Rites of the Black Mass

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Nom du groupe Acheron (USA)
Nom de l'album Rites of the Black Mass
Type Album
Date de parution 13 Octobre 1992
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Black
Membres possèdant cet album54

Tracklist

Re-Issue in 2008 by Dying Music with different cover and some bonustracks.
1. To Thee We Confess 04:05
2. Thou Art Lord 05:14
3. Ave Satanas 04:54
4. Summoning the Master 03:58
5. One with Darkness 04:12
6. Prayer of Hell 03:04
7. Unholy Praises 04:47
8. Cursed Nazarene 05:22
9. The Enochian Key 03:01
10. Let Us Depart 05:48
Total playing time 44:25
2008 Reissue Bonustracks
11. Summoning the Master (Demo) 02:42
12. The Enochian Key (Demo) 02:11
13. Thou Art Lord (Demo) 02:09
14. Ave Satanas (Demo) 03:16
15. To Thee We Confess (Demo) 02:02
Total playing time 56:45

Chronique @ Fabien

02 Juillet 2008
Suite à l'arrêt de son groupe The Entity et à son départ de Nocturnus, la fameuse formation floridienne fondée par Mike Browning, Vincent Crowley forme Acheron dès 1988, rapidement rejoint par le guitariste Peter Slate. Dédié au Malin, le groupe est comparable à Deicide et Vital Remains durant ses premières années, tant au niveau musical que conceptuel. Adepte de l’église de Satan d'Anton Szandor LaVey, le leader éructe des paroles tournant chacune autour du satanisme, de ses codes, ses rites et ses pratiques.

Quelques démo-tape plus tard, le groupe rejoint Scott Burns aux fameux Morrisound Studios de Tampa, pour les sessions de son premier full-lenght Rites of the Black Mass. En cette fin d'année 1991, il croise d’ailleurs en studio l'équipe de Nocturnus, qui débarque à son tour pour les sessions de Thresholds pendant que Burns & Crowley terminent le mixage de l’album. Le disque paraît à l’automne 1992 chez le petit label Turbo Records, à qui l’on doit notamment la sortie du The Oath Of Black Blood de Beherit, qui aura fait couler beaucoup d'encre. L’écurie allemande s’avère être en revanche un véritable rip-off, une vaste escroquerie dont notre victime Acheron ne recevra ni royalties sur les ventes, ni aucun support en tournée.

A l'image de To Thee We Confess & Prayer Of Hell, les compositions de Rites of the Black Mass se rapprochent singulièrement de l’articulation et du riffing du premier album de Deicide, bien que les growls de Crowley restent plus sages et moins effrayants que ceux du redoutable Glen Benton, sans occulter la section rythmique bien plus simple, ainsi que les guitares sans technique exceptionnelle et parfois poussives. En outre, produit à la chaîne par Scott Burns, l’album possède un son made in Tampa déjà relativement stéréotypé en 1992.

L’ambiance satanique de Rites of the Black Mass est en revanche fortement palpable, notamment lors des interludes sombres aux claviers reliant chaque morceau, invocations au Malin prononcées par le Magister Pete Gilmore, personnage haut placé de l’église de Satan à laquelle Vincent Crowley appartient. Ces incantations apportent un côté rituel indéniable au deathmetal de la formation, montrant à quel point le discours et la musique restent intimement lié chez Acheron, bien que leur insertion systématique entre chaque piste musicale soit un peu lassante à la fin.

Album parfait pour les amateurs des premiers efforts de Deicide & Vital Remains, et de deathmetal satanique nord américain d’une manière générale, Rites of the Black Mass propose des titres aux structures simples et aux rythmes majoritairement en middle tempo, bénéficiant d'une accroche et d’une qualité suffisantes pour qu’Acheron se taille une place sur la scène de l’époque, et ce sans aucun soutien de son label. L’ambiance occulte & luciférienne reste en outre fort bien retranscrite, notamment lors des interludes incantatoires, qui peuvent toutefois être écartées de la programmation pour le deathster désirant une écoute du CD purement musicale.

Fabien.

1 Commentaire

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Ihopeyoudie - 05 Septembre 2008: Niveau concept, Acheron est un groupe assez intéressant, et les loustics allant pousser le vice jusqu'à aller ressembler à Aleister Crowley il me semble.
Musicalement par contre, rien de transcendant sous le soleil de Satan. Malheureusement, et c'est bien là l'énorme défaut d'Acheron.
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