Tentacles of Whorror

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Nom du groupe Leviathan (USA-1)
Nom de l'album Tentacles of Whorror
Type Album
Date de parution 16 Juin 2004
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album68

Tracklist

1.
 What Fresh Hell
 04:24
2.
 Heir to the Noose of Ghoul
 04:27
3.
 Cut, with the Night into Mine Heart
 05:13
4.
 A Bouquet of Blood for Skull
 04:16
5.
 Deciphering Legend within the Serpent's Briar
 06:48
6.
 A Necessary Mutilation
 04:40
7.
 Vexed and Vomit Hexed
 06:48
8.
 Tentacles of Whorror (Reveal the Tyrant)
 09:09
9.
 Requiem for a Turd World
 07:45
10.
 Blood Red and True: Part 3 (Plummeting Obscure)
 03:42
11.
 Mouth Orifice Bizarre
 06:49
12.
 The History of Rape
 08:19

Durée totale : 01:12:20


Chronique @ Triglav

23 Mai 2010
Leviathan est un groupe de Black metal ambiant des États-Unis. Le nom du groupe est une référence au monstre mythique marin portant le même nom. Il fut formé en 1998 par Jeff Whitehead (Wrest) à San Francisco en Californie. Wrest est alors le seul membre du groupe et le restera tout au long de l'exisTence du groupe. Pendant les premières années d'activité, le groupe sort de nombreuses démos, puis sort enfin son premier véritable album studio en 2003, « The Tenth Sub Level of Suicide ». Au cours de l'année suivante, Leviathan sort un deuxième album studio, « Tentacles of Whorror ».

Aux premiers abords et en continuité dans cet album, il se dégage beaucoup de vélocité, masquée d’une démence quasi palpable. La voix de Wrest est très torturé, et semble venir d’ailleurs, parfois presque robotique, mécanique, glaciale, omniprésente. Le point culminant provient des guitares et du clavier. En effet les riffs sont tranchants, les guitares saturées et le basse ronflante gronde pour appuyer ce qui semble être un orchestre morbide. La musique est assez riche, maîtrisée, ce qui laisse comme une impression de haine canalisée mais belle et bien décriée.

Ce qui revient assez souvent, ce sont ces changements de rythmes, sans tomber dans une construction musicale déstructurée, assenant après un blast souTenu un break, une cassure illustrée à merveille par un clavier posant des ambiances glauques et froides étonnement appuyées. De nombreuses disharmonies participent à une atmosphère décadente et putride, brumeuse même. Les rythmes sont vigoureux (« What Fresh Hell », « Cut, With the Night into Mine Heart »), les mélodies changeantes, et le tout sonne comme un grognement agressif et plaintif. Le mid-tempo n’est pas non plus négligé, comme sur « Deciphering Legend within the Serpent's Briar », rebondissant sur des accélérations furibondes et évitant la linéarité. Ces cassures sont nécessaires pour redonner leur pleine force aux accélérations, brisées par un clavier aux ambiances planantes, glacées, irréelles, comme si l’auditeur se voyait plongé dans un rêve malsain dont il ne pouvait pas sortir. Cet album semble effectivement être un plongeon, un abandon de soi dans des abysses de noirceur horrifiques. En effet ces ambiances se posent quand il le faut pour créer des atmosphères de pourpre et de noir à la frontière du désespoir, sans ennuyer l’auditeur, et ce n’est pas négligeable.

Une pointe thrashy montre parfois son nez (partulièrement dans cet aspect souTenue de certains rythmes) comme sur « Requiem for a Turd World », et des relents Death de temps à autres, dans ce côté lourd de certains riffs comme sur « A Bouquet of Blood for Skull » ou encore « Heir to the Noose of Ghoul ».

La violence de Leviathan se ressent non seulement dans la haine qui se dégage de cette galette, mais aussi et surtout dans l’oppression, la lourdeur, la mélancolie, le désespoir, la perdition, tant de sentiments qui découlent d’ambiances impressionnantes. Wrest, en ce sens, est un véritable artiste, maîtrisant ce qu’il fait, et innovant, car rarement mes oreilles auront frôlées de si lugubres et sinistres sons, particulièrement sur des pistes comme « A Necessary Mutilation », « Blood Red and True: Part 3 (Plummeting Obscure) » ou encore « The History of Rape ». Les effets d’échos renforcent ce côté hypnotique, parfois même bruitiste, mais surtout glacial.

Wrest nous fait profiter de performances vocales ma foi remarquables, entre les vociférations remplies de haine, les râles plaintifs, les hurlements stridents, violents. Car effectivement de cet album se dégage une aura de violence plutôt effrayante, et chaque chanson est comme un long soupir vers l’Omega. Les riffs se voient même frappées d’un aspect plaintif et poignant, prenant aux trippes, instrument de torture d’un voyage émotionnel riche, comme sur «Tentacles of Whorror (Reveal the Tyrant) ». Parfois même, un aspect guerrier et martial est présent, comme une chevauchée macabre vers la mort sur « Requiem for a Turd World », avec des rythmes de batterie majestueux et des atmosphères suicidaires cauchemardesques sur l’incroyable « The History of Rape », mettant fin à l’album comme un long soupir agonisant, véritable blizzard de tristesse.

« Blood Red and True: Part 3 (Plummeting Obscure) » témoigne d’une musique proche du Drone ou du Funeral Doom, quasi monolithique, avec des guitares distordues, voir des plaintes, comme extirpées des limbes florissantes d’âmes perdues.

Ce sentiment d’étouffement, de faiblesse, de profondeur dans les ambiances est comme un souffle continu. En effet « Tentacles of Whorror » est d’une grande homogénéité, les titres s’enchaînent avec fluidité. Comme un magma sonore, un grouillement, un bouillonnement sourd, la musique de Wrest est compacte et maladive (« Mouth Orifice Bizarre »).

Leviathan nous propose donc un univers froid, violent, sinistre, malade et glauque et donne naissance à mon goût à une oeuvre de très haute qualité.

17/20.

Triglav.

6 Commentaires

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Friedrich_Bergstein - 08 Mars 2011: Excellente chronique, bien joué!
 
Crusard - 21 Juin 2011: Lait Via tante.

Prout.
Bolverkrheathenlord - 02 Juillet 2011: Bonne chronique pour un excellent disque . Il faut il y aller pour chroniquer ce groupe quand même, moi j'aurais l'impression d'oublier quelque chose ... En soit le disque est une grosse tuerie de noirceur et de tourments . Venant d'un one-man-band ça déchire . Tu parles de relents Trashy et Death, mais bon ici ça sent surtout le True Black, avec une approche Avantgardiste, des Ambiances et atmosphères sublimement glauques, un son "raw" ...

20/20
Icare - 06 Novembre 2012: Crusard: un laid vit attend, c'est mieux Un laid vit à tantes, mais là, ça devient vulgaire et homophobe.
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Commentaire @ heresiark

11 Janvier 2009
AtTention! avec cette album Wrest nous fait plonger dans ses cauchemards musicaux.
Rappelons le, Wrest est l'un des piliers de la mini scène true black metal Américaine. De plus Wrest réside a San Francisco, ville ou est née le mouvement hippie. Sa musique est en totale opposition aux hippies, et a leur morale 'peace and love'. Avec Leviathan c'est plutot 'war and hatred'. Ne trouvant personne pour jouer avec lui, sauf pour reprendre les vieux standards du metal. Leviathan est devenus par la force des choses un one man band.
Cet album est tres long, il dure plus de 70minutes, c'est un concentré de haine et de noirceur sonore.
C'est un album difficile d'accés mais une fois que l'ont a accroché on ne se lasse plus de l'écouter. Le conTenu musical est tres recherché, on est loin du groupe black basique. La musique de Leviathan se situe entre un true black basique mélé a des passage plus lent s'apparentant a du doom et des passages ambient qui renforce l'atmosphere cauchemardesque et dantesque de l'album. Pour moi Wrest est un génie musical du black metal.
L'album commence sur les chapeaux de roues avec un What Fresh Hell tres rapide, les titres s'enchainent sans faillir, Wrest sait exactement ou et quand 'frappé' enTendre accélerer le rythme ou ralentir pour nous surprendre avec une joie morbide. Le morceau titre de l'album Tentacles of Whorror est pour moi une pure merveille. Ce morceau porte bien son nom, on est pris dans l'étreinte des Tentacules de l'horreur personnifié par une musique lente et obscurci surement par des années de rejet d'une société décadente. La basse est bien présente elle rajoute encore plus de lourdeur a ce morceau. Apres ce titre tres lourd nous avons le droit a une accalmie qui n'en est pas moins sombre, A Neccesary Mutilation est composé de dark ambient. Puis ensuite la musique reprend de la vélocité, pour finir par trois titres plus lent mais planant terminant notre voyage dans ce cauchemard sonnore.
Outstanding

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