The Fallen King

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Frozen Crown
Nom de l'album The Fallen King
Type Album
Date de parution 09 Fevrier 2018
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album42

Tracklist

1.
 Fail No More
Ecouter04:09
2.
 To Infinity
Ecouter04:11
3.
 Kings
Ecouter04:07
4.
 I Am the Tyrant
Ecouter04:48
5.
 The Shieldmaiden
Ecouter05:50
6.
 Chasing Lights
Ecouter04:47
7.
 Queen of Blades
Ecouter04:19
8.
 Across the Sea
Ecouter04:45
9.
 Everwinter
Ecouter03:38
10.
 Netherstorm
Ecouter03:55

Durée totale : 44:29

Acheter cet album

 $42.24  15,58 €  11,95 €  £12.92  $18.74  16,99 €  42,62 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Frozen Crown



Chronique @ ericb4

11 Mai 2020

Une volcanique et rayonnante offrande en guise de message de bienvenue...

Impulsé par une dynamique créatrice insoupçonnée, le combo italien créé en 2017 à Milan par l'auteur/compositeur, guitariste, claviériste et vocaliste Federico Mondelli ne mettra pas bien longtemps pour sortir de terre et essaimer ses riffs. A cet effet, le maître d'oeuvre s'adjoindra prestement les talents de : Giada "Jade" Etro (Ashes You Leave, ex-Tystnaden), charismatique chanteuse au puissant et limpide grain de voix ; Filippo Zavattari, à la basse et aux choeurs ; Alberto Mezzanotte, à la batterie et à la programmation ; Thalìa Bellazecca (ex-Pokerface (live)), à la guitare. Dans la foulée, la formation transalpine sortira deux singles : « The Shieldmaiden », en 2017, suivi de « Kings, quelques mois plus tard. Deux titres qui feront partie intégrante de leur introductif et présent album full length « The Fallen King » ; galette d'une durée quasi optimale de 44 minutes, écoulée via le puissant label Scarlet Records. Indices révélateurs d'une sérieuse envie d'en découdre de la part de l'inspiré collectif...

De bout en bout de son propos, le groupe nous immerge au sein d'un power mélodique aux relents symphonique et death, à la fois saillant, racé, un tantinet rageur et pétri d'élégance, dans la veine de Rhapsody Of Fire, Unleash The Archers, Ancient Bards, A Sound Of Thunder et Claymorean. Ce faisant, un réel potentiel technique de chacun des membres assorti d'une solide cohésion instrumentale se dessine, ayant pour corollaire une esthétique mélodique que d'aucuns parmi leurs pairs pourraient avoir à leur envier. En outre, la tumultueuse rondelle jouit d'une production d'ensemble de fort bonne facture, l'enregistrement, le mixage tout comme le mastering relevant de la patte experte d'un certain Andrea Fusini, connu pour avoir oeuvré auprès de Forgotten Tears, Proud Of That, Not Yet Fallen, entre autres. Aussi, l'opus laisse entrevoir une péréquation de l'espace sonore entre lignes de chant et orchestrations ainsi qu'une belle profondeur de champ acoustique, tout en n'accusant que peu de notes résiduelles. Mais embarquons plutôt à bord du navire, en quête d'éventuelles pépites enfouies dans ses cales...


C'est le plus souvent sur des charbons ardents que s'effectue la traversée, nos acolytes trouvant alors sans mal les clés pour aspirer le tympan. Ainsi, nous assénant tout de go leurs véloces frappes de fûts coalisées à des riffs corrosifs, les torrentiels « Fail No More » et « Everwinter » » revêtent chacun l'aspect d'une véritable torche incendiaire, qui ne lâchera sa proie qu'en de rares moments. A mi-chemin entre A Sound Of Thunder et Rhapsody, glissant sur un tapping effilé et d'ondulants gimmicks guitaristiques, ces vitaminés et mélodieux manifestes s'avèrent tous deux propices à un headbang bien senti. Dans cette énergie, on retiendra encore l'impulsif « To Infinity », tant pour ses ondoyantes rampes synthétiques qu'au regard des grisantes attaques dans les médiums de la sirène, et l'échevelant « Queen of Blades », quant aux fulgurantes montées en puissance de son corps orchestral et son bref mais fringant solo de guitare. Sans omettre le bestial « Netherstorm », galvanisante offrande s'ingéniant à nous secouer et nous happer, in fine.

Sur un même modus operandi, la troupe est allée jusqu'à flirter plus étroitement avec les charts, pour un résultat tenant toutes ses promesses. Ce qu'illustre, d'une part, « Kings », éruptif et avenant up tempo à la confluence de Unleash The Archers et Ancient Bards, où le flamboyant solo de guitare signé Thalìa Bellazecca fait mouche. Doté d'une inaliénable vigueur et d'un refrain d'une redoutable efficacité mis en habits de lumière par les toniques et pénétrantes patines de la déesse, le mordant effort poussera irrémédiablement à une remise en selle sitôt l'ultime mesure envolée. D'autre part, rien ni personne ne semble pouvoir enrayer la folle embardée du convoi orchestral de « The Shieldmaiden », sémillante ogive au tapping martelant et à la basse claquante, surmontée de couplets bien customisés relayés chacun d'un entêtant refrain. Et la sauce prend, une fois de plus.

Quand la cadence se fait un poil plus mesurée, nos compères ne rateront pas davantage leur cible, loin s'en faut. Aussi, dans une dynamique power symphonique et death, le mid tempo « I Am the Tyrant » ouvre le champ des possibles stylistiques. Délivrant ses riffs crochetés adossés à une corpulente rythmique, harmonisant ses growls caverneux et un chant clair d'une confondante fluidité, le tortueux mais invitant méfait se plaît à nous bringuebaler pour mieux nous retenir. Dans une atmosphère plus lumineuse, d'inspiration rock'n'metal symphonique mélodique, voguant sur un sillon mélodique quasi imparable et infiltré par les ensorcelantes inflexions de la princesse, l'entraînant et ''delainien'' « Across the Sea » prend toutes ses lettres de noblesse.

Lorsque les tensions s'apaisent et que les lumières se font caressantes, le combo interpelle par sa faculté à se muer en bourreau des cœurs, nous adressant par là même ses mots bleus les plus sensibles. Ainsi, c'est au son d'un fin et enveloppant legato à la lead guitare doublé de délicats clapotis aux claviers que l'onctueuse et a-rythmique ballade atmosphérique « Chasing Lights » nous ouvre ses portes. Evoluant dans une ambiance enivrante, feutrée par un discret filet synthétique et mis en habits de soie par les limpides et ondoyantes volutes de la maîtresse de cérémonie que viennent rejoindre celles de son comparse, l'instant privilégié est une véritable invitation au voyage en d'oniriques contrées.


Pour son premier essai, le groupe transalpin interpelle autant qu'il séduit, se plaît à nous bousculer sans nous désarçonner, affirmant dores et déjà un caractère bien trempé tout en révélant la féconde inspiration compositionnelle de ses auteurs. A la fois volontiers, tonitruant, souvent tortueux, parfois enjoué, diversifié eu égard à ses phases rythmiques, le message musical s'avère, par ailleurs, plutôt efficace, un brin romantique, témoignant également d'un réel potentiel technique et d'une créativité mélodique difficile à prendre en défaut.

Toutefois, en dépit d'une ingénierie du son sauvegardée, quelques finitions restent encore à parfaire, et les prises de risques demeurent balbutiantes. De plus, on aurait espéré voir inscrits au cahier des charges une palette plus étoffée en matière d'exercices de style (instrumentaux, fresques...), des joutes oratoires plus variées (notamment par l'adjonction de choeurs et/ou d'invités), ainsi qu'un zeste d'originalité. Cependant, apposant son sceau sur chacune des portées de son set de partitions, harmonisant et exploitant habilement les talents de ses membres, ayant ainsi concocté une œuvre aussi prégnante que singulière, le combo italien dispose d'une belle carte à jouer pour espérer essaimer plus largement ses gammes et ses arpèges. Une première et rayonnante offrande qui laisse augurer d'une aventure au long cours pour la formation italienne...

Note : 15,5/20

8 Commentaires

5 J'aime

Partager

gg_jaime - 22 Juin 2020:

En effet, bonne chronique précise. Leur deuxième album est aussi bon. ça donne la patate pour la journée !

Et en plus, sont sympas. Ils étaient en première partie de la dernière tournée de DragonForce.

Présents avant le concert et après...(sauf la guitariste qui était à la douche !)

J'ai pris des photos de mauvaises qualité, au Metronum Toulouse : objectif tout manuel et pas mes lunettes ! (Les photos c'est du concert, pas de la guitariste à la douche!)

Remarque : ils avaient leurs 2 CDs à la vente et quand je leur ai parlé de bandcamp (où ils sont présents...) ils ont un peu "tické", préférant une autre plateforme...

 

 

 
Madness77 - 23 Juin 2020:

Justement cette jeune guitariste qui etait sous la douche m'a l'air assez douée,toi qui l'a vu en live qu'en penses tu ?  

gg_jaime - 23 Juin 2020:

@Madness77: Peux pas dire le contraire, elle assure sa partie (Soli compris) mais je ne peux en dire plus, n'étant pas musicos. Côté partage avec le publique c'est assez faible; Ce n'est pas la front woman comme Giada la chanteuse, hyper sympa en l'occurence. Faut dire que Talia est jeune (20 ans et 2 albums au compteur...)

 
Madness77 - 25 Juin 2020:

Oui je  vois elle doit encore progresser dans la présence scénique avec l'expérience ça viendra avec le temps je pense. 

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire