The Crest

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Nom du groupe Axel Rudi Pell
Nom de l'album The Crest
Type Album
Date de parution 23 Avril 2010
Labels SPV
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album77

Tracklist

1.
 Intro / Prelude of Doom
 
2.
 Too Late
 
3.
 Devil Zone
 
4.
 Prisoner of Love
 
5.
 Dreaming Dead
 
6.
 Glory Night
 
7.
 Dark Waves of the Sea (Oceans of Time Part II : the Dark Side)
 
8.
 Burning Rain
 
9.
 Noblesse Oblige (Opus #5 Adagio Contabile)
 
10.
 The End of Our Time
 

Chronique @ AlonewithL

12 Mai 2010

Mais les mêmes parades et les armes d'autrefois ne se révèlent pas toujours aussi efficaces.

Après plus de 20 ans de loyaux services, Axel Rudi Pell respecte encore sa réputation de compositeur prolifique, avec un nouvel album sorti en 2010, "The Crest", toujours avec une très belle couverture. Depuis la fondation de son groupe, un album est sorti quasimment tous les 1 ou 2 ans. On pourrait lui féliciter. Mais, si ce n'est qu'à faire trop dans la quantité on néglige bien trop souvent la qualité. Celà ne semble pas être évident sur "The Crest", qui est d'une qualité commune à celle de bons groupes de heavy metal, mais qui a hérité des points faibles d'une composition pas suffisamment posé, une impression de déjà entendu et des mélodies plus ou moins biens inspirées.

Cet album est néanmoins analogue de ses prédécesseurs et dans le pur style de la musique ordinairement jouée par "Axel Rudi Pell". Le guitariste hors pair est devenu baron d'un vaste domaine. Mais celui-ci depuis un certain temps ne souhaite pas partir à l'aventure et nous embellir de nouvelles richesses piller chez d'autres seigneurs de guerre, comme tend à le démontrer "The Crest", qui ne fait pas dans la nouveauté, mais bien plus dans l'authenticité. Axel Rudi Pell use des méthodes plutôt habituelles qui ont fait son succès, et reste indifférent vis à vis de tout changement. Ambiance de synthé en couverture, riffs ravageurs et chant puissant en première ligne; voilà la stratégie de siège d'"Axel Rudi Pell".

"The Crest" commence véritablement après une palpitante ambiance d'introduction sur "Too Late", qui nous offre une chanson sans surprise avec du vrai "Axel Rudi Pell" à la guitare; bien rythmé, suivant une formule infaillible. Il en est de même de la batterie qui garde une constante irréprochable tout le long de l'album. La voix de Johnny Gioeli est comme à son habitude: vibrante et particulièrement intense, bien qu'elle s'atténue sur certaines pistes comme sur "The End of Our Time". L'ensemble des titres de l'album sont sous l'effet d'un synthé agissant en bruit (en voix) de fond. Celà aura pour effet d'ajouter une certaine profondeur au tableau. Du coup on a la vague impression de se retrouver dans un quelconque endroit obscure, énigmatique et envahissant. Mais ayez confiance en la troupe d'Axel Rudi Pell. Il n'y a aucune méchanceté en eux, et ça se ressent même dans leur musique. Ils pourront vous faire traverser ces différents lieux en toute sécurité.

"Prisoner of Love" marque un petit changement par rapport au début. Avec une musique plus douce et toujours de superbes riffs de guitare. Le chant est cependant un peu plus pop, mais s'associe bien à l'ensemble. De plus le guitariste en chef nous propose un excellent passage solo, comme sur toutes les pistes de l'album à partir de "Too Late". Cette guitare sera un peu moins décisive sur "Dreaming Dead". Elle est ici plus répétitive et peu vivante jusqu'au solo de fin. Ce moment de trouble gagnera également dans une certaine mesure la voix de Johnny Gioeli.

"Axel Rudi Pell" retrouve de sa superbe sur "Glory Night", plus émotionnel, avec son entame au piano et un chant plus tendre. C'est un vrai ode renversant et chargé de sentiments. A croire que le groupe soit bien meilleur pour jouer des ballades.
On continue d'alterner dans le bon et le moins bon avec "Dark Waves of The Sea", qui se veut être la 2ème partie de "Oceans of Time" titre déjà connu d'un ancien album d'"Axel Rudi Pell". Malgré des instruments incisifs sur les mélodies et un solo admirable, le titre s'enfume et nous enfume dans du réchauffé. On pourrait même croire entendre un refrain de tout point de vue identique en structure à celui de "Fly to The Moon" d'un précédent album du groupe, "Mystica", mais en bien moins détonnant ( faites l'expérience, c'est risible).

Axel Rudi Pell aurait failli à sa réputation s'il n'avait pas eu l'initiative d'introduire un titre instrumental sur cet album. Il le fait avec "Noiblesse Oblige", petit moment de détente sur des airs de piano et de guitare sanglotante. C'est un titre magistral, qui nous touche, calmant au passage nos nerfs et toutes nos idées noires.

La forteresse "Axel Rudi Pell", bien que terne et lézardée par endroits reste néanmoins toujours aussi imposante. De plus elle est bien gardée par des soldats aguerris, maîtres d'arme dans leur instrument. Mais les mêmes parades et les armes d'autrefois ne se révèlent pas toujours aussi efficaces. Il faudra songer à se renouveler au risque de devenir faillibles.

13/20

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