Salut,
Aujourd'hui je vous amène faire un voyage, un long voyage d'à peu prêt 55 minutes.
Prenez toutes vos dispositions, faites ce que vous avez a faire d'important tout de suite car, au retour, vous ne serez plus jamais comme avant...
On va commencer par planter le décor :
Le Kirghizstan, ça vous parle ?
Si la réponse est oui, imprégnez-vous bien de cette culture, de son histoire, de ses paysages, de ses traditions... Allez-y, il faut que je prépare les autres prétendants au grand voyage.
Le Kirghizstan ne vous évoque rien, pas de problème, nous allons donc dresser un rapide mais nécessaire topo.
Pays d'Asie centrale extrêmement montagneux, coincé entre la Chine, le Kazakhstan, l'Ouzbékistan et le Tadjikistan.
Pays peuplé à l'origine par un peuple
Nomade turc : Les Kirghizes.
De grandes étendues sauvages, quelques yourtes disséminées en ces terres froides, et ces chants traditionnels accompagnés d'instruments folkloriques tel que le komouz à trois cordes ou encore la guimbarde.
Vous commencez à ressentir ce vent, cet appel des grands espaces vierges ?
Oui ?
Et bien, allons-y, c'est parti.
Le voyage commence par "The Silk
Road".
Intro guitare sèche batterie et synthé ambiance orientale. Normal, me direz-vous, pour la route de la soie, puis vient le moment ou il faut plonger dedans, bras ouverts, guitares saturées, double pédale, basse surpuissante et cette voix.
Mince, j'ai oublié de vous préciser qu'ici c'est une demoiselle qui officie au chant.
Pas un chant niais ou pseudo diva, non un chant bien black, exclusivement black.
Vous l'aurais compris ici, c'est du black métal de haute volée qui va nous accompagner durant ce voyage initiatique.
Imaginez-vous cette route sinueuse parsemée d'embuches, entrecoupée de pauses bien méritées, vous l'avez ? Et bien là dessus, un beau, un gros black métal majestueux vient accompagner notre périple de 13 minutes.
On arrive à la deuxième étape, "Inner
Voice".
Intro folk, les guitares prennent le relais. Beaucoup plus soft, moins agressives... mais cela ne dure qu'un temps car l'ambiance de ce titre est sublime. On a l'impression de se balader dans un de ces villages perdus tout là-haut, dans les montagnes... 3'15 plus tard, l'oxygène se raréfie, le cœur s'emballe, l'adrénaline est à son paroxysme, un putain de black nous assoit sur ce putain de chemin. On profite de l'instant présent, on admire la beauté, on se délecte de ce que nous offre ces Kirghizes.
Troisième étape, il est temps de s'imprégner de la culture locale. "Cult Tengri".
Bien installés dans une yourte immense, intro aux instruments traditionnels et ambiance orientales, prémices d'un grand moment.
Un black d'une pureté absolue vient nous coiffer, nous emporter dans sa destruction totale de toute retenue. Vocaux raw à souhait, riffs reprenant le thème de l'intro, passages acoustiques et folkloriques... bref, tous les ingrédients nécessaires à l'élaboration d'une pépite.
Vous aimez ? Allez on continue, direction "
Kara-Oy".
Comment rester insensible à ce violon et ces incantations d'un shaman en pleine transe ? Une ambiance bien lourde vient accompagner les guitares incisives, mais cette relative quiétude ne dure que quelques instants car les chevaux sont lâchés.
18 minutes de folie pure, de black intense, de breaks judicieusement répartis afin de se r
Eposer dans ce périple sinueux et dangereux.
Toujours là ?
Dernière étape, repus, fatigués par tant d'émotions, "The Last Step" nous ramène à la dure réalité de la vie.
Passage folk traditionnel servant essentiellement à nous inviter à recommencer ce superbe voyage.
Amateurs de périples, mais surtout de Black Métal majestueux (dans la veine de
Drudkh), amateurs de beauté pure simplement, cet opus est pour vous.
Darkestrah montre une fois de plus la quintessence de la nature et des cultes ancestraux.
18/20.
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