Leprosy

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Nom du groupe Death
Nom de l'album Leprosy
Type Album
Date de parution 16 Novembre 1988
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album996

Tracklist

Re-Issue in 1998 by Century Media / Re-Issue in 2014 by Relapse Records.
1.
 Leprosy
Ecouter06:20
2.
 Born Dead
Ecouter03:27
3.
 Forgotten Past
Ecouter04:36
4.
 Left to Die
Ecouter04:38
5.
 Pull the Plug
Ecouter04:27
6.
 Open Casket
Ecouter04:56
7.
 Primitive Ways
Ecouter04:33
8.
 Choke on It
Ecouter05:54

Durée totale : 38:51

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Death



Chronique @ Fabien

26 Fevrier 2008
Peu après l’enregistrement de Scream Bloody Gore en Californie, Chuck Schuldiner prend le mal du pays, désireux de regagner sa Floride natale. Avant de partir, il propose le voyage à Chris Reifert qui, préférant rester sur ses terres, fonde dans la foulée Autopsy aux côtés d’Eric Cutler. De retour à Tampa, Chuck débauche la quasi intégralité des membres de Massacre, Rick Rozz, Bill Andrews & Terry Butler, laissant alors Kam Lee et son groupe sur la touche, pendant près de deux années.

Rompant avec son habitude de composer seul, le jeune leader signe alors cinq nouveaux titres avec Rick, ainsi que deux en solitaire, tandis que son acolyte apporte un tout dernier morceau. Fin prêt, le quatuor rejoint les Morrisound Studios en été 1988, sous la houlette de Dan Johnson assisté du jeune Scott Burns, pour les sessions de son second album. Leprosy sort ainsi en novembre de la même année (en même temps que Blood Fire Death de Bathory), brillamment illustré par le maître Ed Repka, qui signe l’un de ses travaux les plus remarquables. En outre, le disque est impeccablement couvert par Combat Records, dont le passage sous la coupe de Relativity permet une distribution mondiale, notamment en Europe grâce au renouvellement précieux de l’association avec Under One Flag, division de Music for Nations.

Les moyens mis en oeuvre valent largement la chandelle, Leprosy surpasse en effet son aîné en terme de lourdeur et de musicalité, affichant des titres désormais plus longs et plus travaillés. L’album subjugue dès le premier titre éponyme, servi par les rythmiques de Bill d’une lourdeur encore inédite, et par les lignes de basse fouillées de Chuck (en lieu et place de Terry), servant de véritable moteur à des rafales de riffs fracassants. Le guttural effroyable de Chuck, plus imposant qu’auparavant, ainsi que les duels de soli entre Chuck et Rizz, aux jeux très différents, épaississent alors considérablement les compositions et décuplent littéralement leur puissance.

Ainsi, depuis les riffs redoutables de Pull the Plug & Choke On It jusqu’aux tempi percutants de Born Dead & Forgotten Past, en passant par les soli somptueux de Left to Die et les rythmiques tapageuses & écrasantes de l'impitoyable Open Casket, Leprosy impressionne autant par sa brutalité pure et son côté gore, que par sa finesse et son étonnante variété. La production de Dan Johnson enfonce alors le clou, dotant l'ensemble d'une profondeur et une clarté incroyables pour l’époque, notamment grâce au son si imposant offert à la batterie. Rien ne vient décidément tenir ce joyau, à l'exception du plus linéaire Primitive Ways (le seul morceau signé en intégralité par Rick Rozz) et des coups de vibrato du guitariste sans commune mesure avec les leads articulées et intenses et Chuck Schuldiner, bien que le contraste entre leurs soli soit parallèlement une arme imparable.

Plus mature et plus massif que son prédécesseur, aux thèmes plus proches de la réalité (lèpre, euthanasie), Leprosy rencontre un succès retentissant, apportant au deathmetal toutes ses lettres de noblesse en cette année 1988. Il confirme ainsi la force et l’avenir de ce style désormais incontournable, offrant une véritable alternative au thrashmetal Bay Area maintes fois rabâché à cette époque. Grâce aux étonnants moyens déployés par son label, bénéficiant alors d’interview et de chroniques sur les grands magazines metal du moment, ainsi que d’une insertion remarquée sur la terrible compilation Speed Kills Vol.IV d’Under One Flag aux côtés d’Exodus, Nuclear Assault, Possessed, Forbidden, Dark Angel ou Bathory, Death connaît dès lors une consécration planétaire, parfaitement justifiée.

Fabien.

22 Commentaires

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Autocannibalisme - 12 Mars 2012: J'ai toujours considéré Altar of Madness et Leprosy comme LES ALBUMS cultes du Death, même si je préfére Leprosy, à choisir entre les deux, je choisis Leprosy sans réfléchir une seule seconde et sans aucun regret. Mais dit moi Fabien, entre ces 2 albums, lequel t'as le plus marqué?
Fabien - 12 Mars 2012: Les 2 mon capitaine. J'ai été renversé à l'époque de Leprosy, notamment à travers le morceau 'Open Casket' par la violence et la puissance dégagée. Le chant guttural de Chuck et cette lourdeur des guitares en à fait frémir plus d'un. Quant à Altars of Madness, son ambiance diabolique, ses guitares tranchantes et les blast-beats tonitruants de Pete Sandoval ont aussi été un sacré électrochoc. Fabien.
Autocannibalisme - 12 Mars 2012: C'est sûr qu'Altars of Madness à dù en déboussoler plus d'un à sa sortie. J'ai mis un bon moment avant de réellement apprésier le monstre, mais pour Leprosy j'ai tout de suite pris une méchante claque et depuis impossible de m'en lasser. Toute les définitions du Death Metal sont dans cet album pour moi. Le morceau Leprosy me fait tremblé à chaque écoute.
Fyrnael - 23 Avril 2018:

Je suis en train de faire ma culture death metal (les origines du moins, je ne suis non plus étranger au genre) et tes chroniques sont toutes plus savoureuses les unes que les autres, avec tous ces détails qui permettent de resituer un contexte que je n'ai pu connaitre! Pour cet album je me souviens l'avoir écouté il y a quelque année sur Youtube d'une oreille distraite et je m'étais dis "mais c'est génial le death metal des débuts rien à voir avec la soupe actuelle!", sans pour autant approfondir plus que ça. Et là, alors que je viens d'écouter les premiers Amorphis, j'ai décidé de me replonger dedans et je ne peux que dire que cet album est une monstruosité à toute épreuve. Ce son est tellement monumental, il dégage une telle puissance et une telle violence qui n'ont pas pris une seule ride, c'est hallucinant. Rien n'est à jeter. A tel point que cet album va très certainement finir dans ma discographie plus tôt que prévu =)

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Chronique @ MyLordAngus

12 Juillet 2008
Sujet de bac 2008 : Leprosy de DEATH, première tuerie du groupe ?
Paf justement le sujet que j'ai bossé toute la soirée, je vais pouvoir en tartiner...

Intro : "the record isn't terribly different from its predecessor", a écrit un site de critiques musicales que je ne citerai pas (ça commence par Allmusic, ça finit par Guide....). Tout le monde l'a compris je pense, ça veut dire en gros, zéro évolution par rapport à Scream Bloody Gore (SBG dans la suite du devoir). Je vais m'attacher à démontrer le contraire et vouloir expliquer pourquoi Leprosy est une pièce angulaire du Death Metal.

En quoi Leprosy est-il une tuerie ? (facile la problématique :D )
Dans une première partie, je veux montrer la qualité instrumentale du disque; dans une seconde partie, il sera question de l’évolution de la composition.

Première chose, la prod, plus claire que SBG. Notamment la batterie et sa caisse claire, pour le moins... claire. Néanmoins pas de blast, c'est plutôt un rythme mid-tempo assez lourd et décalé par rapport au battement d'un métronome. Aidée par la basse, elle n’oublie pas de modifier son jeu ; lorsque que déboulent les roulements, ou la grosse caisse, ça tabasse sévère (cf. Forgotten Past, sur le solo, ça déboule sans prévenir). Les guitares sont toujours très « scies électriques ». Chuck fait déjà des progrès au chant par rapport à SBG, sa voix est très caverneuse. Autre changement, les soli, typiquement dans l’ambiance du disque, sont agressifs, mais aussi parfois mélodiques, comme dans Left To Die.

Mais le changement le plus important est au niveau de la composition. En effet, les morceaux de SBG se ressemblaient un peu trop à mon goût. Celles de Leprosy sont beaucoup plus variées, grâce à de nombreux changements de rythme, des breaks de fou et des refrains en forme d'hymne. Comme celui par exemple Pull the Plug. Par ailleurs, Open Casket est pour moi une apologie parfaite du Death Metal. Ici, ça pue la mort. Le titre éponyme, par exemple, long de 6:19, est complexe, tout en gardant un esprit proche du premier album, apocalyptique, cherchant la mort, dégoulinant de sang. Je dirai même (soyons fou quoi…) qu'il est encore plus sombre et suffoquant que SBG.

Ainsi, Leprosy se démarque de son prédécesseur. Là où SBG n’était qu’une première approche d’un genre nouveau, Leprosy se montre plus sûr de lui, car Chuck Schuldiner tente plus de choses. Il réalise là sa première véritable tuerie, et une pièce importante du Death Metal, style qu’il affinera encore et encore par la suite…

Bon voilà, devoir terminé, posez les stylos. J’espère qu’il n’y aura pas de hors sujet. Je mets 16/20 au disque, je ne trouve pas de vrai défaut, mais Leprosy aura des successeurs encore plus poussés et travaillés. Et pour ma vraie compo d’histoire de cette année, je signe tout de suite pour la même note !!!

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Commentaire @ Kuroikarasu

13 Décembre 2004
Ce deuxième album de Death est l’album de la « maturité », c’est-à-dire l’affirmation et la consolidation de son style musical si direct et rentre-dedans. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ici, le mot-clé est brutalité. Tout est violent : les guitares rapides qui assènent des riffs monstrueux, la batterie qui blaste et la voix de Schuldiner, profonde et rauque, assez différente de celle des futures sorties. Paradoxalement d’ailleurs, cette voix n’est pas toujours en adéquation avec les guitares, ce qui gâche parfois certains passages ; enfin cela reste assez difficile à expliquer et complètement subjectif, donc il faut mieux juger par soi-même en écoutant cette galette. Cet album est bon mais n’est pas le plus facile d’accès du groupe et il vaut peut-être mieux commencer à écouter les suivants, afin d’apprécier celui-ci par la suite.
Voilà, si vous aimez ces dieux du death metal, vous avez sans doute déjà cet album et si vous ne l’avez pas, et bien achetez-le mais ne jugez-pas l’entière discographie du groupe sur ce seul cd parce qu’il est relativement à part.
« Forgotten past » et « Leprosy » sont des morceaux excellents et très écoutables.

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Commentaire @ cacaman

17 Août 2005
Faisant suite à l'apocalyptique "Scream Bloody Gore", Death gagne mois après mois ses galons de groupe culte via démos crades et cassettes circulant underground. Pour l'enregistrement de son deuxième album, Chucky retrouve un de ses vieux compères de l'époque des démos, Rick Rozz, lequel participe activement à l'écriture des morceaux, et fournit sa section rythmique du groupe Massacre. Le résultat de cette collaboration fit énormément de bruit, dans tous les sens du terme.

La marge d'évolution pressentie sur le premier album se dévoile encore un peu plus, avec des passages entiers de guitares mélodiques scotchantes, quelques riffs asymétriques, des structures beaucoup plus évoluées et surtout des textes moins puérils (les désormais classiques Left To Die et Pull the Plug, les breaks réussis de Forgotten Past et de Open Casket...). Et pourtant, l'ensemble s'avère tout aussi brutal, hargneux, haineux et rapide, parsemé de soli bordéliques, si bien que l'avancée de maturité ne sera perçue que par le deatheux à l'oreille aiguisée. Les deux derniers titres auraient certes pu gagner en originalité, mais la délectation sanguinolente des six premières plages justifie amplement l'achat de l'album, que l'on conseillera principalement aux fans de death metal établis.

"Leprosy" est considéré par certains amateurs du genre comme le premier grand chef d'œuvre death et restera une des références en la matière pour les années 80. Son extrême brutalité, rafraîchie de temps à autre par des pirouettes instrumentales de toute beauté est devenue légendaire, tout comme ce groupe de Floride en pleine ascension. La musique de ces quatre dérangés commence à devenir réellement intéressante…

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