Syn.Thesis

ajouter les paroles de l'album
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Bog Morok
Nom de l'album Syn.Thesis
Type Album
Date de parution 2007
Style MusicalCyber Metal
Membres possèdant cet album3

Tracklist

1. Prelude
2. Agoraphobic
3. Generic
4. Exequies
5. Cybergod
6. Horror Complete
7. System May Fail
8. Stay Away
9. Epitaph
10. Systematic Hate
11. Nepenthe
12. Catastrophic Consciousness
13. No Name
14. Zombie Hunter
15. Exequias (Liquid Surface Mix by Flammenform_36)
16. Nyctalopia (Dark Inside Mix by Flammenform_36)
17. Stadiae ll (Wounded Brain Mix by Flammenform_36)
18. D-K (Synthetic Trance Mix by Flammenform_36)

Acheter cet album

Bog Morok


Chronique @ Matai

17 Fevrier 2013

On a du mal à trouver des morceaux qui nous conviennent...

Deux ans après son bon « Stadiae II », le projet de Morok prend enfin plus d'ampleur. Les critiques sont positives, les concerts se passent bien et les propositions pleuvent. Sans non plus décrocher la Lune, le Russe, avec « Syn.Thesis » a l'occasion de mettre en avant sa musique en signant chez un label plus avantageux, Sound Age Productions, et en écrivant, produisant et mixant tout lui même dans son home studio Flammenform. Les membres qui le suivent ne sont pas officiels et ne sont que des guests. Le line up n'a rien à voir avec celui de « Stadiae II », on retrouve même une chanteuse (Natalya). Que cela va-t-il donner ?

Ici, Bog Morok met l'accent sur le rejet de la religion et sur la montée en puissance d'une société méprisant sa population, sous couvert d'une ambiance futuriste. On retrouve le même mélange que sur l'opus précédent, à savoir un mélange d'indus/cyber, de néo et de metal expérimental. La différence se sent dans la façon d'agencer les éléments et les morceaux, ainsi que dans l'inspiration. Le chant a beau être mieux mis en avant, il tend à desservir les compositions, par son manque de puissance, son côté agaçant et sa trop grande prédominance (« Agoraphobic », « System May Fail »). Les guitares savent être tranchantes mais sont souvent recouvertes par les arrangements électroniques et les samples. La batterie a le monopole sur les titres les plus mécanisés. Il y a aussi cette linéarité qui nous empêche d'apprécier réellement l'oeuvre, car on a souvent l'impression d'écouter la même chose : Morok peine à diversifier ses compositions, cela se ressent sur la longueur (tout de même 18 titres...) ainsi que les remixes qui ne font qu'accentuer cette impression de stagnation.

« Syn.Thesis » détonne complètement par rapport à un « Stadiae II » inspiré et mélangeant les genres pour un résultat convainquant. Ici, on a du mal à trouver des morceaux qui nous conviennent réellement car la plupart sont en demi teinte. On a du bon et du moins bon. « Prelude » aurait pu faire une bonne intro, guidée par la basse et les sons électroniques mais elle est vite perturbée par le chant. « Generic » montre un riffing typé Meshuggah avec le chant féminin de Natalya mais ça devient vite répétitif, voire ennuyant. « Cybergod » porte bien son nom, il est très cybernétique mais une fois encore, ce sont les vocaux qui pêchent, trop monotones.

Ce sont toutefois les morceaux les plus électroniques qui sont les plus réussis. Les bidouilles rappellent les machines tandis que les nappes dépeignent un univers futuriste comme « Epitaph », « Nepenthes » ou encore « Zombie Hunter », plus technique et entraîné par des samples tout droit tirés du jeu vidéo à succès Half Life 2.

Si « Stadiae II » présentait une entité prometteuse et intéressante, « Syn.Thesis » en montre une qui se repose sur ses lauriers. On est loin de prendre son pied avec ces dix huit morceaux et ces longueurs, car il n'y a pas grand chose à retenir. Dommage, car Morok s'est sans aucun doute tiré une balle dans le pied alors qu'il aurait pu profiter de son arme pour ralentir ses concurrents (Illidiance commençait à peine à se faire connaître avec « Insane Mytheries to Demise »...).

0 Commentaire

1 J'aime

Partager
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire