Rabid Death's Curse

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Nom du groupe Watain
Nom de l'album Rabid Death's Curse
Type Album
Date de parution 2000
Enregistré à Necromorbus Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album227

Tracklist

Re-Issue in 2004 by Drakkar Productions with 1 bonustrack.
Re-Issue in 2008 by Season Of Mist with 1 bonustrack.
1. The Limb Crucifix 04:22
2. Rabid Death's Curse 05:21
3. On Horns Impaled 02:35
4. Life Dethroned 05:46
5. Walls of Life Ruptured 04:21
6. Agony Fires 05:22
7. Angelrape 03:40
8. Mortem Sibi Consciscere 07:02
Bonustrack (Re-Issue 2004)
9. When Heavens End 05:32
Bonustrack (Re-Issue 2008)
9. The Essence of Black Purity
Total playing time 44:01

Chronique @ Nattskog

11 Mai 2004
Alors voilà, ça n'est pas dans le bon ordre, mais j'ai eu cet album après « Casus Luciferi », donc je ne le chronique qu'à présent.
Première impression : on va s'en prendre plein la tronche !
Rassurez-vous, c'est le cas. Des guitares bien à fond, une batterie au son énorme, une basse très présente (plus que sur Casus) et un chant diabolique, les éléments sont à peu près les mêmes que sur leur second album, mais on ne change pas une équipe qui gagne.
Moins malsain que son successeur, « Rabid Death's Curse » vaut tout de même son pesant de cacahuètes. C'est vrai qu'il joue moins que Casus sur les ambiances glauques et putrides, mais du coup il gagne en clarté.
Les titres sont toutefois aussi noirs que la pochette de l'album, c'est dire ! Pas une minute de répit, juste des ruptures de rythme pour souffler, tout le reste n'est que blasts, vociférations et guitares effrénées. Peu de groupes parviennent à unir si bien violence et oppression, mais quand c'est le cas, ça fait toujours un certain effet ! - Merde, il faut encore que je change de fute !
Blague à part, Rabid est un très bon album qui mérite le détour pour deux raisons :
- tout d'abord il est rare de trouver du bon black bien exécuté, sombre à souhait (les riffs de « Life dethroned » sont presque ensorcelants, « Mortem sibi consciscere » est un magnifique hymne à la mort, et pas mal des titres présents sur cet album resteront sans doute dans les annales du black - il n'est pas réédité pour rien !)
- et ensuite, il est indispensable pour ceux qui aiment le bon true black bien haineux (je n'aime pas ce terme, mais je dois reconnaître que là il convient.) : la misanthropie suinte entre les riffs comme une dangereuse fuite d'essence prête à s'enflammer.
Le livret du CD est très noir. Les paroles sont lisibles (dans la forme, le contenu c'est autre chose) mais les « illustrations » dans les marges sont assez difficiles à voir. La plupart représentent des scènes de tortures ou des représentations de démons, mais certaines sont plus ésotériques.
Bref, Watain nous a montré avec cette pièce que le black metal ne se
construira pas sans lui, et même si musicalement cela ne semble pas très « inventif », il n'en est rien, et peu de disques ont déjà égalé ce niveau de noirceur, de haine et de tristesse mélangées.
Les titres des morceaux sont eux-même très évocateurs et laissent entrevoir l'amour que E. Danielsson (bassistes, « malédictions » et auteur de la plupart des hymnes) porte au genre humain.
Bien que moins parfait que « Casus Luciferi », « Rabid Death's Curse » laisse percevoir les prémices de ce qui, quelques années plus tard, fera de Watain l'un des plus grands groupes de black actuels. Culte !

Nattskog

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Maalphas - 04 Mars 2009: Franchement n'importe quoi mettre 15/20 a cette album!!Il et terrible celui sa envoie c'est thrashy et noir a la fois,de gros blast,de la bonne gratte qui ramone bref 19/20!
NICOS - 27 Septembre 2011: 15/20 me parrait etre une note censée. Plus que 19/20. Réserve ce genre de note pour 1 Altar of madness
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

05 Janvier 2012

Tout le long de l'album, Watain nous fera part d'un potentiel énorme pour sa jeunesse indéniable de l'époque,

Tout Black Métalleux qui se respecte connait sans nul doute ce combo suédois imparable qu'est Watain. En effet, ce groupe connu de beaucoup de personnes de nos jours est notamment reconnu grâce à ses caractéristiques se résumant à une musique d'une rare brutalité et une aura satanique hors du commun se dégageant de sa musique. Bien entendu, dès qu'on pense à Watain, on pensera également à son chanteur et bassiste de session qui est Erik Danielsson, notamment grâce à son timbre de growl d'une grande directive et d'une noirceur impressionnante. Depuis sa formation en 1998 à Uppsala, Watain nous aura donc sorti 4 albums, plus ou moins semblables, allant d'un Sworn to the Dark extrêmement sombre, à un Lawless Darkness d'une brutalité énorme. Mais aucun de ces deux albums n'est en question aujourd'hui.

Effectivement, nous reviendrons il y a de cela 12 ans, lorsque Watain, à peine formé, sortit alors son tout premier album studio, qui prit la funeste appellation de Rabid Death's Curse. Immédiatement, on reconnaîtra le style de pochettes du groupe, si on la compare avec les albums suivants. Une base majoritairement noire, une illustration angoissante, morose et très obscure en son milieu, l'image étant très difficile à distinguer complètement, celle-ci étant trop trouble pour y parvenir totalement. Watain s'avérera être un groupe de Black Metal, et y restera même pour les artworks ainsi que l'intégralité du livret. Mais est-ce que la musique en vaut-elle la peine ?

Eh bien dans son ensemble, il n'y a pas d'autres possibilités qu'une réponse positive. En effet, Watain est un véritable concentré de mélancolie, de haine, de satanisme pur ainsi que de noirceur débordante. La personnalité de la musique de ce premier album s'en fait évidemment ressentir, dès les premières secondes du premier titre « The Limb Crucifix », le ton sera donné dans une grande directive et là, on n'y va pas par quatre chemins : des blast-beats déchaînés, une guitare tranchante, une basse accompagnant très bien la batterie en guerre, ainsi que des cris déchirants et les paroles d'un satanisme très remarqué de Erik Danielsson, qui fera décemment tout pour faire paraitre sa musique sombre au possible, sans la moindre limite.

Dans sa grande globalité, la production de Erik Danielsson lui même ne manque pas de percutant, et ne manque encore moins d'ambiances obscures. Certains riffs cependant paraitront peut être à certains très courts moments un brin Death, comme par exemple dans l'excellent « Mortem Sibi Conscience », ou la batterie nous sortira quelques rythmes assez death, mélangés à cette haine donnée par ces atmosphères toujours autant dans l'esprit black du groupe. Le bonus track de cet album, « When Heavens End » possédera quant à lui une ambiance assez étrange, une batterie résonnante comme jamais et une basse particulièrement présente, comme jamais elle ne l'a été une autre fois dans Rabid Death's Curse, un des morceaux à conseiller tout spécialement.

Tout le long de l'album, Watain nous fera part d'un potentiel énorme pour sa jeunesse indéniable de l'époque, ainsi qu'une très grande preuve de maturité, et une croyance sataniste prouvée dans toute sa splendeur, et ce durant la totalité de l'album. En cette année de 2000, la bande d'Eril Danielsson nous fera part d'un album particulièrement dantesque, d'une force et d'une noirceur des plus tremblantes et attirantes. Cet album aura été de très bonne augure pour la suite, puisque les trois opus suivants, jusqu'à Lawless Darkness sorti en 2010, Watain n'aura pas perdu sa détermination et sa haine, ce qui le propulsera parmi les grands groupes de Black Metal suédois d'aujourd'hui.

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mayhem72300 - 05 Janvier 2012: De toute façon toute la discographie de watain est excellente, ils n'ont jamais fait d'album moyen.
infestuus - 05 Janvier 2012: Lawless Darkness , d'une brutalité énorme ? on a pas écouté le meme album , il est carrément mou et chiant ! L'apogée du groupe restera l'énorme Casus Luciferi .
EternalTearsOfSorrow - 05 Janvier 2012: @infestuus : Oui, effectivement j'ai ressenti une grande brutalité à l'écoute de cet album... Notamment pour certains morceaux comme "Reaping Death" ou encore "Death's Cold Dark"... Ensuite, c'est vrai que je n'ai pas précisé non plus les qualités que possédaient Casus Luciferi, mais comme je n'ai pas cet album, et que je n'ai pas suffisamment écouté de morceaux sur le net... Difficile de me faire un avis.
 
sadorna - 05 Janvier 2012: Tu as écouté les enregistrements antérieurs? Plusieurs titres de cet album ont étés enregistrés auparavant dans la démo, l'album live et le EP (dont le génial "on horns impaled"). Ça nous fait remonter à 14 ans. La production de Casus Luciferi est meilleure, tout comme son atmosphère sombre est encore plus réussie. Je trouve la suite de la discographie ennuyeuse donc je m'arrête à ces deux albums qui sont de surcroît excellents en live
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Chronique @ Svartolycka

28 Septembre 2004
Le premier album du combo le plus meurtrier du moment. À noter que si Nattskog est en possession de la première édition (s….), je suis quand à moi en position de la réédition munie d’un titre bonus qui est soit dit en passant est partie assez vite de la pile de mon disquaire et cela en moins d’une semaine. À nouveau introuvable ? L’avenir nous le dira…
La différence se fait déjà par la pochette qui a changée pour l’occasion. L’image ici en ligne a été agrandie, l’aspect est plus crade et peut-être moins visible, le titre de l’album est sur deux lignes (que d’informations). Si la pochette originale se faisait sobre la nouvelle lorgne plutôt vers le tape-à-l’œil.
D’un point de vue strictement musical, même si on n’atteint pas le niveau du monstrueux « Casus Luciferi », Watain pouvait se targuer d’être un excellent combo de black brutal et vindicatif. Car cet album est d’un niveau qui ferait pâlir bon nombre de formations. Pas à dire, c’est bourré de riffs malsains muni d’un son grave et profond donnant l’impression de sortir directement d’une crypte. La basse n’est pas en reste et se trouve être clairement audible, chose au demeurant assez rare dans le black, c’est peut-être cette basse qui donne cette sonorité sourde aussi encaissée que d’une noirceur aux limites de l’abjecte. On peut, à la rigueur, rétorquer au groupe la trop grande linéarité de l’album dans sa globalité et d’avoir un aspect moins jubilatoire que son futur successeur. Enfin bon, ceci étant dit le résultat est de très bonne tenue et certains titres sont tout bonnement diaboliques : « Rabid Death’s Curse », « Agony Fires » ou encore l’époustouflant « Morten Sibi Consciscere », démoniaque et d’une sonorité tout simplement mortuaire.
Le titre bonus, pour cette réédition, est une reprise du premier album de Dodheimsgard, « Kronet Til Konge » datant de la même période (le style est par ailleurs similaire entre les deux albums). « When Heavens End » est le titre refermant l’album de Dodheimsgard, il en est de même pour Watain. La version est assez fidèle à l’originale, si ce n’est le son un tantinet supérieur (cela est valable aussi pour « Rabid Death’s Curse ») ainsi que le tempo bien plus véloce. Ce rab n’était peut-être pas obligatoire même s’il est bien venu.
Quelle que soit l’édition, « Rabid Death’s Curse » est un excellent album tellement poussé qu’il contient un certain sens de l’humour bien noir (je me poile).
Un album culte qui faut impérativement se procurer.

Svartolycka

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