Ritchie Blackmore's Rainbow

Liste des groupes Hard Rock Rainbow Ritchie Blackmore's Rainbow
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Nom du groupe Rainbow
Nom de l'album Ritchie Blackmore's Rainbow
Type Album
Date de parution 04 Août 1975
Produit par Martin Birch
Enregistré à Musicland Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album346

Tracklist

1. Man on the Silver Mountain 04:37
2. Self Portrait 03:12
3. Black Sheep of the Family (Quatermass Cover) 03:19
4. Catch the Rainbow 06:36
5. Snake Charmer 04:30
6. Temple of the King 04:42
7. If You Don't Like Rock'N'Roll 02:36
8. Sixteenth Century Greensleeves 03:29
9. Still I'm Sad (The Yardbirds Cover) 03:53
Total playing time 37:20

Chronique @ Saturnine

02 Mai 2012

Une légende est née !

En 1974, rien ne va plus pour Deep Purple ! Son guitariste virtuose et membre fondateur Ritchie Blackmore est de plus en plus lassé de l’orientation « funk-blues » prise par le groupe sous l’impulsion du duo encore fraichement formé par David Coverdale et Glenn Hughes. L’homme en noir songe alors à sa sortie. Il demande ainsi à Ronnie James Dio, - découvert, rappelons-le, au cours de l’année 1972 par Roger Glover et Ian Paice (section rythmique emblématique du Pourpre) – d’enregistrer quelques titres avec lui, parmi lesquels « Black Sheep of the Family » (reprise de Quatermass rejetée jusqu’à présent par ses camarades) et « Sixteenth Century Greensleeves » (adaptation d’une chanson anglaise traditionnelle du XVIème siècle qui, selon la légende, aurait été composée par Henry VIII en l’honneur d’Anne Boleyn). Mais Ritchie, conscient du formidable talent dont dispose Ronnie, lui propose de fonder une nouvelle formation avec ses petits copains du groupe Elf. Nous sommes en 1975, et assistons par la même occasion à la naissance de Rainbow, tandis que le Pourpre Profond va devoir se passer des services de son légendaire guitariste ! Le line-up se compose alors, outre RJD et Ritchie Blackmore, de Mickey Lee Soule (claviers), Graig Gruber (basse) et Gary Driscoll (percussions).

D’entrée de jeu, l’auditeur se retrouve asséné d’un riff implacable, celui du désormais légendaire « Man on the Silver Mountain », véritable classique parmi les classiques. Un mid-tempo impérial, puissant et racé, laissant le champ libre à Ronnie James Dio pour laisser exploser tout son talent de vocaliste. Une composition phare de l’homme en noir que Dio ne manqua d’ailleurs pas de reprendre sur scène tout au long de sa carrière. Le frisson est garanti.

Autre incontournable, le vaporeux « Catch the Rainbow », à la fois décontracté et bluesy, et qui brille par la cohésion musicale qui s’en dégage. Tout y est parfaitement à sa place, chaque note de Blackmore apparaissant comme mûrement réfléchie, et Dio surplombant l’ensemble de façon magistrale. Ces deux virtuoses se révèlent ainsi capables de travailler conjointement pour offrir le meilleur.

Standard également, « Temple of the King », qui dispose lui aussi d’une grande richesse mélodique, transcendée par une guitare finement ciselée, à la fois fluide et précise. L’imagerie médiévale de Ronnie se révèle ici fort à propos, et l’on prend conscience au fil de l’écoute du formidable partenariat d’écriture qu’il forme avec son compère six-cordiste, comme sur cette version transfigurée de « Greensleeves » qui ne devait être au départ que la face-B d’un single ( !) reprenant le « Black Sheep of the Family » de Quatermass, format sous lequel il n’est d’ailleurs jamais sorti.

« Snake Charmer » et « Self Portrait » varient quant à eux les plaisirs en proposant un rock plus traditionnel mais pour le moins efficace, tandis que « If You Don’t Like Rock N’ Roll », boogie-rock venimeux au solo de piano incandescent ne dépareillerait pas sur un album d’Elf ! Le disque se termine enfin sur une reprise instrumentale absolument réussie du « Still I’m Sad » des Yardbirds, laissant s’exprimer Le Maître à loisir.

Ritchie’s Blackmore Rainbow (la formation doit son nom, selon toute vraisemblance, à l’arc-en-ciel surplombant la scène du California Jam 1974 auquel Deep Purple a participé) est un standard rock des années 70 qui fut une formidable rampe de lancement pour Ronnie James Dio, et un virage post-Deep Purple parfaitement négocié concernant Blackmore. Certes, la production manque un peu de relief et risque de paraître un peu vieillotte pour certains, mais cela ne constitue pas nécessairement un frein à l’écoute, tant l’écriture est remarquable. Mieux, cela lui confère un véritable cachet et, force est d’admettre que le groupe frappe très fort pour un premier essai. Autrement dit, la suite s’annonce sous les meilleurs auspices ! Un indispensable, à écouter ET ré-écouter.

15 Commentaires

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kiss33 - 05 Mai 2012: Merci pour cette chro qui représente bien cet album ! Ce groupe a été pour moi un de mes premiers de "hard" avec Long Live Rock N' Roll puis Rising mais ce premier opus, bien qu'un poil en dessous est excellent et montre le début d'une collaboration plus que fructueuse ! Encore merci Saturnine !
KiwiChou - 14 Mai 2012: Bravo pour cette chronique fort juste :) Je dois avouer que je préfère Rising qui compte de sacrés morceaux (Stargazer pour n'en citer qu'un) mais c'est toujours un plaisir d'écouter celui çi !
Saturnine - 14 Mai 2012: Merci Kiwi, c'est un privilège de te voir poster un commentaire ! :P
swit35 - 19 Avril 2015: J'arrive 3 ans après, il faut dire que je viens tout juste d'acheter ce disque en LP comme pas mal d'autres de Rainbow d'ailleurs et que je fais des écoutes attentives actuellement. j'ai l'impression d'en connaitre toutes les notes et intonations tant les solis de Blackmore et les vocalises de Dio me sont familières et qu'elles coulent toutes seules. Merci pour avoir écrit cette juste chronique.
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Commentaire @ Feelzzy

03 Novembre 2008
Aaah, voilà un album qu'il est bon ! Quand j'ai découvert l'album en question, c'est chez le disquaire lors de sa parution. Pleine vitrine pour le tout premier Rainbow, la pochette n'y était sans doute pas étrangère... Le premier choc passé (le départ de Ritchie de Deep Purple n'était pas encore de notoriété publique... en tout cas, j'en savais rien), et alors que le "Made in Europe" tournait encore sur ma platine à... saphir (rigolez pas, vous verrez quand vous aurez mon âge !), je me précipitais donc pour découvrir le nouveau groupe de l'adulé Ritchie et ne fus pas déçu...

Le roi du riff frappe à nouveau avec "man on the silver mountain" et "sixteenth century greensleeves", et même si certains titres sont dispensables ("snake charmer"...), les deux ballades de l'album sont excellentes, même si "Catch the Rainbow" emprunte allègrement à Hendrix (réécoutez "little wing", pour voir !) et "temple of the king" l'un des titres phares de Rainbow, malheureusement très mésestimé, annonce déjà l'ère Blackmore's Night actuelle. Reste deux covers, l'une du groupe éphémère Quatermass, et l'autre des Yardbirds, "Still I'm Sad", exécutée ici en version instrumentale, en attendant les lives chantés et une seconde version du même titre dans l'ultime album du groupe.

Un très bon début solo de Ritchie qui laisse déjà entrevoir la réussite que sera le trop court "Rising"

Morceaux phares du disque : Man on the silver moutain, Catch the Rainbow, Temple of the king, Sixteenth century greensleeves.

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choahardoc - 16 Novembre 2009: Merci pour ta chronique. il est juste de rappeler que ce prmier Rainbow fut un diamant brut.
ZazPanzer - 08 Mai 2010: Après Gillan et Glenn Hughes, Ritchie nous dégotte un nouveau Dieu du chant : Dio !

Magnifique album. 19/20
Saturnine - 02 Mars 2012: Sublime entrée en matière pour Rainbow. Le (mid)tempo "Man on The Silver Mountain" est parfait dans cette version studio.
Elevator - 02 Mars 2012: Je vais choquer certains mais je préfère ce premier album à "Rising".
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