Surgical Steel

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Nom du groupe Carcass
Nom de l'album Surgical Steel
Type Album
Date de parution 13 Septembre 2013
Produit par Colin Richardson
Enregistré à Chapel Studios
Style MusicalDeath Grind
Membres possèdant cet album293

Tracklist

Re-Issue in 2015 by Nuclear Blast (Surgical Remission/Surplus Steel EP).
1. 1985 01:15
2. Thrasher's Abattoir 01:50
3. Cadaver Pouch Conveyor System 04:02
4. A Congealed Clot of Blood 04:13
5. The Master Butcher's Apron 04:00
6. Noncompliance to ASTM F 899-12 Standard 06:06
7. The Granulating Dark Satanic Mills 04:10
8. Unfit for Human Consumption 04:24
9. 316 L Grade Surgical Steel 05:20
10. Captive Bolt Pistol 03:16
11. Mount of Execution 08:25
Bonustrack (Digipack Edition)
12. Intensive Battery Brooding 04:43
Bonustracks (Japanese Release)
12. A Wraith in the Apparatus 03:34
13. Intensive Battery Brooding 04:43
Bonustracks (Re-Issue 2015)
12. A Wraith in the Apparatus 03:31
13. Intensive Battery Brooding 04:44
14. Zochrot 03:22
15. Livestock Marketplace 04:15
16. 1985 (Reprise) 01:48
Total playing time 47:06

Chronique @ Fabien

19 Fevrier 2014

Fit for Human Consumption

Légende respective du gore-grind, du deathmetal, puis du melo-death, Carcass se sépare en 1996, un an après les sessions d’enregistrement houleuses de Swansong, où le groupe n’est visiblement plus en phase malgré le soin apporté à son ultime album, le plus heavymetal de sa carrière. Bill Steer connait alors une carrière prolifique au sein de Firebird, formation de hardrock, tandis que Jeff Walker rêve rapidement d’un retour de Carcass, et que le malheureux Ken Owen doit s’accommoder d’une vie plus compliquée après une hémorragie cérébrale.

L’insistance de Jeff auprès de Bill finit par payer et le groupe se reforme en 2007 avec Michael Amott et Daniel Erlandsson, dans l’unique but de réaliser des concerts, notamment en festival. Il n’est en effet nul question pour Bill d’enregistrer un nouvel album, mais le feeling et l’envie prennent progressivement le dessus jusqu’à cette année 2O12, où Bill & Jeff s’activent plus précisément à l’écriture du nouveau disque. Les calendriers de Michael & Daniel étant incompatibles avec le sérieux redémarrage de Carcass, le line-up est complété par le jeune batteur Daniel Wilding (20 années le séparent de Jeff & Bill), qui apporte ainsi sang neuf & vitalité.

Couvert par Nuclearblast, notre trio s’embarque ainsi en compagnie de l’ingénieur Colin Richardson, ravi de retravailler avec le groupe pour de nouvelles sessions d’enregistrement. Toutefois, notre homme décide étrangement de céder la place au tout aussi professionnel Andy Sneap pour le mixage et le mastering, pour un résultat à la hauteur des espérances. Surgical Steel bénéficie en effet d’un équilibre remarquable et d’un son de guitare cristallin, pour un rendu puissant et moins lisse que sur Heartwork, dont il s’inspire fortement, tandis que la disposition méthodique d’instruments chirurgicaux de sa pochette renvoie quant à elle plus distinctement du côté de l’atemporel Necroticism.

Quoi qu’il en soit, c’est effectivement la période autour de 1991-1993 qui a le plus inspiré Carcass lors de l’écriture de Surgical Steel. Passé une bonne intro où l’on retrouve avec plaisir le jeu splendide de Bill Steer, Carcass lâche avec Thrasher’s Abattoir le morceau le plus rapide & intraitable de l’album (tiré de leur ancien répertoire de l'époque des demo-tapes), avant d’adopter son rythme de croisière, parfait compromis entre teigne du chant de Walker, précision des rythmiques, et guitares leads éclatantes de Steer avec son sens habituel de l’harmonie, apte comme peu de solistes à éclairer autant chaque morceau. Sans temps mort, le trio enchaine les bonnes compositions, tour à tour véloces, agressives, pleines de feeling et de musicalité, jusqu’à la superbe pièce finale Mount of Execution, huit minutes essentielles où le talent de Bill Steer explose une nouvelle fois.

Décrit par ses interprètes comme un retour à l’époque Necroticism / Heartwork, Surgical Steel contient effectivement une hargne qui rappelle le premier, bien que la dominante mélodique rapproche plus distinctement Surgical du second, l’ombre de Swansong n’étant non plus pas si éloignée, notamment sur le fabuleux morceau final. Oublions bien sûr l'overdose d’hémoglobine de Reek & Symphonies qui n’était pas le but recherché ici-même, pour saluer un come-back réussi, Carcass évitant le piège d’un retour trop scolaire tout en s’inscrivant dans la continuité avec une générosité à revendre et un plaisir évident à rejouer ensemble.

Fabien.

7 Commentaires

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kiol - 20 Fevrier 2014: Pour ma part, je trouve cet album correct mais sans plus. Les morceaux sont biens mais ne me transportent pas comme ceux de Necroticism ou symphonies. J'aurai préféré avoir 3-4 morceaux ultimes histoire de les sortir du lot. Là je n'arrive pas à en sortir un comme étant le titre phare de l'album. Et la production trop lisse à mon goût. Une carcasse faut que ça pue, faut du grain. C'était peut-être le but recherché par le groupe, mais cela me contrarie un poil. En revanche un point très positif, le chant toujours aussi reconnaissable entre mille et qui fait mouche. Très belle chronique, toujours un régal de les lire avec des infos très détaillées sur la vie des groups. MERCI !
Arkhamian - 26 Mai 2014: Excellente chronique, on sent le métier! J'écoute aujourd'hui pour la première fois l'album et je ne peux qu'y souscrire entièrement. J'étais un peu sceptique avec les titres des morceaux... ça faisait un peu crise de la quarantaine. Mais faut avouer que l'album envoie du bois, la prod' est excellente. Un vrai plaisir.
eulmatt - 16 Octobre 2014: Salut Fabien, ça fait un bail...toujours autant de plaisir à te lire.
J'avais beaucoup d'appréhension à l'approche de la sortie de ce disque. Les légendes (et pour moi Carcass est plus que cela) ont souvent beaucoup plus à perdre qu'à gagner avec ces come-back en studio (en terme de mythe, pécunièrement beaucoup moins...). Surgical Steel a le mérite,déjà immense à mes yeux, d'être suffisamment solide pour ne pas écorner la légende Carcass. Comme tu le dis si bien, l'héritage des années 91-93 est parfaitement assumé. A défaut de prise de risque et de surprise on se réjouit d'une exécution de haut niveau, de la patte intemporelle de Bill Steer, et d'une production époustouflante. Au final, je ne retiendrais probablement aucun des morceau de l'album dans le gratin des compos de Carcass, mais probablement de quoi compléter judicieusement un set pour les concerts à venir. C'est déjà beaucoup.
Horreurgasme - 04 Novembre 2014: J'adore tes chronique, mon pote. Continue comme ça.
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