Surgical Steel

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
17/20
Nom du groupe Carcass
Nom de l'album Surgical Steel
Type Album
Date de parution 13 Septembre 2013
Enregistré à Chapel Studios
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album330

Tracklist

Re-Issue in 2015 by Nuclear Blast (Surgical Remission/Surplus Steel EP). Track 12 : Bonustrack (Digipack Edition). Tracks 13-14 : Bonustracks (Japanese Release). Tracks 15-19 : Bonustracks (Re-Issue 2015).
1.
 1985
 01:15
2.
 Thrasher's Abattoir
 01:50
3.
 Cadaver Pouch Conveyor System
 04:02
4.
 A Congealed Clot of Blood
 04:13
5.
 The Master Butcher's Apron
 04:00
6.
 Noncompliance to ASTM F 899-12 Standard
 06:06
7.
 The Granulating Dark Satanic Mills
 04:10
8.
 Unfit for Human Consumption
 04:24
9.
 316 L Grade Surgical Steel
 05:20
10.
 Captive Bolt Pistol
 03:16
11.
 Mount of Execution
 08:25

Bonus
12.
 Intensive Battery Brooding
 04:43
13.
 A Wraith in the Apparatus
 03:34
14.
 Intensive Battery Brooding
 04:43
15.
 A Wraith in the Apparatus
 03:41
16.
 Intensive Battery Brooding
 04:44
17.
 Zochrot
 03:22
18.
 Livestock Marketplace
 04:15
19.
 1985 (Reprise)
 01:48

Durée totale : 01:17:51


Chronique @ Fabien

19 Fevrier 2014

Fit for Human Consumption

Légende respective du gore-grind, du deathmetal, puis du melo-death, Carcass se sépare en 1996, un an après les sessions d’enregistrement houleuses de Swansong, où le groupe n’est visiblement plus en phase malgré le soin apporté à son ultime album, le plus heavymetal de sa carrière. Bill Steer connait alors une carrière prolifique au sein de Firebird, formation de hardrock, tandis que Jeff Walker rêve rapidement d’un retour de Carcass, et que le malheureux Ken Owen doit s’accommoder d’une vie plus compliquée après une hémorragie cérébrale.

L’insistance de Jeff auprès de Bill finit par payer et le groupe se reforme en 2007 avec Michael Amott et Daniel Erlandsson, dans l’unique but de réaliser des concerts, notamment en festival. Il n’est en effet nul question pour Bill d’enregistrer un nouvel album, mais le feeling et l’envie prennent progressivement le dessus jusqu’à cette année 2O12, où Bill & Jeff s’activent plus précisément à l’écriture du nouveau disque. Les calendriers de Michael & Daniel étant incompatibles avec le sérieux redémarrage de Carcass, le line-up est complété par le jeune batteur Daniel Wilding (20 années le séparent de Jeff & Bill), qui apporte ainsi sang neuf & vitalité.

Couvert par Nuclearblast, notre trio s’embarque ainsi en compagnie de l’ingénieur Colin Richardson, ravi de retravailler avec le groupe pour de nouvelles sessions d’enregistrement. Toutefois, notre homme décide étrangement de céder la place au tout aussi professionnel Andy Sneap pour le mixage et le mastering, pour un résultat à la hauteur des espérances. Surgical Steel bénéficie en effet d’un équilibre remarquable et d’un son de guitare cristallin, pour un rendu puissant et moins lisse que sur Heartwork, dont il s’inspire fortement, tandis que la disposition méthodique d’instruments chirurgicaux de sa pochette renvoie quant à elle plus distinctement du côté de l’atemporel Necroticism.

Quoi qu’il en soit, c’est effectivement la période autour de 1991-1993 qui a le plus inspiré Carcass lors de l’écriture de Surgical Steel. Passé une bonne intro où l’on retrouve avec plaisir le jeu splendide de Bill Steer, Carcass lâche avec Thrasher’s Abattoir le morceau le plus rapide & intraitable de l’album (tiré de leur ancien répertoire de l'époque des demo-tapes), avant d’adopter son rythme de croisière, parfait compromis entre teigne du chant de Walker, précision des rythmiques, et guitares leads éclatantes de Steer avec son sens habituel de l’harmonie, apte comme peu de solistes à éclairer autant chaque morceau. Sans temps mort, le trio enchaine les bonnes compositions, tour à tour véloces, agressives, pleines de feeling et de musicalité, jusqu’à la superbe pièce finale Mount of Execution, huit minutes essentielles où le talent de Bill Steer explose une nouvelle fois.

Décrit par ses interprètes comme un retour à l’époque Necroticism / Heartwork, Surgical Steel contient effectivement une hargne qui peut rappeller le premier, bien que la dominante mélodique rapproche clairement Surgical du second, l’ombre de Swansong n’étant non plus pas si éloignée, notamment sur le fabuleux morceau final. Oublions bien sûr l'overdose d’hémoglobine de Reek & Symphonies qui n’était pas le but recherché ici-même, pour saluer un come-back réussi, Carcass évitant le piège d’un retour trop scolaire tout en s’inscrivant dans la continuité avec une générosité à revendre et un plaisir évident à rejouer ensemble.

Fabien.

9 Commentaires

27 J'aime

Partager

eulmatt - 16 Octobre 2014: Salut Fabien, ça fait un bail...toujours autant de plaisir à te lire.
J'avais beaucoup d'appréhension à l'approche de la sortie de ce disque. Les légendes (et pour moi Carcass est plus que cela) ont souvent beaucoup plus à perdre qu'à gagner avec ces come-back en studio (en terme de mythe, pécunièrement beaucoup moins...). Surgical Steel a le mérite,déjà immense à mes yeux, d'être suffisamment solide pour ne pas écorner la légende Carcass. Comme tu le dis si bien, l'héritage des années 91-93 est parfaitement assumé. A défaut de prise de risque et de surprise on se réjouit d'une exécution de haut niveau, de la patte intemporelle de Bill Steer, et d'une production époustouflante. Au final, je ne retiendrais probablement aucun des morceau de l'album dans le gratin des compos de Carcass, mais probablement de quoi compléter judicieusement un set pour les concerts à venir. C'est déjà beaucoup.
Horreurgasme - 04 Novembre 2014: J'adore tes chronique, mon pote. Continue comme ça.
 
Madness77 - 11 Avril 2020:

Ce disque est un peu l'enfant qu'aurait eu necroticism avec heartwork. Pour un retour c'était un sacré retour reste à  savoir s'il y aura une suite à cette perle de death gore trash mélo 

 
Astre5669 - 14 Juillet 2021:

Si ce disque était sorti dans les nineties, il serait culte

    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire