Heartwork

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Nom du groupe Carcass
Nom de l'album Heartwork
Type Album
Date de parution 18 Octobre 1993
Produit par Colin Richardson
Enregistré à Parr Street Studios
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album710

Tracklist

Re-Issue in 2008 by Earache Records with a bonus CD/DVD
DISC 1
1. Buried Dreams 03:59
2. Carnal Forge 03:55
3. No Love Lost 03:23
4. Heartwork 04:33
5. Embodiment 05:36
6. This Mortal Coil 03:50
7. Arbeit Macht Fleisch 04:22
8. Blind Bleeding the Blind 04:57
9. Doctrinal Expletives 03:39
10. Death Certificate 03:41
DISC 2 - PRE-HEARTWORK PARR STREET DEMOS
1. Blind Bleeding the Blind 05:15
2. Buried Dreams 04:07
3. Carnal Forge 04:06
4. Death Certificate 03:50
5. Deliverance 05:53
6. Doctrinal Expletives 03:45
7. Heartwork 04:38
8. No Love Lost 03:26
9. This Mortal Coil 04:05
10. Arbeit Macht Frei 04:32
DVD - THE PATHOLOGIST'S REPORT PART IV - EPIDEMIC
1. Lyrical Inspiration & Themes 05:41
2. Parr Street Studios 00:31
3. Colin Richardson As Producer 03:20
4. H.R. Giger 01:55
5. Were Your Hearts Still into the Work? 01:38
6. Touring the Album 03:58
7. Veggies & Vegans 02:30
8. The Importance of Mike 05:01
9. Mike's Departure 07:19
10. Arbeit Macht Fleisch 00:59
Total playing time 41:55

Chronique @ eulmatt

13 Août 2007
Comment ne pas tomber dans le piège d'une chronique dithyrambique, qui ne serait qu'une longue succession d'éloges enflammés, quand on évoque Heartwork ?
Et pourtant, Carcass accouche là d'une œuvre monstrueuse, qui a réussi à mettre d'accord des fans de Grind, de Death, de Metal tout simplement.
Comme une lente maturation opérée depuis leurs débuts, déjà confirmée par l'excellent Necroticism, la musique des Anglais atteint l'état de grâce.
Je suis déjà en train de tomber dans le travers que j'évoquais plus haut, passons donc aux faits...
Premier son... riff implacable, son grave avec ce grain rêche si atypique, qui fini dans les aigus, sur une touche harmonique grandiose. Ken Owen enchaîne à la batterie sur un mid-tempo, la guitare se fait plus sourde et tranchante, toujours sur des mélodies d'une grande élégance, Jeff Walker se pointe au chant... un peu de double pédale, un solo magnifique, retour sur le thème initial. Buried Dreams est déjà achevé, titre lent mais une majesté qui en impose. La vitesse arrive immédiatement sur le premier enchaînement de Carnal Forge. Maîtrise du tempo, accélérations brutales, blast beats utilisés judicieusement... solo merveilleux, consistance mélodique incroyable... rapide, brutal, et pourtant élégant, d'une grande beauté. Vient le lent et lancinant No Love Lost, un Carcass que l'on ne soupçonnait pas. Et maintenant Heartwork, pièce maîtresse du chef d'œuvre, qui mêle Death technique et mélodique, empreint de l'élégance du heavy dans son break divin. L'exécution est parfaite, la fluidité et la maîtrise incroyables. Et que dire encore sinon de la majesté d'Embodiement, de la fureur d'Arbeit macht Fleisch, ou du lyrisme de l'incroyable Death Certificate. Les dix titres passent comme dans un rêve, l'auditeur ne peut que s'incliner devant la flamboyance déployée ici, la richesse d'une musique qui dépasse les styles et les conventions.
Si pluriel et pourtant diablement homogène, Heartwork (que d'aucuns qualifient de naissance du Death mélodique) reste pourtant unique. Il y a un avant et un après Heartwork.
Un disque à la croisée des chemins, de son Death technique enfanté du Grind, magnifié par un lyrisme et une maîtrise mélodique improbable, que l'on croyait réservés au Heavy Metal. Une technique époustouflante et un art de la composition au firmament.
Il n'aura fallu que quatre albums et à peine 5 ans pour que les Anglais passent d'un chaos sonore ultra brutal à la majesté absolue, sans pour autant se compromettre.
Carcass a signé là un monument du métal, tous styles confondus.
Vous me pardonnerez ma dévotion envers cette œuvre qui depuis bientôt 14 ans est ma référence absolue.

15 Commentaires

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Grindwork - 13 Septembre 2010: Je n'aime pas - personnellement - se léger côté Death Mélo que Heartwork donne. C'est sûr que dans le genre, l'album envoie chier tout les Dark Tranquillity, In Flames etc... Mais je reste sur ma faim avec cet album. (Préférant la période Gore/Grind du groupe)
alester - 25 Septembre 2010: dévotion toute pardonnée, pour cette album excellent.un des premiers albums que j'ai possédé en 1994. félicitation pour ta chro. bien sûr connaissant pas le groupe avant, leur virage m'a touché en aucune manière.
TheKreator - 10 Juillet 2012: Sans Heartwork, je n'aurais probablement jamais fait le grand saut dans le monde de l'extrême.
Bon, on sait tous que c'est pas le meilleur mais regardez un peu ce qu'ils ont fait.
Avec Reek Of Putrefaction et Symphonies ils ont inventéle goregrind, avec Necroticism les prémices du Death Technique et là, le Death mélodique.

Carcass c'est l'essence du death à tout les niveaux : Brutal, Technique, Conventionnel et Mélodique.
Chaque album à part Swansong est un tour de force à lui seul, et même si Embodiment pèse un peu dans l'ensemble(presque 6 minutes), ce disque j'en ai retenu beaucoup. (Buried Dreams, Carnal Forge, No Love Lost, Heartwork, This Mortal Coil, Blind Bleeding The Blind et Death Certificate) Ce mélange de Heavy, Thrash et Death passe super-bien !
crass - 09 Mars 2016: Cet album me gonfle!!
Ok pour la production mais comme beaucoup de groupes qui ont sortis leur opus cette année là, le son est trop épuré. Hormis les 4 premiers morceaux,on se fait chier pour de bon. On est trop loin de l'album précédent, mais à l'époque, je n'avais pas été surpris du virage que les anglais allaient prendre. On sentait déjà sur Necro que le groupe allait nous amener là dessus.
Heureusement, Bolt Thrower était là (For Victory)
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Commentaire @ cacaman

30 Août 2005
Faisant suite à l'album "Necroticism – Descanting The Insalubrious", véritablement charnière dans la vision violente du groupe, "Heartwork" achève la métamorphose d'un combo grind / death en un puissant représentant du death technique et mélodique, ce qui semble être le mouvement principal en cette année 1993 avec les bombes de Cynic, Death, Atheist, ou dans un registre moins alambiqué Pestilence ou Loudblast. Carcass creuse son trou en devenant très crédible musicalement, comme le prouve cet excellent quatrième opus...

Dès Buried Dreams, on s'aperçoit que le côté mélodique, développé sur le troisième effort des Anglais, est ici vraiment accentué, transformant ainsi chaque solo en une intervention brillante, digne du metal ; il est effectivement difficile de citer quelques soli en particulier, tellement ceux-ci magnifient un death metal déjà paré de ses plus beaux atours, à savoir structures travaillées et riffs crochetés. Car, soyons clairs, "Heartwork" est une vraie usine à riffs. Chaque titre possède son lot de trouvailles rythmiques démentielles, plus particulièrement Carnal Forge au break monumental, Heartwork et son couplet / refrain imparable, le varié Arbeit Macht Fleisch, Blind Bleeding The Blind (où l'on passe d'un esprit rock à un death des plus biscornus) que Death ou Atheist n'auraient pas renié, Doctrinal Expletives aux enchaînements puissants, et Death Certificate à l'attaque mélodique sans pareille. C'est direct, in your face, ultra efficace et suffisamment complexe pour ne pas s'ennuyer au bout de quelques écoutes.

"Heartwork" est pour ma part sans aucun problème le meilleur Carcass, celui que chaque deatheux de bon goût se procurera les yeux fermés. L'aboutissement est complet, géré avec classe et hargne. De la puissance, des mélodies, des asymétries jouissives, des rythmiques fulgurantes, des soli propres, dynamiques et techniques, bref le pied.

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