The Furnaces of Palingenesia

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15/20
Nom du groupe Deathspell Omega
Nom de l'album The Furnaces of Palingenesia
Type Album
Date de parution 24 Mai 2019
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album38

Tracklist

1.
 Neither Meaning Nor Justice
Ecouter02:16
2.
 The Fires of Frustration
Ecouter04:59
3.
 Ad Arma! Ad Arma!
Ecouter04:09
4.
 Splinters from Your Mother's Spine
Ecouter03:12
5.
 Imitatio Dei
Ecouter04:56
6.
 1523
Ecouter03:37
7.
 Sacrificial Theopathy
Ecouter02:37
8.
 Standing on the Work of Slaves
Ecouter03:23
9.
 Renegade Ashes
Ecouter05:23
10.
 Absolutist Regeneration
Ecouter05:27
11.
 You Cannot Even Find the Ruins…
Ecouter05:19

Durée totale : 45:18

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Deathspell Omega



Chronique @ Ghul

11 Décembre 2019

Un nouvel album passionnant pour un groupe passionnant.

DEATHSPELL OMEGA, voici une de mes plus grandes passions dans la musique. J'ai là affaire à un groupe français/finlandais, faisant au moins partie du top 5 de mes groupes de metal préférés jusque maintenant. Et il aura fallu que j'attende, comme expliqué dans ma chronique d'Under Ether d'ASCENSION, la découverte de ce groupe en 2012 avec Si Monumentum Requires, Circumspice, avant de me plonger petit à petit l'esprit dans le black conscient, avant-gardiste, orthodoxe et plus propre que le black metal des maîtres norvégiens que je connaissais jusque là. Si Monumentum m'a ainsi ouvert la porte vers le black metal occulte, fouillé et documenté de ce groupe.

Et ce groupe inspirera, comme on sait, toute la scène black orthodoxe, aux côtés des suédois de WATAIN, FUNERAL MIST ou ONDSKAPT, ainsi que des compatriotes français de BLUT AUS NORD. De son côté, DEATHSPELL OMEGA, à l'image de BLUT AUS NORD, continuera à faire évoluer son art noir et sinistre jusqu'à pondre, en 2010, Paracletus. Suite à la parution de l'EP Drought en 2012, nous n'aurons aucune nouvelle de la formation mystique, disparue dans l'ombre qui l'a vue apparaître. Mais fin 2016, DEATHSPELL OMEGA annoncera son grand retour avec un The Synarchy of Molten Bones grandiloquent de technique. A ce niveau là, le retour de DEATHSPELL OMEGA sera pour beaucoup une déception, ce que l'on peut comprendre car la musique du groupe est encore plus difficile d'accès qu'auparavant - à l'époque ou au moins, il y avait une ambiance prenante.

Et cette année-ci, après la parution de The Furnaces of Palingenesia, pouvons-nous encore attendre quelque chose de ce groupe qui semble avoir fait son temps dans les années 2000 ?

A l'écoute de ce nouvel album, la première impression est celle d'un ralentissement du tempo général, par rapport à The Synarchy of Molten Bones. Et c'est le grand changement principal de cet album. Le premier impact que cela provoque chez l'auditeur qui connaît déjà le groupe est un sentiment de soulagement. Non, DEATHSPELL OMEGA ne cherche pas à accélérer le rythme afin qu'on n'y comprenne rien, juste pour faire genre « regardez, on est à la pointe de la technicité ! On sait jouer de la vraie bonne musique ! Regardez comme on joue vite et comme on enchaîne 36 riffs différents à la seconde ! ». Non. Ici, on revient à des choses plus simples, mais pas non plus simplettes pour autant. Le connaisseur peut donc respirer. Et le deuxième impact est un sentiment de lourdeur, amené lui-même par des riffs plus lents, pouvant donc mieux prendre plus d'espace que sur l'album précédent sur lequel on ne comprenait pas grand chose, il faut bien l'admettre. Avec le style de guitare que DEATHSPELL OMEGA a continué de perfectionner au fil du temps, ça passe vraiment bien. La basse se fait fort bien entendre, la batterie continue d'être très technique et le chant de Mikko Aspa reste fidèle à ce que le Finlandais sait faire. Je trouve notamment des analogies existantes avec les intonations dans Tranquility of Death, le dernier album de CLANDESTINE BLAZE, bien poignantes (certains passages dans "Ad Arma ! Ad Arma !", le morceau clippé de l'album en avant première. D'ailleurs, mention pour ce clip animé de bon goût qui nou fait bien rentrer dans l'univers apocalyptique du groupe !).

Ceci dit, ne croyez pas que le groupe a laissé tomber les blasts ! "Splinters from Your Mother's Spine", un des morceaux les plus rapides, prouve que DEATHSPELL OMEGA sait encore jouer sur la vitesse, une fois de temps en temps. Ce morceau rappelle les moments les plus hallucinés de Fas Ite ou encore de Paracletus, et des passages rapides comme ça, il y en a quelques autres disséminés sur un peu tout l'album.

La deuxième grande impression, et on s'en rend compte en lisant la tracklist, c'est que les titres sont plus nombreux pour une durée de 3/4 minutes en moyenne ! Ça rejoint donc l'idée, sur le paragraphe juste en haut, d'un groupe qui ne cherche pas à impressionner son auditoire à tout prix. Ici, l'effet procuré pendant l'écoute est analogue sans forcément être identique, avec un groupe comme les ultra-barrés et regrettés DILLINGER ESCAPE PLAN et leur metal déjanté, en plus blackisant. Mais ce changement par rapport à l'opus précédent est à double tranchant. Ici, les titres les plus longs dépassent à peine les cinq minutes. Et il manque un morceau long et à tiroirs comme le monumental, sulfureux et ultra-blasphématoire "Carnal Malefactor". Je ne parle pas de rallonger l'album pour qu'il dure autant qu'un Si Monumentum qu'on n'a, malgré son importance, pas toujours envie d'écouter d'une traite. Mais virer les quelques morceaux les moins prenants de The Furnaces of Palingenesia pour les remplacer par un morceau de ce genre aurait été judicieux pour le groupe. Mais là, je chipote : l'album reste très honnête, surtout comparé au précédent.

En conclusion, après plusieurs écoutes, voici un DEATHSPELL OMEGA qui remonte très vite la pente, suite à un The Synarchy of Molten Bones en demi teinte. A l'image de Hallucinogen, le nouvel album de BLUT AUS NORD, montrant une facette plus facile d'accès, ce nouvel album de DEATHSPELL OMEGA est bien plus efficace que le précédent que personnellement, j'apprécie quand même aussi. Les deux grands groupes de black avant-gardiste français viennent donc, en 2019, de poser deux grands nouveaux piliers à la construction constante de ce style de musique.

Un nouvel album passionnant pour un groupe passionnant.

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