H418ov21.C

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Nom du groupe Beherit
Nom de l'album H418ov21.C
Type Album
Date de parution 19 Fevrier 1994
Style MusicalBlack Electro
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1.
 The Gate of Inanna
 04:25
2.
 Tribal Death
 06:59
3.
 Emotional Ecstasy
 03:48
4.
 Fish
 03:22
5.
 21st Century
 04:00
6.
 Paradise (Part II)
 03:38
7.
 Mystik Force
 06:55
8.
 Spirit of the God of Fire
 03:22
9.
 E-Scape
 03:10

Durée totale : 39:39


Chronique @ Nattskog

21 Mai 2004
L’un des albums les plus étranges qui soient en ce bas monde… Plus proche du dark ambiant que du metal à proprement parler, le titre en dit long à propos du contenu.
H418ov21.C, comme je l’ai appris il y a quelques mois, fait sans doute référence à une galaxie. C’est par des noms aussi barbares que sont désignées les plus lointaines que nos télescopes parviennent à détecter. Alors je dis que le titre est explicite, car le contenu est extrêmement cosmique ! Les guitares ont presque disparu, fini la batterie et le chant n’est que peu présent. Je dis fini la batterie, mais elle est remplacée par des beats limite techno par moments, ou par des sons plus chaleureux de djembe assez ritualistes. Cela donne une teinte très sombre au CD malgré le peu d’éléments « classiques » du milieu dont ils sont issus. A part l’intérêt porté par le groupe à tout ce qui touche à l’espace, ne cherchez pas de comparaison avec « Drawing Down the Moon ». Ils ont changé d’orientation. Le groupe compose à présent de l’ambiant ritualiste.
En effet, l’aspect ritualiste est très en avant sur cet opus. Au dos du boîtier, on peut d’ailleurs lire « RITUAL MUSIC »… mais même en mettant de côté leur point de vue sur leur propre musique, ça fait tellement résurgence d’un culte ancien que c’en est presque gênant…
Le livret est très bizarre : d’abord, il est rudimentaire. Il s’ouvre en deux, point barre. L’intérieur est très ésotérique… c’est à se demander si les auteurs savent réellement ce qu’ils y ont mis. Le fond est noir, on y trouve une citation de Nietzsche, le tracklisting avec quelques indications, une photo qui fait assez séance de magie noire et une sorte de pyramide qui part du mot « farmer » pour arriver au mot « you » en passant par plusieurs étapes qui semblent décrire le trajet d’un produit fermier depuis la terre jusqu’au consommateur. Seraient-ils écolos ? Le troisième titre, « Emotional Ecstasy », me fait penser qu’ils sont vraiment sur la même longueur d’ondes que nos amis du groupe Empyrium : tout un passage du morceau fait l’apologie de la terre et du beau ciel qui la surplombe. Un message de paix et de respect de la nature que je n’espérais pas trouver dans ce style du musique, et qui est tout sauf ridicule !
Alors, s’il n’y avait pas cela, on pourrait presque qualifier la musique d’ambiant indus, mais le faire serait montrer que l’on a rien compris à la démarche du groupe. La Terre n’est pas prise ici comme la planète des Hommes mais la planète de la vie. C’est ce qui donne de la profondeur à la musique et qui explique la tendance à la fuite symbolisée par le titre du dernier morceau, « E-scape », le plus obscur de tous.
Je conseille cet album à tous les amateurs de musique calme, étrange, ritualiste et cosmique. La première écoute peut mal passer, mais cet album reste l’un des chef-d’œuvre du genre !

Nattskog

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