va compiler la démo Demonomancy avec le EP Dawn of Satan's Millennium pour en faire un album et le sortir sous le titre de The Oath of Black Blood.
Ceci va bien sûr entraîner un gros conflit entre Turbo Music et Beherit qui va aller jusqu'à changer de nom et devenir Lord Diabolus le temps de couper tous les ponts.
Pendant très longtemps, The Oath of Black Blood a été désavoué par Beherit qui ne le considérait que comme un bootleg. Mais voilà, ce disque est devenu archi culte et surtout un élément fondateur de la frange bestial du Black Metal. C'est certainement pour cela qu'à l'occasion de la réédition 2005 par le label Spikefarm, Nuclear Holocausto Vengeance a reconnu officiellement The Oath of Black Blood comme étant le premier album de Beherit.
Il faut quand même préciser que le son a été retouché certainement pour une remise à niveau parce que sur la démo Demonomancy c'est beaucoup plus raw et un volume sonore plus bas.
Sinon, pour le contenu, il y a vraiment une distinction à faire entre la partie Demonomancy et Dawn Of Satan’s Millennium.
Demonomancy c’est en fait le résultat de la découverte de Blasphemy. Pendant les quatre mois qui séparent les deux premières démos (je ne compte pas la rehearsal), les mecs ils n’ont écouté que ça !
Bien entendu, cela s’entend à mort sur les morceaux de la démo. Déjà au niveau du chant bestial avec ces grognements chuchotés puis même au niveau de la structure des morceaux qui sur la première démo était dans un style Sodom/Sarcofago, on sent vraiment ici du Blasphemy. Sur des morceaux comme « Metal of Death » mais surtout « Grave Desecration », on n’est même vraiment pas loin du plagiat.
Puis il y a Satan’s Dawn Millennium, qui est l’enregistrement où Beherit trouve réellement son style à lui avec ce chant de plus en plus chuchoté et ces ambiances très occultes. Par contre, autant l’influence de Blasphemy semble avoir été, disons digéré autant celle de Bathory époque The Return… reste toujours flagrantes, notamment sur des titres tels que "Hail Sathanas" et "Dawn of Satan's Millennium".
Ce disque a, je trouve, connu un peu le même destin que le Apocalyptic Raids de Hellhammer. Complètement rejeté, moqué, honni à sa sortie par, bien entendu, l’immense majorité de la presse Metal de l’époque (mais ça ce n’est pas une surprise), The Oath of Black Blood a fait figure de vilain petit canard adulé uniquement par la frange la plus extrême des pires psychopathes qui ne jouissaient que dans les écoutes des In the Sign of Evil et autre Fallen Angel Of Doom.
Tout comme Tom Warrior à l’époque de Cold Lake qui s’était mis à rejeter la période Hellhammer avant de revenir sur ses propos quelques années plus tard, Nuclear Vengeance Holocausto, surtout pendant sa période Electro, ne se privait pas de quelques moqueries à l’égard de ses vieux enregistrements. Moqueries qui ont évidemment disparu quand ce disque a commencé à être considéré –surtout à partir de la fin des années 1990- comme un élément culte et fondateur du Metal extrême.

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Chronique @ Rust

03 Avril 2009
Beherit... Un son à ne pas mettre entre toutes les mains. Car au delà du champ musical ou idéologique, Beherit est tout un état d'esprit, une redéfinition du sens apporté à la musique satanique, rock puis metal depuis les années 60 et les premières tentatives de mettre des sons au service d'un véritable rituel dédié au Malin.
Par une approche purement musicale, Beherit trouve ses racines dans le "fourre-tout" communément appelé black metal dans les années 80, véritable magma hétéroclite allant de Hellhammer à Bathory, en passant par Mayhem. A une époque donc où le black metal n'était pas encore constitué de clowns habillés pour Halloween posant dans des forêts enneigées, une poignée de groupes s'efforçait de donner au genre naissant une esthétique et une approche expérimentale et sans concessions pour couper définitivement les ponts avec leurs géniteurs Death et Thrash Metal.

Le côté occulte se veut omniprésent et dès le premier morceau on hérite d'un son de clavier kitschissime digne d'un playschool censé évoquer l'angoisse et pourtant efficace car, comme chez son voisin suédois d'Abruptum, Beherit s'emploie à créer des atmosphères décalées et minimalistes, déjà en opposition aux airs pompeux du black symphonique d'Emperor à la même époque.
Concentrons nous maintenant sur les morceaux à proprement parler. A l'instar d'un Blasphemy, Beherit est souvent qualifié de "bruit" par les non-initiés. Pourtant il faut avouer que les cris bestiaux braillés à tout-va sont plus aptes à évoquer la haine et la violence que bon nombre de groupes raw black metal se sachant faire que du pseudo riff de Darkthrone avec une voix de chat égorgé en guise de chant.
Beherit donne un peu de cohésion et d'intérêt aux morceaux en variant les bizarreries qui composent l'ensemble de "The Oath of Black Blood". Ainsi, la guitare part dans des solos déstructurés et dissonnants, la voix alterne entre grognements gutturaux et une voix que l'on pourrait attribuer à un cancéreux en phase terminale et qui donne un rendu bien blasphématoire et cradingue.
Le très bon et le médiocre se cotoyent sans arrêt. Ainsi, le riff débutant "Grave Desecration" fait froid dans le dos, tranchant et lancinant. Si on excepte les passages un peu longs à supporter où la guitare ne fait que répéter un riff de 3 notes, on peut arriver à des leads assez intéressants qui rappellent le death brésilien de Sarcofago ou encore Holocausto.
Autre exemple sur "Witch craft" où le début semble prometteur, avec un rythme bien martelé à la batterie et un riff sonnant assez "war metal". Mais au bout de quelques secondes, on retombe dans les riffs ultra basiques. Dommage...
Quelques éléments intéressants, comme une partie de chant en reverse sur "Goatworship" ravivent l'intérêt à des moments où les moins accros au genre seraient tentés d'éteindre leur sono. Tout comme la pléiade de samples morbides tels que cloches d'église, grognements démoniaques et claviers façon générique de film d'horreur de série Z.

Conclusion, Beherit époque "The Oath of Black Blood" est uniquement dédié au goatworship sanglant et nauséabond. Si vous cherchez un intérêt musical ici, vous serez certainement déçus. L'album se prête aux initiés recherchant une montée d'adrénaline via une violence malsaine propre à éveiller les instincts les plus pervers et haineux de l'âme humaine.

Les plus : une ambiance glauque, une violence non retenue, un côté totalement décalé, inovant pour l'époque.

Les moins : le manque flagrant de diversité dans les riffs et donc l'ennui qui en résulte par moments, le manque de cohésion musicale apparent, le côté anarchique et brouillon.

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Commentaire @ Nattskog

05 Janvier 2005
Beherit comme je ne l’avais jamais connu avant ce jour : période black/thrash. Eh bah franchement, on s’en passerait. Oh certes, c’est les débuts, ça sonne « trou », « evil », mais bon, autant dire que c’est une coquille vide.
Entre le mauvais death et les débuts de Mayhem, « The Oath of Black Blood » pose des bases. Les bases de ce qui sera le black/death, en implantant dans sa musique violente en général des ambiances assez sombres (malheureusement trop souvent couvertes par le reste), des solos de guitares dont on se demande ce qu’ils font là, et un chant quasi grindeux, vraiment inadapté pour ce qu’ils veulent passer…
Alors comme je l’ai vu dire ailleurs, on peut se demander si c’est une blague. En tout cas franchement si c’en est une, elle est bien ! Mais le problème c’est qu’à l’époque (1990) je ne pense pas que les groupes fissent déjà de l’humour dans leurs prestations.
Enfin bon, décrivons un peu ce qui ressort de cette galette. Première chose à dire : le son est d’époque. Bien cradingue, on distingue toutefois bien les instruments et les riffs, mais c’est là que le bât blesse : il n’y a rien derrière ! On dirait de l’impro entre potes, bourrés un samedi soir au lieu de regarder le foot parce que la tévé est en panne.
L’autre point faible du groupe, c’est le chant. Alors là, on s’en passerait volontiers ! Franchement là ça frôle les sommets du pire que j’ai entendu. J’arrive même pas à trouver les mots pour le décrire.
Bon dans l’ensemble, je ne vais pas être salop, ça se laisse écouter. Sincèrement, heureusement que c’est un cadeau, mais c’est vrai que certains titres ressortent (particulièrement les deux derniers, qui sont issus du célèbre LP « Dawn of Satan’s Millenium »). Le tout durant un peu plus de 25 minutes, ça passe assez bien en l’écoutant d’une oreille distraite, mais au casque je pense que c’est à s’en arracher les cheveux…
Enfin voilà, un album qui ne sera indispensable que pour les vrais fans ou pour les amateurs de ce qui se faisait au début des débuts… Personnellement, j’en reste aux albums ambiant !!!

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