Six ans d'attente pour ce nouvel opus. Toujours sur le label Indie Recordings. Au sein du groupe norvégien officie désormais Tobias Øymo Solbakk au poste de batteur. Ce faisant, on décèle un album très riche, avec beaucoup d'invités venant y incorporer des instruments tels que : violon, violoncelle, saxophone, trombone et trompette. Mais cette fois, au lieu d'avoir ponctuellement ce genre de sonorités, elles vont être parsemées tout au long de cet opulent "
Solemn".
Et dès le premier titre, "Shadows Flap Their
Black Wings", la magie
In Vain opère, sous couvert d'un death metal très mélodique, bourré de superbes passages mélodiques, alternant voix hurlée et claire. On y retrouve de magnifiques guitares, comme le passage à 3 min, tandis que les trompettes résonnent, venant alors renforcer l'impact de cette mélodie. Je ne suis, certes, pas amateur de ce genre d'instruments, mais ici, force est de constater qu'ils sont formidablement bien intégrés.
Si
In Vain sonne plus mélodique que sur ses premiers opus, son style est toujours présent, à savoir ce mélange de death progressif, de black metal mélodique et de doom. L'inspiration est forte, cela grouille d'idées ; entre le côté légèrement oriental de "To the
Gallows" et le refrain angélique de "
Season of Unrest", du doom death de "
At the Going Down of the Sun" à la plus agressive "Where the
Winds Meet" un peu plus typé black dark metal,
In Vain oscille entre tous types de rythmiques, allant du blast au tempo pachydermique.
Par ailleurs, le talent des guitaristes s'exprime pleinement sur la brillante "
Beyond the
Pale", multipliant les plans techniques et nous amenant dès lors dans plusieurs recoins de leur univers. Des passages on ne peut plus succulents parcourent ce titre, tel qu'à 4.40 min où il est très compliqué de ne pas bouger la tête. Et que dire de l'énorme "
Blood Makes the Grass Grow"? J'adore leurs riffs planants aux rythmiques lourdes et très entraînantes. Nous avons un autre fabuleux passage de ce type à 2.20min, entrecoupé d'accélérations incisives. Bref, un titre à ne pas rater.
Enfin, "Watch for Me on the
Mountain", la chanson la plus calme de l'œuvre, principalement chantée, accueille comme invité au chant Davidavi Dole ; se dessine alors un doom aux multiples arrangements, apportant une dimension un peu symphonique et épique au propos.
Comme tout d'album de ce type, il faudra un moment pour le digérer. En tout cas,
In Vain prend une direction où les majestueuses harmonies prennent de plus en plus de place. Je le trouve même un cran au-dessus du précédent effort, "
Currents" ; possédant de vrais instants admirables, on navigue à travers beaucoup d'émotions.
In Vain nous prouve qu'ils sont capables de concocter d'aussi splendides morceaux que ceux de "Ænigma". Rien de moins...
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