Rising

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Rainbow
Nom de l'album Rising
Type Album
Date de parution 17 Mai 1976
Produit par Martin Birch
Enregistré à Musicland Studios
Style MusicalHard Rock
Membres possèdant cet album453

Tracklist

1. Tarot Woman 06:08
2. Run with the Wolf 03:47
3. Starstruck 04:04
4. Do You Close Your Eyes 02:58
5. Stargazer 08:27
6. A Light in the Black 08:11
Total playing time 33:35

Chronique @ frozenheart

26 Avril 2015

Au pied de cet arc-en-ciel, un trésor vous attend...

C'est après une longue réflexion que je me lance dans l'écriture de cette chronique concernant le groupe Rainbow qui, à la base, se voulait être un hommage à la fois à Ronnie James Dio et au chef-d'oeuvre qu'est "Rising" bien sûr ! Plus encore, "Rising", à mon sens, se trouve être le meilleur album de la discographie du groupe à ce jour.

Pour la petite histoire, en 1975, Ritchie Blackmore, alors guitariste du groupe Deep Purple, quitte celui-ci. Il revient un an plus tard avec un projet solo dont il en sortira un premier album intitulé "Ritchie Blackmore's Rainbow", donnant le poste de chanteur à un inconnu : Ronnie James Dio. L'album sera enregistré sous la houlette de Martin Birch, connu pour son travail au sein de formations telles que : Deep Purple, mais aussi Whisbone Ash et Whitesnake, sans oublier Iron Maiden un peu plus tard.

En 1976 sort l'album "Rising " mais sous le nom de Rainbow, avec toujours Martin Birch derrière les consoles. Cet album représente, selon moi, la quintessence du Hard Rock de la fin des années 70 : Musique inspirée, chant harmonieux, Ronnie James Dio en pleine possession de son organe vocal, sans oublier des compositions tenant la route. Le tout est accompagné de guitares au toucher limpide de Ritchie Blackmore, à l'aise dans tous les registres.

Je n'oublierai pas non plus le line-up de l'époque composé d'illustres inconnus, mais aujourd'hui considéré comme la dream team en matière de Hard Rock. Imaginez Ronnie James Dio au chant, Cozy Powell à la batterie, dont le professionnalisme n'est plus à démontrer, Jimmy Bain à la basse qui, dans les années 80, suivra Dio en solo, sans oublier l'emblématique et talentueux claviériste Tony Carey, plutôt connu pour ses travaux en studio, et nous avons là une formation redoutable et efficace!

L'album débute sur une intro aérienne aux claviers, annonçant le premier titre "Tarot Woman" rythmé par la frappe puissante et précise de Cozy Powell. Ajoutez à cela de superbes lignes vocales, sans oublier des parties de guitares majestueuses et dynamiques, et vous avez là un titre taillé pour le live.

Avançons jusqu'à la piste cinq, "Stargazer", sans aucun doute le titre le plus connu et le plus long de l'album avec ses huit minutes vingt-sept au compteur. On appréciera les touches orientales des guitares et le côté épique du morceau où chaque musicien se donne à fond. Et que dire de ce final en apothéose où les guitares sont à l'honneur et accompagnées du prestigieux orchestre philharmonique de Munich ? une prouesse pour l'époque! En 1976, Rainbow aurait-il inventé le Metal Symphonique ? Autant dire que Stragazer restera, pour ma part, le meilleur titre de la carrière du groupe toutes époques confondues. Un chef d'œuvre à lui seul!

Continuons avec le mid tempo « Run With The Wolf « au refrain imparable et finissant en apothéose sur des guitares rageuses. Quant à "Startruck" c'est sans nul doute le titre le plus "purpullien" dans sa structure où, là encore, les guitares de Blackmore font des merveilles.

D'autres titres de haute volée et immédiats parsèment cet opus tel que "A Light in the Black", titre puissant et véloce montrant la hargne du groupe avec Dio au chant, tout en puissance, et doté de claviers entraînants. Que dire des interventions de l'homme en noir ? Ecoutez donc ces riffs et cette aptitude à nous pondre des solos impressionnants de dextérité. Et ce, pour finir sur un duel guitare/claviers de folie nous rappelant Deep Purple lors de ces légendaires joutes musicales entre Ritchie Blackmore et Jon Lord. Ecoutez donc ce final d'anthologie pour vous en convaincre. Sans oublier "Do you Close Your Eyes" en mid tempo, aux refrains qui ne vous quittent plus la tête. Peut-être le titre le plus immédiat et le moins convaincant de l'opus...

En conclusion, avec "Rising", Rainbow rentrera dans le panthéon des groupes qui marqueront l'histoire du Hard Rock, mais aussi du rock en général. Celui-ci nous montre, une fois de plus, une formation irréprochable et des musiciens au sommet de leur art sur seulement six titres. Vous remarquerez aussi l'absence de ballades, le groupe privilégiant les titres directs et puissants et surtout cette aptitude à nous livrer des compositions hors-pair. S'ensuivra une longue tournée qui donnera naissance à un album live de légende "On Stage". Mais cela est une autre histoire...

16 Commentaires

12 J'aime

Partager

Arthron - 26 Avril 2015: Énorme, absolument énorme cet album. Tarot Woman et son riff qui à lui tout seul annonce l'arrivée des groupes comme Iron Maiden, les monuments A Light in the Black et Stargazer... Merci pour la chronique, bel hommage.
choahardoc - 26 Avril 2015: Une chronique enthousiaste,comme de juste. Il n'aurait pu en être autrement avec un tel manifeste! Je me permets de relever au passage que Cozy Powell n'était pas un inconnu: il avait bossé avec Jeff Beck, Donovan et Murray Head! Il avait aussi percé en solo avec le tube instrumental Dance With the Devil en 1973. Dio n'est déjà plus un quidam non plus pour les inconditionnels de Blackmore: Elf a assuré des premières parties de Deep Purple et plus important encore, Dio chante trois titres sur le légendaire Butterfly Ball (1974) de Roger Glover dont le merveilleux Sitting in a Dream et l'incontournable Love Is All. Merci à toi pour ce papier indispensable.
Ljosalfheim - 26 Avril 2015: Chronique un peu maladroite, on sent un manque d'expérience mais c'est un bel hommage que tu fais là. J'y connais pas grand chose en Hard Rock mais cet album m'avait transporté quand je l'avais découvert
 
BoteM - 04 Mai 2015: Merci pour cette chro. Rien à ajouter, si ce n'est que cet album à sa sortie m'avait collé aux murs !!! Tout comme d'ailleurs le suivant (très différend toutefois) et même le premier qui est assez iconoclaste, mais néanmoins indispensable. Bref, album absolument incontournable et indispensable !!! Allez Ritchie, arrête un peu les ritournelles, certes très agréable, mais sois sympa...ressort nous la strato encore une fois...allez stp...fait le...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ Midiane

29 Octobre 2007
Tout le monde connaît le grand Ritchie Blackmore. Si ce n’est avec Deep Purple c’est peut être grâce à Rainbow que vous le connaissez ou plus tard grâce à Blackmore’s Night dont j’ai déjà fait une chronique il me semble.
Après son départ de Deep Purple en 1975, le guitariste de talent décide de fonder son propre groupe : Rainbow.
Choisissant avec soin les membres de son nouveau bébé, ce n’est autre que le chanteur Ronnie James Dio qui le rejoint. Il complète une équipe déjà fort prometteuse avec Cozy Powell à la batterie, Tony Carey à la batterie et Jimmy Brain à la basse. Voila comment Rainbow débute dans le Hard rock, paré d’un line-up redoutable et qui sera très certainement une base d’inspiration certaine pour de nombreux groupes.

*

Après un Ritchie Blackmore’s Rainbow d’une qualité déconcertante pour un premier album (même si les bonhommes n’en sont pas à leur coup d’essai en matière de hard rock il faut bien l’avouer…) Rainbow nous offre un second album brillant, aussi bon, si ce n’est meilleur, que leur premier opus.
Cet album est relativement court, une trentaine de minutes réparties en seulement six titres, tous composés et écrits par Blackmore et Dio.

*

L’album débute avec Tarot Woman, de manière subtile, une longue intro au clavier, jusqu'à la reprise de batterie qui fait la transition et lance véritablement le morceau au bout de deux minutes. La voix de Dio alliée aux riffs dévastateurs de Blackmore dynamise le morceau sur 6 min et quelque. Ca commence déjà de façon musclée et ça va aller en crescendo jusqu’au dernier titre !

Pour le second titre, Run With The Wolf, la voix est parfaite, Dio se montre tout à fait à la hauteur une fois de plus. La mélodie et le refrain sont imparables et les riffs accrocheurs et dignes du talent de Blackmore. Ce morceau reste un basique, efficace, tout ce qu’on attend lorsqu’on écoute du Rainbow sans pour autant en faire un de nos hymnes.

On se dit qu’on aime cet album de plus en plus au fur et à mesure qu’on découvre les chansons. Starstruck est une petite perle dans tout ce qui se fait de plus classique !
Il a véritablement tout pour plaire, intro dynamique, refrain mémorisable, Dio et Blackmore qui savent exactement ce qu’ils font.
On adore !

Le quatrième morceau Do You Close Your Eyes, nous démontre la conviction certaine du groupe, qui débute comme tout morceau qui se respecte, rien de spécial à souligner. Ca reste très bon.

Avec Stargazer on commence vraiment à taper dans le brillant. C’est un de mes titres favoris dans cet album. Dio est magistral et fout des frissons. Le petit côté épique du morceau permet à tous de démontrer leur talent. Le refrain est divin.
8 minutes de génie, pas une seconde d’ennui, le morceau se termine en puissance grâce à la participation du Munich Philarmonic Orchestra.

Pour finir en apothéose, le groupe du Maître, nous offre un A Light In The Black de toute beauté.
Dio, sa voix fabuleuse, un claviériste surexcité, un batteur qui joue avec toute sa hargne, et encore une fois chapeau bas à Blackmore qui reste la pièce maîtresse du morceau avec des riffs à déterrer un mort.

*

Le morceau se termine et termine l’album et on se dit que… wouaa ça fait 30 ans que ça existe et pourtant on a rarement fait meilleur dans le style.
On regrettera la durée limitée de cet album mais rien d’autre. La voix de Dio est exceptionnelle, ça n’est plus à démontrer, pareil pour la technique de Blackmore, le jeu des autres membres est irréprochable et le tout nous donne un vrai trésor qui restera une référence. Non seulement dans la carrière de Rainbow mais aussi dans le Hard rock des années 80.

Midiane

9 Commentaires

14 J'aime

Partager

Midiane - 28 Juillet 2011: Et wi malheureusement. J'ai presque versé ma ptite larme quand j'ai appris. J'y croyait pas.
leatherface - 25 Mai 2012: je m'attarde sur rainbow depuis peu de temps (mieux vaut tard que jamais) , Blackmore montre ici toute sa musicalité et son style technique unique et inimitable , un grand grand monsieur de la guitare.
Lepard - 10 Janvier 2013: Pas le meilleur, la faute à des titres assez faciles tel que "Run With The Wolf" ou "Do You Close Your Eyes".
Par contre, je trouve que le chef d'oeuvre de cet opus reste "Tarot Woman" : introduction grandiose et spatiale, riff acéré, chant divin, batterie incisive... Le paradis, quoi.
samolice - 07 Janvier 2014: Merci pour la chro. "Tarot woman" est également mon titre préféré du disque mais "Stargazer" le suit de très prêt of course. Je trouve que "Run with wolf" sonne davantage comme le Dio solo que nous avons connu ensuite (exception faite du jeu caractéristique de Blackmore). Putain d'album!
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire