Individual Thought Patterns

Liste des groupes Death Metal Death Individual Thought Patterns
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Nom du groupe Death
Nom de l'album Individual Thought Patterns
Type Album
Date de parution 15 Juin 1993
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album786

Tracklist

Re-Issue in 2011 by Relapse Records.
1.
 Overactive Imagination
Ecouter03:31
2.
 In Human Form
Ecouter03:57
3.
 Jealousy
Ecouter03:40
4.
 Trapped in a Corner
Ecouter04:14
5.
 Nothing Is Everything
Ecouter03:19
6.
 Mentally Blind
Ecouter04:48
7.
 Individual Throught Patterns
Ecouter04:00
8.
 Destiny
Ecouter04:06
9.
 Out of Touch
Ecouter04:22
10.
 The Philosopher
Ecouter04:10

Durée totale : 40:07

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Death



Chronique @ cacaman

17 Août 2005
Chuck Schuldiner poursuit l'évolution de son groupe Death. Il affirme son caractère tyrannique en évinçant Paul Masvidal et Sean Reinert, pourtant excellents, afin de donner à ce nouvel opus une couleur légèrement différente de celle de "Human". En effet, les soli sont parfois teintés de heavy metal avec le maître-artificier de King Diamond, Andy LaRocque, et la rythmique se veut plus compressive, faute à Gene Hoglan, ex-Dark Angel, Strapping Young Lad. De plus, musicalement, les nouveaux éléments entrevus sur "Human" sont poussés ici à leur paroxysme. Largement plus technique dans les structures, soli plus accessibles (à l'écoute, bien entendu, pas à l'exécution!), quelques riffs étonnants de mélodie, et d'autres très alambiqués... néanmoins, la musique de Death est toujours aussi brutale ; ni calculateur ni démagogue, le groupe évolue intelligemment mais ne risque pas de faire danser vos voisins.

Pour rentrer dans les détails, "Individual..." débute avec quatre des meilleurs morceaux death qu'il m'a été donné d'écouter : Overactive Imagination et ses soli ultra-mélodiques casés dans un break magistralement géré (transitions qui tuent, vagues rythmiques dantesques...), entre des couplets où violence et complexité cohabitent pour le plus grand plaisir des oreilles ; In Human Form délicieusement syncopée ; Jealousy et son entame de pure folie neuronique, suivie par une monstrueuse accélération en deux temps où les guitares puis la batterie sont à l'honneur, sans oublier des soli particulièrement réussis ; enfin Trapped In A Corner qui progresse petit à petit vers un break dont les soli risquent d'en laisser plus d'un sur le carreau. A la limite, l'achat de l'opus serait très amplement justifié, même si les six autres compositions étaient pourries... seulement voilà, ce n'est pas le cas! Elles sont un ton en dessous, mais de qualité fort honorable : le surprenant refrain de Mentally Blind, Individual Thought Patterns alternant headbanging et riffs à tiroirs, l'excellent break de Destiny... de plus, The Philosopher et Out Of Touch sont très loin de faire pâle figure dans un tel décor.

"Individual Thought Patterns" est comme une pièce supplémentaire apportée à un monstrueux édifice, biscornu, agressif, complexe, imaginé par un architecte fou, Chuck Schuldiner, qui fait du death metal sa chose, son jouet. On blêmit devant cette maîtrise instrumentale divine, tant d'idées novatrices, que seul Cynic arrivera à dépasser. Death a perdu quelques inconditionnels de brutalité scream bloody gorienne, mais gagne ici définitivement le respect des amateurs de grande musique.

5 Commentaires

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cacaman - 12 Janvier 2010: Ca dépend si tu as le remaster ou pas. La première version de "ITP" était vraiment plate au niveau du son. Ensuite, Death est un groupe CULTE \m/
 
cacaman - 01 Juin 2011: Euh?
Aux dernières news c'était plutôt de Sortilège que Schuldiner était fan.
Après, expliquer une touche jazz rock sur ITP par une influence de Satan Jokers, je suis trèèès sceptique quand même... ;)
 
jeunemetalhead - 18 Janvier 2012: Buriez à lui même déclaré que chuck était un grand fan de la scène française, de plus, sortilège, Sj étaient les groupes phares(oui yavait warnig, vulcain, high power, attenat rock mais ils étaient plus traditionnels bien que bons, bon h bomb ils commencaient avec le speed, et killers avaient déjà des torpilles thrash), après, ya eu un tournant radical, et dpuis human, on dirait(et en particulier les batteurs et bassistes) qu'il a engagé que des mecs du metal mais qui ont fait du jazz rock
 
cacaman - 18 Janvier 2012: J'ai jamais vraiment compris cet engouement de l'époque pour Satan Jokers.. C'était sympa ok, mais Sortilège, High Power et Killers c'était bien plus burné et riche quand même... Oo
bref
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Chronique @ Opalescente

20 Mars 2009
S’attaquer à une chronique de Death, c’est aussi impressionnant que de restaurer une œuvre d’art. En voulant révéler au plus grand nombre ses qualités on a peur de l’abîmer, en commettant des maladresses, en ne sachant pas précisément ce qu’il faut faire.
Et pourtant, malgré l’importance du mythe, j’ai décidé de le chroniquer, en prenant le risque que ça soit mauvais, que mes lignes ne puissent pas arriver à la hauteur de la légende qui auréole ce groupe. Je vais donc livrer ici mes impressions sur ce Individual Thought Patterns.

Si je ne devais conserver qu’un souvenir, un ressenti, de cet album connu en pleine jeunesse, ce serait celui de la basse « fretless » de Digiorgio étonnamment présente dans la plupart des compositions, ce son presque plaintif si particulier qui rythme d’une manière très personnelle les compositions, leur donnant une touche très atypique. Au-delà de ce souvenir un peu simpliste peut-être, cet opus réserve d’autres agréments et surprises de taille.
Les talents incomparables des musiciens ne sont plus à vanter, je vous épargnerais donc les longues listes de qualificatifs élogieux en soulignant « simplement » qu’ils nous offrent un sans-faute quant à l’exécution. La technique est complexe et maitrisée, le style « Death » est toujours reconnaissable entre cent, mais pourtant, d’un morceau à l’autre, je trouve qu’il n’y a pas de redondance ennuyeuse. Ils savent se renouveler sans se transformer à chaque chanson, offrant un plaisir d’écoute toujours similaire.

Je trouve que leur inventivité est à son paroxysme sur une piste comme « The Philosopher ». Déjà, en se penchant un peu sur les paroles, cette chanson est un pamphlet contre les maîtres à penser en général, que Schuldiner vilipende à coup de « You know so much about nothing at all ! » rageurs. Musicalement, une fois de plus, Death ne cède pas à la facilité. Mais loin de nous imposer de longs soli de virtuose dont le seul but est de montrer l’étendue de leur talent, ils orchestrent leur composition de manière magistrale et équilibrée : chaque instrument à son heure de gloire et la chanson n’est toute en changement de rythmes, lui donnant un dynamisme éclatant. Ma chanson préférée.

Cela dit, les autres morceaux ne sont pas en reste. Le premier par exemple, "Overactive Imagination", avec ses riffs accrocheurs qui démarrent en trombe avant de s’accorder une légère pause et de repartir plus furieusement encore.
Également le presque « divin » Destiny, qui commence comme une ballade, avant de nous offrir un death presque aux rythmiques heavy par moment, ou encore le morceau éponyme, percutant et sans concession, qui nous laisse presque étourdis devant la grande qualité et l’originalité de la composition.

La réussite de cette album est en fait presque logique, lorsque l’on s’intéresse un peu au line-up : Schuldiner, Andy LaRocque , Steve DiGiorgio , Gene Hoglan. Je crois que Schuldiner n’a jamais été si bien entouré…

Schuldiner est entré dans la légende en étant l’un des pionniers du genre, mais également du fait de son caractère et de sa mort précoce. Son talent a fait le reste. Cet album, fait de passions et de rancœurs vociférées au fil des chansons, le confirme.

Savant mélange entre mélodie, puissance et agressivité, "Individual Thought Patterns" nous offre un CD majeur du genre. Un classique incontournable.

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cacaman - 27 Mars 2009: Bonne chronique, peut-être un peu moins "sévère" que la mienne ;)
Juste un petit commentaire pour dire que les paroles de "The Philosopher" ne sont pas un pamphlet contre les maîtres à penser en général, mais une attaque directe envers Paul Masvidal, guitariste de Cynic et engagé sur l'album "Human". Son recul et sa "zen attitude" énervaient au plus haut point Schuldiner. Dans le morceau, il balance même "So you preach about how I'm supposed to be, yet you don't you know your own sexuality"... Masvidal étant homosexuel.
Je trouve ça particulièrement dégueu de régler ses comptes en public au travers d'une chanson, mais ça n'enlève rien au talent incroyable de Schuldiner ni à la majesté de cet album.
Opalescente - 27 Mars 2009: D'accord, merci pour la précision.
Il est vrai que l'ensemble des textes de l'album est très agressif, mais je ne connaissais pas la petite histoire du "Philosopher". En même temps l'ami Schuldiner a toujours eu une réputation détestable, il devait bien la tenir de quelque part...
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