Provoke

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15/20
Nom du groupe Altar (NL)
Nom de l'album Provoke
Type Album
Date de parution 1998
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album39

Tracklist

1. Cleaning Day 05:18
2. Route 666 03:13
3. W.E.B. 05:59
4. Ode 06:04
5. Silent Force 05:24
6. Wrong Night 03:12
7. Judgementality 04:28
8. Wasted World 05:50
9. 2000 Years 03:58
10. Fast as a Shark (Accept Cover) 03:31
11. R.I.P. 02:31
Total playing time 49:28

Chronique @ BEERGRINDER

15 Décembre 2010

Death Metal de papis à un train de sénateur

L’arrivée de Marcel Verdurmen en tant que guitariste avait fait passer un cap très intéressant à Altar sur le relevé Ego Art, lui permettant de se débarrasser de ses encombrantes influences Deicide. Cette fois avec les nouveaux Richard Ludwig (guitare) et Sjoerd Vish (batterie), le bassiste Nils Vos et le chanteur Edwin Kelder sont les seuls rescapés du line-up originel. Provoke (1998) et sa pochette on ne peut plus évocatrice est donc le troisième album de la formation, évoluant toujours dans le domaine du Death / Thrash.

Cleaning Day est pourtant poussif pour un titre d’ouverture, surtout si on compare aux redoutables Throne of Fire et I Take débutant leurs deux précédents méfaits. Il faut attendre Route 666 avant de voir véritablement Altar en action avec ses fameux riffs tranchants, la fureur retrouvée dans le chant de Edwin Kelder et un très bon solo très Heavy Metal dans l’âme. W.E .B. va d’ailleurs dans ce sens avec un rythme mid-tempo pépère et des guitares moins agressives qu’auparavant, les 6 minutes sans la moindre accélération sont ainsi relativement fastidieuses.

Oui le son est plutôt bon malgré une puissance un peu en retrait par rapport à Ego Art, oui les hollandais sont des excellents musiciens et cela s’entend, oui le riffing est intéressant et dénote une certaine recherche… Hélas une grosse partie de l’agressivité d’antan est passée à la trappe.« Let me drive fast ! » scande Kelder sur Route 666 (incontestablement le meilleur morceau de l’album), pourtant Altar propose désormais un Death Metal de papis à un train de sénateur. Provoke est un disque amenant une grande frustration à l’auditeur : on attend désespérément le moment où ça va partir, et ça ne part jamais.
Même les morceaux plus rapides comme Wrong Night sur lequel Visch se lâche à la double pédale ne parviennent pas vraiment à décoller. Le summum de l’ennui étant atteint sur un Wasted World totalement soporifique : bateau à tous les niveaux et lourd dans le mauvais sens du terme, lourdingue quoi… Histoire d’être juste et objectif (si c’est possible), la qualité remarquable des soli est toutefois à sauver sur ce Provoke.

Il y a bien aussi la sympathique reprise de Accept, Fast as a Shark qui arrachera un sourire aux nostalgiques mais c’est plutôt maigre pour sauver les meubles. Alors que le Death Metal est en train de se relever sous l’impulsion de combos tels Dying Fetus, Anata, Angel Corpse ou Diabolic, Altar rate une fois de plus le coche en proposant un disque bien trop mou et peu inspiré. Provoke représente pour Altar la même chose que The Dreams You Dread pour Benediction ou Incineratehymn pour Deicide : un album qui ne sert pas à grand chose.
Ne soyons toutefois pas trop sévère, Nils Vos et le siens vont vite s’apercevoir de ce faux pas, rectifiant le tir dès l’année suivante.

BG

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