Sadist

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
16/20
Nom du groupe Sadist (ITA)
Nom de l'album Sadist
Type Album
Date de parution 17 Avril 2007
Style MusicalDeath Progressif
Membres possèdant cet album54

Tracklist

1.
 Jagriti
 02:30
2.
 One Thousand Memories
 04:55
3.
 I Feel You Climb
 03:59
4.
 Embracing the Form of Life
 04:59
5.
 Tearing Away
 03:47
6.
 Kopto
 03:33
7.
 Excited and Desirous
 04:41
8.
 Different Melodies
 05:10
9.
 Invisible
 03:29
10.
 Hope to Be Deaf
 05:19
11.
 Sadist
 02:33

Durée totale : 44:55

Acheter cet album

 $9.99  21,38 €  13,55 €  £37.67  $37.10  219,00 €  37,64 €
Spirit of Metal est soutenu par ses lecteurs. Quand vous achetez via nos liens commerciaux, le site peut gagner une commission

Sadist (ITA)


Chronique @ ConfusedMind

08 Mai 2012

Un album typique du groupe, entre death et jazz, voire entre orient et occident...

7 ans après le split qui suivit la sortie du très controversé Lego, les Italiens reviennent en force avec un album éponyme. Outre le sobre titre de l'album (cette fois sans jeu de mot foireux n'évoquant à l'auditeur non italien que des jouets très douloureux pour les pieds imprudents), la pochette laisse également présager d'un retour aux sources : sombre, mystérieuse, avec le logo caractéristique du groupe.

Dès la première écoute, force est de constater que l'impression était bonne. Cet album c'est du Sadist pur jus, dense, complexe, qu'on pourrait étiquetter comme du Death technique avec des relents jazzy et une place importante au synthé. Pas facile à vrai dire de décrire cet album à multiples facettes.
L'intro Jagriti, très orientale avec ses percussions, accélère progressivement pour nous emmener dans une ambiance envoûtante, exotique et franchement pas commune pour un album de Death.

Exotique, oui, car en plus du synthétiseur déjà original et caractéristique de la musique de Sadist, ici les musicos ont choisi d'utiliser des instruments comme le bouzouki grec, la mandoline, le sitar (très présent sur Excited and desirous) et des percussions orientales, qui apportent une touche bien particulière à l'album.
Une touche pas si nouvelle, car elle rappellera aux fans inconditionnels des premiers albums des morceaux comme India ou encore le splendide Reign of Asmat (sur l'album culte Tribe).
Comme d'habitude avec Sadist, il y a un côté jazzy dans les compos. Sauf que comparé aux autres albums, cette facette est encore plus accentuée ici. Exemple, les morceaux Embracing The Form of Life et Different Melodies, qui ne sont pas sans rappeller Atheist, la référence dans le genre, avec un côté plus mélodique.
Autre point commun avec les vieux albums, la présence des instrus. Kopto, très apaisante et presque aérienne, est un pur joyau, digne de From Bellatrix to Betelgeuse de Tribe. A la fin de l'album, surprise, on retrouve même la vieille instru Sadist (en version remasterisée, même si moins sympa qu'à l'origine) du premier chef d'oeuvre du groupe, Above the Light.

Mais bon sang, j'en oublierais l'essentiel. C'est avant tout un album de Death metal, avec son lot de riffs headbangants. Malgré sa virtuosité, le guitariste Tommy Talamanca ne se perd pas dans une démonstration technique ennuyeuse. Les riffs sont efficaces, vont à l'essentiel, parfois très terre-à-terre (One thousand memories), et le chant de Trevor, très criard, apporte une sacrée énergie à l'album. Il peut ne pas plaire au premier abord mais a le mérite de coller avec la musique et finalement d'ajouter encore à l'identité du groupe. Ajoutez à ça un synthé judicieusement utilisé, tantôt mystérieux ou malsain, qui permet aux passages plus pêchus de ressortir encore mieux. Mais attention, quand je dis ça, ça reste du Sadist, un groupe très atypique. Ne vous attendez pas à un concentré de brutalité aseptisée tels que le font des millions de groupes aujourd'hui, vous seriez déçus.

Concernant le jeu des musiciens, aucun doute là dessus, ils sont exceptionnels. Les solos éclatants de Talamanca font mouche à chaque fois, tout dans le feeling, à l'italienne. Il faut aussi saluer le travail formidable du bassiste Andy Marchini, avec des lignes de basse très diversifiées, qui apportent groove et profondeur. Le batteur Alessio Spallarossa est lui aussi très polyvalent, pas en reste pour marteler les fûts puis passer instantanément à un délire jazz.

Pour conclure cette chronique décousue, cet album est une sorte de petit frère de Tribe, plus sage, plus moderne, et devrait plaire à tous les inconditionnels des deux premiers albums, ou pour ceux qui ne connaissent pas, à Atheist, Cynic ou encore Pestilence. C'est un album bien pensé, mature, avec une certaine uniformité, mais des morceaux qui se démarquent suffisamment entre eux. Quelques points négatifs quand même, la complexité de l'album, presque aussi décousu que ma chronique. Il faut bien des écoutes pour arriver à apprivoiser la bête, même si les habitués du genre sauront entrevoir dès les premières écoutes ce que recèle cette galette. Deuxièmement, malgré la comparaison, ne vous attendez peut-être pas à être aussi surpris qu'avec Tribe, cet album est plus sage, moins inattendu...

17/20

1 Commentaire

7 J'aime

Partager
AmonAbbath - 08 Mai 2012: Un excellent album et un bon coup de balai qui envoie valdinguer loin le niveau douteux du précédent disque. Sadist est ici une bête hargneuse, et ce que je trouve étonnant (et que tu décris très bien dans ta chro') c'est l'utilisation d'instruments venus de l'Orient, qui se fondent parfaitement dans la musique. Pourtant, plutôt que de se réchauffer ou que de gagner en couleurs, Sadist se fait sombre, malicieux (le chant furieux accentue encore le côté bestial), et glacial (tout comme le dernier album en date). Je n'ai pas connu Sadist dès ses débuts, c'est même très récent pour moi, mais il semble clair que cet album éponyme dit tout ce qu'il y a dire : en 2007, le vrai Sadist, celui de "Tribe", était de retour.
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire