Spiritual Healing

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
18/20
Nom du groupe Death
Nom de l'album Spiritual Healing
Type Album
Date de parution 16 Fevrier 1990
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album806

Tracklist

Re-Issue in 2012 by Relapse Records.
1.
 Living Monstrosity
Ecouter05:09
2.
 Altering the Future
Ecouter05:34
3.
 Defensive Personalities
Ecouter04:46
4.
 Within the Mind
Ecouter05:35
5.
 Spiritual Healing
Ecouter07:44
6.
 Low Life
Ecouter05:23
7.
 Genetic Reconstruction
Ecouter04:53
8.
 Killing Spree
Ecouter04:17

Durée totale : 43:21

Acheter cet album

Death



Chronique @ Fabien

27 Fevrier 2008
L’association entre Rick Rozz et Chuck Schuldiner n’a été que de courte durée, faute au caractère entier des deux personnages. Viré de Death, Rozz rejoint ainsi Kam Lee pour redonner vie à Massacre, tandis que James Murphy le remplace au pied levé, participant alors à l’écriture de quelques morceaux avec Terry Butler, bien que l’immense majorité des compositions revienne encore à Chuck, le leader incontesté. Fin prêt, le quatuor retourne aux Morrisound Studios fin 1989 pour les sessions de Spiritual Healing, en compagnie de Scott Burns, devenu désormais incontournable depuis ses enregistrements d’Obituary, Sepultura et Terrorizer.

Alors que les ténors du deathmetal au début des nineties comme Deicide ou Entombed n’ont pas encore sorti leur premier album, Death aligne déjà son troisième effort, commercialisé en mars 1990 pour le compte de la célèbre écurie Combat. Mais l’avance continuelle du groupe floridien ne s’arrête pas là, puisqu’à l’inverse des groupes nageant encore dans une imagerie morbide, gore ou satanique, Death aborde déjà divers sujets de société comme la drogue, l’avortement ou le télé évangélisme états-unien, commandant dès lors une pochette plus sobre au grand Edouard Repka, qui conserve impeccablement une douce cruauté dans sa nouvelle illustration.

Côté musique, Death marque également le pas, adoucissant nettement son style, subissant alors la critique de quelques confrères intolérants taxant le groupe d’un certain opportunisme. Spiritual Healing garde en effet une approche deathmetal caractérisque mais élimine en contrepartie les passages tapageurs, délivrant des morceaux plus aérés sur un rythme résolument middle tempo, permettant la mise en place de duels de guitares mémorables entre Schuldiner et Murphy, l’une des grande réussite de l’album. En outre, maintenant un chant guttural, Chuck module incroyablement sa voix, désormais beaucoup plus compréhensible et abordable.

Les huit titres de Spiritual Healing possèdent ainsi un sacré équilibre et dégagent une atmosphère magnifique, transcendés par l’excellence des interprètes. Le couple basse batterie de Butler & Andrews est parfaitement calé, supportant les jeux de guitares fluides de Schuldiner et Murphy, qui rivalisent alors d’ingéniosité pour apporter une couleur, un relief et une épaisseur exceptionnelles à l’ensemble. Ainsi, les classiques s’enchainent à l’image de Living Monstrosity et ses riffs entrainants, Killing Spree et ses soli hallucinants, Spiritual Healing et son break somptueux, ou encore Within The Mind et son final époustouflant.

Conservant l’agressivité et le son caractéristiques de Death, Spiritual Healing offre en revanche un deathmetal limpide et plus posé, d’une musicalité et d'une sobriété remarquables, divinement mis en valeur par la production soignée du grand Scott Burns. En ce début d’année 1990, le groupe floridien survole une fois encore la scène deathmetal grâce à son inspiration et sa technique lui permettant de se renouveler sans aucun problème, maintenant immuablement cette longueur d’avance sur ses concurrents et confirmant dès lors sa suprématie parmi les leaders incontestés du style. Du grand art !

Fabien.

15 Commentaires

26 J'aime

Partager

TOPNICHON - 19 Janvier 2013: je suis rassuré que les reviews de mon groupe chouchou soit aussi bien assurées sur ce site, sinon s'aurait été la guerre!XD cet album a été pour moi le plus dur pour rentrer dedans, mais après quel disque! quels riffs! c'est vraiment des monstres les gars! Chuck est vraiment le plus grand du Death metal style son groupe Death m'a fait apreccier, et devenir totalement accros! 18/20
 
zvlorg - 03 Novembre 2014: tout simplement la claque! ceux qui voient dans cet album un ramollissement n'ont juste aucune oreille pour tout ce qui n'est pas du gros death à grands renforts de blast! j'ai aimé Scream Bloody Gore, j'ai beaucoup aimé Leprosy, mais Spiritual Healing on est encore au dessus, des morceaux comme Killing Spree, Within the Mind ou Altering The Future résonnent à vie dans ma tête! un death metal vraiment bien ficelé, plein de riffs monstrueux, des vocaux uniques et une intensité increvable, il en fallait pour passer derrière un tel album (Human s'en chargera à merveille!), bref 1990 est pour moi l'année où Death est vraiment devenu légendaire après avoir jeté les bases du death dans les années 80!
LeMoustre - 05 Novembre 2014: Album qui reçut pourtant des avis mitigés sur les magazines d'alors, reprochant un ramollissement général, ainsi qu'un côté gore dans les paroles laissé de côté.
Pour ma part, j'aime beaucoup ce disque, acheté puis égaré ou revendu/échangé malencontreusement à l'époque. En dessous de son intouchable prédécesseur bien sûr. Mais quelle musicalité, quelle richesse, quel talent !!!
tormentor - 05 Novembre 2014: Une merveille cet album comme tous les autres d'ailleurs! Cultissime!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Chronique @ cacaman

17 Août 2005
Faisant suite au légendaire "Leprosy", "Spiritual Healing", le troisième méfait de Death semble entamer une nouvelle ère dans la carrière du groupe, qui finalement prend le chemin d'un one-man-band. Certes la composition est encore partagée, mais l'on sent une main mise de Chuck sur la direction que prennent les morceaux : c'est plus mélodique, plus travaillé, plus complexe aussi, sans pour autant atteindre le niveau d'Atheist. L'arrivée du guitar-hero James Murphy accentue encore plus ces nouveaux paramètres : son jeu technique et mélodique, bien plus abouti que celui de Rick Rozz, se prête parfaitement aux desseins de Chuck. Les fans restent d'ailleurs un peu sur la touche, boudent Murphy et le considèrent comme un rock n' roll poser.

Les morceaux de Death, malgré une section rythmique plutôt classique (quoique talentueuse), sonnent donc de façon beaucoup moins conventionnelle. Les riffs s'avèrent alambiqués (l'étonnant Altering The Future), les rythmes changent fréquemment (le dantesque Spiritual Healing), les larrons balancent des mélodies doublées recherchées (Within The Mind), et des soli qui plantent l'auditeur devant d'évidents progrès de Chuck et de folles harmonies distillées par un James Murphy très en jambes (le varié Low Life, sur lequel la succession de six soli laisse pantois). Mais que l'on ne s'y trompe pas, c'est bel et bien du bon gros death metal, ça bourre sur tous les morceaux, et en particulier sur un Living Monstrosity d'école, sauvage, destructeur et violemment raffiné... Quant aux bons Defensive Personalities, Genetic Reconstruction et Killing Spree, ils renforcent la cohésion de l'album avec des riffs toujours aussi "schuldineriens" et des structures efficaces.

Nous sommes en train d'assister à la mutation du plus grand groupe de death metal que la Terre ait porté. C'est plus mélodieux, parfois presque harmonieux dans les soli, un poil plus compliqué... et pourtant cela canarde autant. Là se trouve le génie, car il faut parler de génie lorsqu'on invente un style de musique et qu'on participe en tête de ligne à son évolution dans des sphères plus élevées, de Chuck. "Spiritual Healing" est une franche réussite, où les bases du groupe côtoient de nouveaux éléments enrichissants, et qui sacre définitivement Death sur le trône majestueux de la violence maîtrisée, de la musicalité brutale.

1 Commentaire

6 J'aime

Partager
god_of_emptiness - 01 Août 2006: les structures des chansons et les guitares commencaient a se tourné vers le coté prog ki atteindra son summum avec symbolic et the sound of perseverance , mai cette voix , sainte marie mére de jesus , mai merde cette voix, c le chant le plus gutural que chuck nous a proposé avant le virage criard/black de symbolic et the sound of the perseverance.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Kuroikarasu

13 Décembre 2004
A partir de cette production, on a le line-up classique de Death (avec Chuck, Terry et Bill, pour les connaisseurs !) et un style complètement maîtrisé. Le précédent album « Leprosy » est un peu une sorte d’ébauche de cet album-ci. On y retrouve la même recette mais un tout petit peu moins brutale et surtout plus mélodique, plus agréable à l’oreille. Les morceaux ont toujours une construction assez complexe, alternant des tempos rapides ou plus lents, qui permet des breaks/solos mélodieux et franchement excitants. Les guitares ont toujours le même son caractéristique avec des accords somptueux, la batterie est un peu moins en avant mais assure beaucoup mieux la rythmique et les vocaux sont bien meilleurs que sur le précédent album. La production est meilleure également, isolant bien les différents instruments (dont la basse), permettant une meilleure compréhension des paroles et évitant ainsi une « bouillie sonore ». D’ailleurs, le groupe prends un virage important dans les thèmes abordés, délaissant le côté gore des deux premiers albums pour le côté social et politique qu’il gardera jusqu’à la fin. On y parle déjà de désenchantement, de petitesse de l’Humanité, de faits de société comme l’avortement ou la peine de mort...
C’est personnellement le côté de Death que j’aime, cette implication dans la vie des gens et les coups de gueule contre tous les empêcheurs de penser en rond, quels qu’ils soient, changeant des éternelles notions abordées par les autres groupes death comme la mort, le sang, les tueurs en série...
Encore un album indispensable (oui, je sais... tous les albums de Death sont indispensables... lol) pour tout métalleux avec des morceaux superbes et engagés comme « Altering the future » ou « Living monstrosity ». Que du bonheur...

1 Commentaire

2 J'aime

Partager
Bozzoh - 05 Janvier 2013: Je ne suis généralement pas spécialement fan de Death, mais cet album est vraiment à part dans le genre et il m'accompagne régulièrement depuis ma découverte du monde métaloïde avec toujours autant de plaisir et de frissons sans jamais défaillir, le jeu de batterie est l'un des meilleurs qu'il me soit donné de n'avoir jamais écouté, un bassiste complètement à fond dans sa quatre cordes, les duels de guitares sont démentiels de virtuosité et de génie, l'architecture des morceaux est irréprochable, l'ambiance générale est à fond dans l'interprétation, OUI cet album est un chef-d'oeuvre!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire