Sunrise to Sundown

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Nom du groupe Spiritual Beggars
Nom de l'album Sunrise to Sundown
Type Album
Date de parution 18 Mars 2016
Style MusicalStoner
Membres possèdant cet album33

Tracklist

1. Sunrise to Sundown 03:08
2. Diamond Under Pressure 03:43
3. What Doesn't Kill You 04:31
4. Hard Road 04:14
5. Still Hunter 03:38
6. No Man's Land 05:53
7. I Turn to Stone 04:17
8. Dark Light Child 03:27
9. Lonely Freedom 05:40
10. You've Been Fooled 03:19
11. Southern Star 05:02
Total playing time 46:52

Chronique @ AlonewithL

11 Avril 2016

Sundeep to Sunpurple

Tel un grand soleil radieux, "Spiritual Beggars" est comme sur un nuage....un nuage de fumée. Le groupe devient régulier dans les bonnes sorties, le line-up n'opère aucune transformation. Tout semble être au beau fixe et aller pour le mieux.On a vu un virage plus old school s'opérer sur "Earth Blues", exploitant d'ailleurs merveilleusement le chant d'Apollo. Un nouvel effort est donc programmé pour le début de l'année 2016. Celui-là devrait être l'un des plus riches et diversifiés de la discographie, selon Michael Amott. L'effort en question est enregistré au Sweetspot Studio appartenant à Rickard Bengtsson, et est placé sous la supervision de Staffan Karlsson, qui a acquis la confiance du groupe lors du mixage de "Earth Blues", mais aussi pour ses travaux au bénéfice d'"Arch Enemy" et "Firewind", formations d'ailleurs très familières des membres de "Spiritual Beggars". Inconscient, sous les vapeurs hallucinogènes, peut-être même un peu trop sûr de lui-même, le groupe composera quelque chose d'assez inattendu, qui pourra paraître pour le coup beaucoup trop convenu. Sous l'insistance des influences provenant des années 70, l'album paru en cette année 2016 aurait très bien pu s'appeler "Sundeep to Sunpurple".

Cette déclinaison pour les années 70 s'observe dès le départ avec le morceau "Sunrise to Sundown", se distinguant par une utilisation parcimonieuse de l'orgue hammond. Les riffs sont simples et répétés. Il y a un certain engouement sur le refrain qui donne de l'entrain. On est là assez proche d'un hard rock typé FM, par la candeur de sa musique, mais aussi par cette structure simple aux paroles répétées comme des slogans. On observe cela notamment sur le palpitant "Still Hunter". Palpitant, car le battement qui opère sur tous les couplets créé une mise en haleine. Cela dit, le charme n'est que de courte durée. La forme parait vite trop simpliste et cela devient redondant à force de répétition. "I Turn to Stone" use aussi de battements prolongés de batterie. Cela pour monter doucement en pression dans une atmosphère quelque peu inquiétante. Le titre semble immédiatement plus subtil. D'ailleurs le chant vient à nous par portions. Intimidé, tendre, affecté. On part ici dans une matière élaborée, des éléments progressifs assez intéressants, mais restreinte à une durée trop courte pour laisser le tout idéalement s'exprimer.

Une question nous taraude à l'écoute de ce disque? "Spiritual Beggars" est-il encore un groupe de stoner metal? Effectivement, on y retrouve en plus du hard FM, un hard rock assez typique des formations anglaises ayant gravité autour de l'insubmersible "Deep Purple". "Diamond Under Pressure", notamment n'est pas sans rappeller l'ère Coverdale de "Deep Purple" ou même les débuts de "Whitesnake". C'est assez sobre, sensuel, mettant à l'honneur le chant et l'orgue hammond. On revient à la même source, à Coverdale plus précisément, pour le nonchalant "No Man's Land". Un morceau qui est toutefois plus riche qu'il ne peut paraitre, s'illustrant par un break à la manière de "Queen" et par un solo particulièrement endiablé. Quelque chose de plus ambitieux que le très apaisé et paresseux "Southern Star", qui utilise encore des mêmes influences précitées. Les couplets du dynamique "What Doesn't Kill You" feront eux davantage songer à "Rainbow". On épouse ici une phase heavy mélodique révélant enfin l'énergie, les solos, les duels fratricides entre instruments, assez rares dans le présent volume.

Un heavy metal véritable va s'inviter à travers "Hard Road", ressemblant à du "Axel Rudi Pell" sur bien des aspects. Y compris le côté répétitif qui est en train d'éroder désormais la formation "Spiritual Beggars". L'extrait est toutefois très sympathique, s'illustrant par des riffs entêtants. Tout cela est encore éloigné du stoner emblématique de la formation. Cependant, on le retrouve par bribes, et de forme concentrée pour ce qui concerne le souple et planant "Lonely Freedom", aux riffs gras et incisifs. Dans une forme plus moderne et aguerrie cette fois pour ce qui concerne "Dark Light Child". Les guitares en font la formidable démonstration, au point de s'aventurer aux abords du domaine de "Black Label Society". Cette modernité aux accents américains, qui d'ailleurs contraste avec la clarté du chant et de l'orgue, fait le grand écart avec le titre tapageur "You've Been Fooled" véritablement puisé à la source du rock psychédélique, bien loin au début des années 70, faisant plus songer là à "Mountain" ou à "Nazareth".

Michael Amott n'avait pas menti quand il déclara que l'oeuvre serait diversifiée. On retrouve une musique dans tous ses états, s'exprimant majoritairement dans le hard rock des 70s avec une préfèrence pour "Deep Purple" et ses satellites. On y retrouve également un peu de heavy metal, un peu aussi de leur stoner traditionnel. Mais, si richesse a été aussi proclamé, on la chercherait encore. Dans le professionnalisme que l'on connait de la bande de "Spiritual Beggars", "Sunrise to Sundown" manque cruellement de titres emblématiques, use et abuse de morceaux sans véritable aura, généralement sympathiques, mais génériques, aux structures parfois simplistes, aux arrangements faciles et déjà entendus. On prend aussi un très méchant coup de vieux lorsque la formation croit bon ressortir le "Whitesnake" sexy vieille époque déjà fort usé par le temps. le soleil est apparu, il a été vu, mais il a aussitôt disparu dans les nuages. "Sunrise to Sundown" fait assez grise mine dans la chevauchée céleste de "Spiritual Beggars". Il semble être allé trop loin dans le reniement.

13/20

5 Commentaires

9 J'aime

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AlonewithL - 12 Avril 2016: Celui là ré-explore davantage les 70s et tout ce qui touche de près ou de moins près à Deep Purple, mettant largement de côté le stoner. Mais voila, je trouve la majorité des pistes trop génériques, pour quelques unes encore c'est un peu de la copie grossière de la carrière de Coverdale.
Silent_Flight - 14 Avril 2016: Ouais, c'est clairement le premier album du groupe qui me déplait, ils ont toujours eu cette approche Deep Purple, surtout avec le grand Janne Christoffersson, mais là c'est too much et en plus, ça a perdu en puissance. Çe me fait royalement chier parce que j'adore ce groupe...
AlonewithL - 22 Avril 2016: C'est exactement le même sentiment que j'ai. Vouloir à tout prix faire comme Deep Purple, sans chercher à aller plus loin.
workflame90 - 29 Avril 2016: Perso je connais pas les autres albums de ce groupe alors pour moi de dire s'il est plus ou moins bon?!. Mais en revanche sur cet album, il me plais énormément. Il révolutionne pas, mais il est de bonne facture, les morceaux n’enchaines sans avoir un sentiment de lassitude, et le côté seventies est bien travaillé. Il aurais mérité un bon 17/20 s'est un bon album pour moi!
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