Swansong

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Nom du groupe Carcass
Nom de l'album Swansong
Type Album
Date de parution 30 Mai 1996
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album405

Tracklist

1.
 Keep on Rotting in the Free World
 03:42
2.
 Tomorrow Belongs to Nobody
 04:17
3.
 Black Star
 03:29
4.
 Cross My Heart
 03:33
5.
 Child's Play
 05:43
6.
 Room 101
 04:35
7.
 Polarized
 04:02
8.
 Generation Hexed
 03:48
9.
 Firm Hand
 05:22
10.
 R**k the Vote
 03:53
11.
 Don't Believe a Word
 03:57
12.
 Go to Hell
 03:24

Bonus
13.
 Death Rider Da (Japanese Release)
 01:18

Durée totale : 51:03


Chronique @ eulmatt

13 Août 2007
Voici donc le crépuscule d’une carrière aussi courte que prodigieuse. Carcass, quelle trajectoire fulgurante…Où comment passer d’un grind/death extrême et révolutionnaire pour les années 80 , à une merveille de Death technique (Necroticism), pour une apogée monumentale sur un chef d’œuvre de Death mélodique (Heartwork), sans renier ses instincts les plus primitifs…
Comme pour confirmer et assumer cette évolution impressionnante, guidée par leur seul talent, les Anglais offrent en guise d’adieu un Swansong qui va encore bien au-delà de ce que l’on croyait connaître de Carcass.
Précision qui a son importance : le sublime Michael Amott, opposé à l’évolution musicale du groupe, s’est fait la malle, et malheureusement, pour le fan que je suis, le résultat s’en ressent. Mais en même temps on ne pouvait attendre un nouveau Heartwork...
Swansong est donc le fruit ultime de l’évolution du combo de Liverpool, à savoir un heavy metal prédominant, quand celui-ci s’était fait sentir avec parcimonie (et beaucoup de réussite) sur Heartwork. Du heavy pur et dur ? Carcass reste Carcass, Jeff Walker ne s’est pas mué en Bruce Dickinson, Bill Steer sait toujours nous claquer des riffs accrocheurs, avec ce son grave, rêche et puissant qu’il n’a pas abandonné. Quant à Ken Owen, si le tempo ralentit, il montre qu’il a toujours des fourmis dans les mollets pour matraquer de temps à autre sa grosse caisse. L’étiquette stylistique est donc délicate à apposer à Swansong, on pourra parler de rock n’death, de heavy/death, etc…ce qui ne peut résumer qu’imparfaitement l’œuvre, tant elle est bien plus profonde qu’une simple fusion stylistique. La patte Carcass est avant tout reconnaissable entre mille, et pour situer la musique proposée, on pourrait voir la plupart des titres comme des prolongements de morceaux présents sur Heartwork tels No Love Lost, ou plus encore Embodiment. En plus rock n’roll, plus déhanché cependant, et ce dès les premières notes de Keep On Rotting The Free World , aux mélodies accrocheuses et à l’ambiance tout à fait heavy, fleurant même bon le vieux hard rock des seventies à l’heure des soli ! Dès le second titre, on retrouve tout de même une rigueur plus métallique, dans la rythmique, même si quelques fantaisies viennent se présenter de temps à autre. Le superbe Blackstar vient nous rassurer pour de bon, avec son riff principal typique de Carcass, comme pour mieux rappeler les origines pas si lointaines…mais parfaitement fusionnées dans l’esprit de l’album : mélange concluant ! L’album est globalement situé dans la même veine, sur un rythme lent, s’appuyant tantôt sur des rythmiques carrées caractéristiques, entrecoupées de breaks plus aériens, voire carrément rock n’roll, notamment quand il s’agit de lancer des soli franchement vintage…à se demander si à l’instar de Lee Dorian avec Cathédral, les anciens grinders passés par Napalm Death ne sont pas tous devenus des nostalgiques des années 70. Walker et consorts n’ont pas poussé le vice jusque là cependant, et à écouter Polarized et ses couplets intransigeants, on se dit que la rupture avec le passé n’est pas totale. Même chose avec Firm Hand, notamment dans le jeu de batterie. Don’t Believe A Word renoue même avec des ambiances plus sombres. L’album se conclut finalement de la même façon qu’il a commencé, rock n’death, les gratteux poussant le vice jusqu’à finir sur un long larsen, façon concert à l’ancienne…clin d’œil génial d’un groupe génial, qui jusqu’au bout aura surpris par son audace, sa liberté artistique et son atypisme.

9 Commentaires

14 J'aime

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clochard - 14 Novembre 2008: Magnifique fin pour un monolithe du métal extrême. Les mots me manquent ! Mon respect envers le combo britannique est incommensurable.
FBD5367 - 29 Août 2011: Le génie de Carcass : avoir su faire des albums si différents que l'on pourrait croire composés par des groupes différents tout en gardant une identité sonore propre et puissante qui permet de les reconnaître de suite. Le style change, pas le son. C'est bien Carcass qui joue, mais qui joue autre chose à chaque fois.
Reigoth - 18 Fevrier 2015: j'suis désolé, mais pour moi, Carcass, c'est symphonies of sickness, c'est tout !!!!!!
thrasheavy - 21 Décembre 2015: Moins ultime que Heartwork (je connais très peu leurs tout premiers albums) mais a vraiment un super feeling malgré quelques chansons dispensables. Rot'and Roooll !!
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