The Excellence

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Nom du groupe Seth (FRA)
Nom de l'album The Excellence
Type Album
Date de parution 28 Septembre 2000
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album101

Tracklist

1. Die Weihe 03:58
2. Let Me Be the Salt in Your Wound 05:43
3. Bastard Beast 04:55
4. Acid Christ 05:12
5. Corpus et Anima 05:22
6. Légion Spirituelle Damnatrice 04:13
7. L'Excellence 07:08
8. Leave This Planet 06:31
Total playing time 43:01

Chronique @ LaBalafre

07 Mars 2007
« Le salut pour nous n’est nulle part » pourrait servir d’exergue à cet album convulsif. Et dans cette convulsion, quelle maîtrise ! Désespoir et transcendance par la poésie, maîtrise et convulsion par la musique, me paraissent les quatre piliers de l’album.

Car si « Les Blessures de l’Âme » furent le chant intime d’un idéal aristocratique, au sens le plus nietzschéen, « L’Excellence », quant à lui, abhorre la fadeur et la médiocrité satisfaite de notre époque, au nom du même idéal. L’Excellence se révèle ainsi un titre de noblesse.

Mais c’est une noblesse virile et méprisante, amère et vindicative, amoureuse d’absolus. Et elle se présente, « in nomine Seth », sous la forme du Luciférianisme. Le monde extérieur devient un efféminement christianisé (mon ange…), pour l’imitation duquel le chanteur, - Vicomte Vampyr Arkames, judicieusement rebaptisé Acid Christ, - prend une voix ridiculement aiguë. Quelle humiliation pour notre si fière époque !

Toutefois, notre poète se veut guide. Il nous montre le chemin par lui pratiqué afin de tuer en nous nos grossiers masques sociaux : la scarification, la lacération intérieure !

Dans son essence, comme tous les vrais artistes, c’est un mystique : il nous invite à retrouver une âme dans notre vide, un absolu.

La musique d’Heimoth accentue le caractère convulsif des textes, mais les rehausse par sa maîtrise. Elle est froide sans être glacée, grandiose sans grandiloquence, d’une majesté torturée qui trouve dans cet ondoiement de souffrance l’opportunité de rehausser sa noblesse serpentine. N’en attendions-nous pas moins de notre reptile, SETH, le dieu-Serpent ! Je le répète ici, à l’instar de ma chronique des Blessures de l’Âme : l’originalité de SETH consiste dans le caractère annelé de ses mélodies. Leur harmonie torturée nous en fait ressentir les ondulations sinueuses de plus en plus sèches et violentes.

SETH, à l’image de son superbe livret, est un soleil bleuté, argenté, lacté.

Le groupe a eu l’idée originale (à l’époque…) d’ajouter à son métal un coté musique électronique. Mais ces sons étranges, étonnants, jamais déroutants, souvent judicieux, renforcent la froideur et la cruauté de l’atmosphère, instaurent une distance plus grande entre l’entité SETH et l’auditeur. En un mot, ils étayent la noblesse du style.

Jusqu’au cri abortif qui clôt cette œuvre !

J’avouerai cependant que je n’aime plus ce disque. Le chant de V.V.A. devient un hurlement perpétuel, fatiguant. La musique manque par trop de simplicité. Enfin, je n’ai jamais ressenti un art aussi haineux de toute ma vie. Il a un coté juvénile dans le malsain, dans son rapport à la vie, qui me gêne.

J’avouerai aussi avoir adoré ce disque à 22 ans, à sa sortie, pour les mêmes raisons qui me le rendent antipathique aujourd’hui.

Toutefois, le but de la critique n’étant pas d’exprimer ses goûts ni ses humeurs, mais de savoir la valeur d’une œuvre, je reconnais l’art inouï de SETH. 17/20

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sargeist - 07 Mars 2007: Le riff de toute fin du morceau "L'excellence", mémorable... excellent disque, je l'ai toujours trouvé bien meilleur que "Les Blessures de l'Ame".
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Commentaire @ Black_Requiem

01 Octobre 2003
Ne connaissant Seth que de nom et ayant eu une fois l'occasion d'écouter une de leur chanson, je me suis dit qu'il fallait quand même posséder un de leur CD et c'est chose faite, puisque j'ai entre mes mains l'étincelant "The Excellence".

Du vrai Black Metal, en plus c'est un groupe français donc voici au moins 2 raisons (pour moi) d'en parler. Ce que je peux en dire c?est qu?à la 1° écoute j'ai été vraiment frappé par la composition musicale (que l'on doit à Heimoth) , les paroles (du Vicomte Vampire Arkames, très compréhensibles même sans livret) qui dégagent une grande haine mais surtout l'ambiance sombre et malsaine qui suinte de la voix et des guitares, renforcée par la pochette qui représente les mains enchaînées et percées (par les clous) du Christ. Ils ont un côté très mélodique, une voix qui me plaît énormément, de nombreux changements de variations musicales durant une même chanson. Cet album est un album complet, mené de bout en bout par une grande logique et par d'excellents musiciens, une qualité de travaille qui se ressent.

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