Lawless Darkness

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17/20
Nom du groupe Watain
Nom de l'album Lawless Darkness
Type Album
Date de parution 07 Juin 2010
Enregistré à Necromorbus Studio
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album350

Tracklist

Bonustrack from Digipack Edition
1.
 Death's Cold Dark
 05:29
2.
 Malfeitor
 06:58
3.
 Reaping Death
 05:07
4.
 Four Thrones
 06:16
5.
 Wolves Curses
 09:12
6.
 Lawless Darkness
 06:08
7.
 Total Funeral
 06:04
8.
 Hymn to Qayin
 05:57
9.
 Kiss of Death
 07:46
10.
 Waters of Ain
 14:31

Bonus
11.
 Chains of Death (Death SS Cover)
 06:14

Durée totale : 01:19:42


Chronique @ BEERGRINDER

10 Juin 2010

So Orthodox

Season Of Mist mise beaucoup sur les valeurs sûres du Black nordique en ce début de millénaire, après Urgehal en 2009, ce sont les excellents suédois de Lawless Darkness qui lâchent leur nouvel opus sur le label méridionale français Season Of Mist. Les puristes ont d’ailleurs constaté (parfois avec étonnement) que le groupe de Trondr Nefas ne s’était pas embourgeoisé sur ce label plus généraliste, pas plus que le trio emmené par le bassiste chanteur Eric Danielson déjà auteur du bon Sworn to the Dark sous les mêmes hospices en 2007.

Lawless Darkness (2010) était donc attendu de pieds fermes par les fans de la première heure, mais aussi par les nouveaux adeptes ayant découverts le combo par leur album précédent. Death’s Cold Dark rassure tout de suite son monde avec un Black Metal dit « Orthodox », dans la lignée de Sworn to the Dark : un style carré, Trve, immersif grâce à ses riffs martelés à volonté et qui sait se montrer violent quand c’est nécessaire.
Pas de surprise non plus au niveau de la production, la galette a une fois de plus été enregistrée au Necromorbus Studio pour un son assez chaud et puissant, qui possède suffisamment de rugosité et met remarquablement en exergue le travail des guitares.

Comme à son habitude Lawless Darkness délivre ses hymnes avec une conviction évidente qui transparaît à chaque instant, que ce soit sur la fin mélodique et harmonique de Malfeitor que dans le farouche Reaping Death, titre plus épuré aux sonorités rappelant parfois étrangement A Blaze in the Northern Sky. Dans l’ensemble les titres ont encore gagné en longueur, dépassant souvent les 8 minutes pour atteindre jusqu’à 14 minutes sur Waters of Ain. Non que ce Lawless Darkness soit ennuyeux, mais plus d’une heure et quart de musique pour un album de Black Metal, c’est beaucoup. Heureusement la capacité du guitariste Pelle Forsberg à sortir des rythmiques simples et captivantes aide à faire passer la pilule des quelques longueurs affaiblissant parfois l’ensemble.

Quelques morceaux de bravoure viennent aussi rehausser le niveau de cet opus, en particulier l’épique Wolves Sworn, suivi de la bonne instrumentale mélancolique éponyme. En revanche on peut se demander la pertinence de la présence d’un titre comme Hymn to Qayin qui n’apporte pas grand chose au Schmilblick et qui au contraire retarde l’arrivée du très bon pavé final Waters of Ain. Ce long titre à tiroirs délivre ses thèmes au fur et à mesure, alternant sans coup férir arpèges tristes, riffs d’obédience Trve ainsi qu’un solo Heavy Metal finale de toute beauté.

Pour les collectionneurs on signalera une coquette version Shape digipak contenant en bonus une reprise du Chains of Death de Death SS.
Ce Lawless Darkness s’avère une bonne suite à Sworn to the Dark avec un côté un peu plus orienté sur les ambiances : efficace, soigné, développé, peut-être un peu trop… Les 80 minutes de l’opus s’avèrent lourdes à digérer, hélas aussi bon que soit un plat, si on en abuse il nous reste sur l’estomac. Allez un comprimé de Rennie Deflatine ou un Oxyboldine règlera le problème mais il y a une meilleure solution : zappez les 2-3 pistes inutiles et vous verrez que le transit intestinal reprendra son cours sans dragué Fuca…

BG

71 Commentaires

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BEERGRINDER - 22 Octobre 2012: Watain a tellement marqué le monde musical que deux ans après, tout le monde a oublié cet album...
MikeSlave - 04 Décembre 2013: @ BG ; ha ha ha bien vu, je l'ai pas sorti du digi depuis un bail...
BEERGRINDER - 04 Décembre 2013: Il faut bien une exception qui confirme la règle hé hé.
Sperma_frost - 12 Janvier 2019:

Moi je trouve que les ambiances fabuleuses font totalement oublier la longueur et font qu’on ne s’ennuie pas un instant à l’écoute de cet album. Mais bon, les goûts et les couleurs...

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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

14 Octobre 2010
Watain est vraiment Satan à l'état pur. Cela se voit. Après un Sworn to the Dark qui le prouvait très bien, et qui franchement, était assez difficile à écouter intégralement deux fois d'affilée, musique plate, sans variation précise, crade, crue, le chant plus hargneux que jamais, les guitares, n'en parlons pas, mais vraiment très très bon à entendre. Certains morceaux paraissaient interminables, toutefois. Avec une telle durée d'album, c'était principalement pour cette raison que c'était difficile d'écouter un tel album deux fois de suite.

Il aura donc fallu 3 ans à Watain pour sortir son quatrième album. En effet, en cette année de 2010, les suédois se sont décidés à sortir un nouvel album, appelé banalement "Lawless Darkness". On peut déjà constater, vu la pochette, que ce nouvel album sera dans la veine de son prédécesseur, l'obscurité, le fidèle logo, toujours aussi adroit, les couleurs crades. Après l'aspect visuel, passons à l'auditif.

Donc, premièrement, je ne m'étais pas trompé. La musique est aussi fluide que dans l'album précédent. Après une courte intro de trente secondes, "Death's Cold Dark" débute d'une force rarement exploitée. Nous avons directement affaire à un couplet grogné par Erik Danielsson, des blasts accompagnés de temps à autre par des breaks où la caisse claire est maître, des sons de guitares toujours aussi tranchantes, avec ce son si sombre. Tous ces arguments font de ce premier morceau une très belle preuve que Watain a conservé sa façon de jouer si intense. "Reaping Death" est également du même genre. Une musique toujours aussi rapide, des ambiances toujours sombres, obscures. Le morceau débute par le chant, qui amènera toute sa troupe à suivre sa trace, conduisant à une musique pleine de haine. Nous aurons également un des rares solos de guitare de l'album (un autre également présent dans le dernier morceau "Waters Of Sin"), mais quel solo !!! C'est une vraie tornades de notes des plus aiguës, tremblantes, qui fait passer un moment des plus tendus de l'album. Très belle démonstration, qui classera "Reaping Death" comme LE meilleur morceau de l'album.

"Lawless Darkness" cache aussi des morceaux qui font plus résonner la haine et les pensées satanistes des membres à l'extrême, plutôt que du bourinage inutile sans conviction (comme "Malfeitor", par exemple, que l'on aurait pu supprimer du tracklist de l'album ou peut être placer plus vers les derniers morceaux), je pense que vous avez pensé au même morceau que moi, n'est ce pas ? Oui, c'est bien "Four Thrones" qui commence avec un riff très lent, de longues notes, une caisse claire qui résonne dans toute la salle, qui aboutit à un couplet d'enfer, avec un Erik Danielsson plus maléfique que jamais. Nous avons également des riffs qui hurlent l'amour des membres pour certains démons, tout comme Belial, Leviathan, Lucifer et Beelzebuth. Un peu geignard, mais potable, tout de même.

Le titre éponyme est quand à lui une partie instrumentale des plus convaincantes. Cela démarre tout de suite avec une très belle mélodie jouée à la guitare, pendant que le batteur s'acharne sur son charleston et sa cloche de cymbale ride. Tout ceci est suivi par un riff plus lourd que son précédent. La double pédale résonnera plus dans la suite du morceau, accompagné par des descentes de toms exécutées à merveille. Le reste du morceau sera dans la veine des évènements cités ci-dessus, tout en gardant son intensité.

Les autres morceaux aussi seront du même style que les autres, certains apporteront des moments de rengaine (le morceau le plus gênant étant "Hymn To Qaiyn), d'autres se laisseront écouter avec très grand plaisir ("Total Funeral"). Pour son quatrième album, Watain nous aura sorti le grand jeu. Quelques points sont encore à améliorer, comme l'excès de blasts qui en deviennent un peu lourd, à force, mais le principal est déjà accompli : l'intensité, les variations, la haine, certains moment nous donnant des frissons, et j'en passe. Espérons qu'ils garderont tout ceci pour les années à venir.

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Ryfalgoth - 22 Fevrier 2012: Je n'ai jamais compris l'engouement qui se faisait autour de Watain, si ce n'est leur soit-disant super-satanisme...
satanicdissection - 21 Juillet 2012: Watain est un des groupes les plus complets, un des meilleurs dans les parties rapides et noires, magnifique dans les passages lents et ouvrant une certaine lumière, interprétation très absolue du satanisme.
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