The Cave of the Golden Rose

Liste des groupes Metal Symphonique Xiphea The Cave of the Golden Rose
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15/20
Nom du groupe Xiphea
Nom de l'album The Cave of the Golden Rose
Type EP
Date de parution 19 Mars 2020
Style MusicalMetal Symphonique
Membres possèdant cet album1

Tracklist

1.
 Once upon a Time
 01:33
2.
 Part I - The Prophecy
 10:57
3.
 Part II - A Truth Awakens
 06:12
4.
 Part III - Show Me Your Fear
 05:48
5.
 Part IV - A Little Magic
 06:34

Durée totale : 31:04

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Xiphea


Chronique @ ericb4

26 Mars 2020

C'est sans ambages mais sans réelle surprise que s'effectue la traversée...

Porté par un élan d'inspiration renouvelé, le combo allemand revient dans la course, non sans afficher une furieuse envie d'en découdre, et ce, dans un registre metal ô combien surinvesti en formations de tous poils, dont de jeunes loups aux dents longues, à commencer par ses compatriotes de Beyond The Black, Elvellon ou Nevaria. Cependant, affichant aujourd'hui un substantiel palmarès, tant en matière de réalisations en studio qu'en live, l'expérimenté quintet cofondé en 2011 à Nuremberg par la chanteuse Sabine Meusel (ex-Rawkfit) et le guitariste/growler Neil Meusel (dit 'Neil Mac Miles') jouirait de solides assises pour espérer maintenir en respect ses challengers, toujours plus nombreux à se bousculer au portillon.

Pour rappel, suite à son discret mais seyant EP « Masquerade » (2013), le collectif teuton ne mettra qu'un an avant d'accoucher de son premier et luxuriant album full length « From the Uncharted Island », précédant lui-même un dantesque « Once upon a Time » (2016) et un efficace et plantureux « Everland » (2018). Parallèlement, nos acolytes réaliseront plusieurs clips vidéo et n'auront de cesse de se produire, près de huit années durant, sur la scène metal, locale pour l'essentiel (Fairymetal Night 2 (Nuremberg), FemME Battles (Düsseldorf), Femme Fatale 5 (Brno, Tchéquie)... en 2018 ; Fairymetal Night 3 (Herzogenaurach), SymphonicNight (Würzburg)... en 2019). Fort de ce foisonnant background et dans un souci de diversification de son offre, c'est désormais à un tout autre concept auquel s'est attaqué l'escadron d'outre-Rhin...

En 2019, pour la première fois de son histoire, le groupe réalise successivement trois opulents singles (« Part I - The Prophecy » ; « Part II - A Truth Awakens » ; « Part III - Show Me Your Fear »), qui feront partie intégrante des 5 pistes que compte le concept et présent EP répondant au nom de « The Cave of the Golden Rose ». A nouveau inspirées des contes de fées, les 31 minutes de la rondelle nous plongent simultanément dans un rock'n'metal mélodico-symphonique opératique et progressif à la fois racé, pétri d'élégance et des plus envoûtants, transpirant la féconde inspiration compositionnelle de leurs auteurs tout comme les influences de Nightwish, Xandria, Amberian Dawn, Dark Sarah et Delain. En outre, l'opus bénéficie d'un enregistrement d'excellente facture doublé d'un mixage parfaitement équilibré entre les forces en présence et ne concède qu'une infime minorité de sonorités résiduelles. De quoi nous intimer de suivre Sabine, Neil et leurs acolytes, – Frank Curian, à la basse ; Michael Wolnitza (ex-Visionatica), aux guitares ; Daniel Herzer, à la batterie –, dans leurs pérégrinations...


Comme souvent, dans ce registre, la traversée s'amorce à l'aune d'une brève entame symphonico-cinématique. Toutefois, c'est au beau milieu d'une foule exaltée que nous accueille l'altier « Once upon a Time », le combo s'éloignant alors des codes stricts du genre. A l'image d'un générique d'une grande production hollywoodienne, d'ondulantes et pénétrantes nappes synthétiques corroborent de puissants et métronomiques coups de tambour, un récitatif masculin en voix de gorge d'une profondeur abyssale venant compléter le tableau. Mais il ne s'agit-là que d'une mise en bouche...

Quand il nous immerge au cœur d'amples pièces en actes d'obédience metal symphonico-progressif, le collectif allemand ira jusqu'à se transcender, nous poussant alors à une remise du couvert sitôt l'ultime mesure envolée. Ainsi, sous-tendu par des riffs crochetés adossés à une pulsionnelle rythmique, doté d'arrangements ''nightwishiens'' et d'un tapping effilé, l'orgiaque « Part I - The Prophecy » se fait à la fois frondeur, éminemment épique, un brin romanesque. Dans ce champ de turbulences, si de saillants coups de boutoir finissent par ensanglanter les fûts, le combo place judicieusement ses breaks, autorisant, de fait, d'opportunes respirations, sans pour autant concéder le moindre temps mort. Au fil des 11 minutes de la grisante fresque, lorsque s'épaissit le corps orchestral, alors surmonté d'une imposante muraille de choeurs samplés et faisant face à des growls caverneux, le délicat et singulier vibrato de la déesse fait merveille. Assurément la pièce d'orfèvre de la galette...

Par ailleurs, la formation teutonne révèle à nouveau sa capacité à concocter ces ensorcelants arpèges d'accords qui ne vous quitteront pas d'un pouce. Ce qu'illustre, d'une part, « Part II - A Truth Awakens », tempétueux up tempo à la confluence de Xandria, Delain et Sirenia. Pourvu de couplets bien customisés relayés chacun d'un refrain immersif à souhait, l'impulsif méfait glisse également sur une sente mélodique d'une extrême précision, apte à nous retenir plus que de raison. Délivrant d'insoupçonnées accélérations du convoi instrumental, mis en exergue par les cristallines inflexions de la sirène et recelant des finitions difficiles à prendre en défaut, le mordant effort n'en accuse pas moins de répétitives et linéaires portées deux longues minutes durant avant la chute. D'autre part, empruntant l'évanescente atmosphère de Lyriel, avec un zeste d'Ancient Bards eu égard à son inaliénable tapping, s'écoulant le long d'un infiltrant sillon mélodique, le poignant mid/up tempo power symphonique « Part III - Show Me Your Fear » ne lâchera pas davantage sa proie...

Lorsqu'elle retient un tantinet les chevaux, une fois encore, la troupe essaime de sémillantes et troublantes portées. Aussi, c'est d'un battement de cils que le cheminement d'harmoniques exhalant de l'entraînant et soyeux « Part IV - A Little Magic » se lovera au creux du pavillon. Enjolivé par les limpides et magnétiques volutes de la maîtresse de cérémonie, réservant une galvanisante montée en régime du dispositif orchestral et d'inattendus changements de tonalité, l'enjoué et symphonisant mid tempo progressif au carrefour de Dark Sarah et Delain n'aura pas tari d'armes pour asseoir sa défense. Et ce ne sont ni le fin legato à la lead guitare ni l'opportune présence de choeurs, ni même les gracieuses rampes synthétiques, qui démentiront le sentiment d'être aux prises avec l'une des pépites de la rondelle. Une très honorable manière de clore la petite pièce en actes...


Pour son retour, la formation allemande signe une œuvre certes dans un mouchoir de poche mais des plus élégantes et enveloppantes, apte à générer la petite larme au coin de l'oeil sans avoir à forcer le trait. Octroyant une ingénierie du son rutilante et des arrangements instrumentaux difficiles à prendre en défaut, disséminant une communicative énergie doublée d'une hypnotique fibre romanesque, l'offrande poussera assurément à une certaine addiction. A nouveau, les fluides et graciles ondulations de la belle font mouche où qu'elles se meuvent, complétant ainsi un tableau déjà richement orné.

Si le concept reste inédit pour le groupe, sans toutefois s'avérer novateur, l'exercice de style, quant à lui, demeure dans la continuité de ses précédentes offrandes. Fidèle à ses aspirations rock'n'metal symphonique originelles, ne concédant que peu de prises de risques au final, le groupe rend la plupart de ses grisantes séries d'accords prévisibles pour l'aficionado de la première heure. C'est donc sans ambages mais sans réelle surprise que s'effectue la traversée...

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